Un point souvent évoqué est le coût du travail en France par rapport aux autres pays. Pour 100 euros versés à un salarié, il en coûte 185 à un employeur français contre 155 à un employeur allemand.
Il paraît difficile de continuer à taxer encore plus le travail, si on veut rester un minimum concurrent.
Cela a déjà été évoqué je pense. Le paradoxe entre volonté de résultats à court terme (initié par la majorité des actionnaires, surtout lorsqu'il s'agit de fonds de pensions qui n'ont que leur dividendes annuels en tête) et la nécessité d'investir à moyen/long terme. Notamment dans la R&D pour continuer à être innovant sur des secteurs où les pays émergents ne sont pas encore présents.
Sur les produits de grande consommation, il est inutile d'espérer lutter avec eux. On ne joue pas avec les mêmes armes, en terme de règles écologiques, protection sociale...
Il y a trop peu de PME exportatrices en France. Souvent, dès qu'elles sont rentables, elles sont absorbés par un grand groupe et on retombe alors dans la même dérive : on privilégie la rentabilité à court terme vs l'investissement pour continuer à être performant sur un horizon plus lointain...
Autre aberration avec les relations entre grand groupe et sous-traitants locaux.
J'ai un exemple assez parlant avec une grande maison de Cognac, Hennessy (qui fait partie du groupe LVMH). Cette société dégage des bénéfices hallucinants...Malgré cela, elle continue à tenter de réduire ses coûts de fabrication, en faisant du sourcing en Chine ou en mettant la pression à ses fournisseurs locaux afin qu'ils réduisent leurs marges.
Sauf que le fournisseur local, c'est une petite PME dont la santé est fragile et les bénéfices juste suffisants pour pérenniser l'activité...Triste rapport que celui-là
Alors que les grands groupes français pourraient être de formidables locomotives pour un grand nombre de PME si ils la jouaient bcp plus collectifs.
