Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...
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Richie
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...
Ségolène l'a évoqué hier soir...chez Ruquier.
Nico avait ironisé lors du débat TV...
http://mcetv.fr/mon-mag/0707-toulouse-s ... -policiere
Toulouse : suicide d’une policière
Victime d’un viol en 2007 à Bobigny, une policière s’est jetée d’un pont à Toulouse mercredi matin
Deuxième suicide d’une femme policière cette semaine. Lundi, c’est à Cagnes-sur-Mer qu’une policière a mis fin à ses jours après avoir laissé une lettre dans laquelle elle déplorait ses conditions de travail. Cette fois, le drame s’est produit à Toulouse. Victime d’un viol à la sortie de la cité administrative de Bobigny où elle était alors en poste en 2007, la jeune femme avait été mutée à Toulouse, où elle a finalement mis fin à ses jours.
Dépressive et désarmée
Les tout premiers éléments de l’enquête, transmis par l’AFP, révèlent que la jeune policière dépressive », « désarmée » suite à ce viol, et en « mi-temps thérapeutique », a mis fin à ses jours « pour des raisons privées ». Selon des sources proches de l’enquête, la thèse du suicide « est privilégiée » mais « reste à affiner » notamment sur ses circonstances exactes. Des traces au niveau du cou doivent également être examinées.
Ségolène Royal avait-elle raison ?
Lors d’un débat présidentiel crucial, Ségolène Royal avait évoqué le viol de cette policière et la protection des gardiennes de la paix, qui selon elle, devaient être raccompagnées chez elle le soir, après leur service. Le président et beaucoup de médias avaient raillé cette proposition, arguant qu’elle était impossible à mettre en œuvre, voire ridicule.
Néanmoins, si le viol de ces femmes dans l’exercice de leurs fonctions persiste, l’État devra sérieusement se pencher sur la question. D’autant qu’en 2008, une étude de l’Inserm a révélé que le risque de suicide dans la police est supérieur de 36% à celui du reste de la population.
Lauren Clerc
Nico avait ironisé lors du débat TV...
http://mcetv.fr/mon-mag/0707-toulouse-s ... -policiere
Toulouse : suicide d’une policière
Victime d’un viol en 2007 à Bobigny, une policière s’est jetée d’un pont à Toulouse mercredi matin
Deuxième suicide d’une femme policière cette semaine. Lundi, c’est à Cagnes-sur-Mer qu’une policière a mis fin à ses jours après avoir laissé une lettre dans laquelle elle déplorait ses conditions de travail. Cette fois, le drame s’est produit à Toulouse. Victime d’un viol à la sortie de la cité administrative de Bobigny où elle était alors en poste en 2007, la jeune femme avait été mutée à Toulouse, où elle a finalement mis fin à ses jours.
Dépressive et désarmée
Les tout premiers éléments de l’enquête, transmis par l’AFP, révèlent que la jeune policière dépressive », « désarmée » suite à ce viol, et en « mi-temps thérapeutique », a mis fin à ses jours « pour des raisons privées ». Selon des sources proches de l’enquête, la thèse du suicide « est privilégiée » mais « reste à affiner » notamment sur ses circonstances exactes. Des traces au niveau du cou doivent également être examinées.
Ségolène Royal avait-elle raison ?
Lors d’un débat présidentiel crucial, Ségolène Royal avait évoqué le viol de cette policière et la protection des gardiennes de la paix, qui selon elle, devaient être raccompagnées chez elle le soir, après leur service. Le président et beaucoup de médias avaient raillé cette proposition, arguant qu’elle était impossible à mettre en œuvre, voire ridicule.
Néanmoins, si le viol de ces femmes dans l’exercice de leurs fonctions persiste, l’État devra sérieusement se pencher sur la question. D’autant qu’en 2008, une étude de l’Inserm a révélé que le risque de suicide dans la police est supérieur de 36% à celui du reste de la population.
Lauren Clerc
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Triathlex
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...
C'est vraiment délirant d'en arriver à se faire de tels noeuds au cerveau !!! Avant de se pencher sur les conséquences, il conviendrait d'analyser les causes non ?Richie a écrit :Ségolène l'a évoqué hier soir...chez Ruquier.
Nico avait ironisé lors du débat TV...
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Toulouse : suicide d’une policière
Victime d’un viol en 2007 à Bobigny, une policière s’est jetée d’un pont à Toulouse mercredi matin
Deuxième suicide d’une femme policière cette semaine. Lundi, c’est à Cagnes-sur-Mer qu’une policière a mis fin à ses jours après avoir laissé une lettre dans laquelle elle déplorait ses conditions de travail. Cette fois, le drame s’est produit à Toulouse. Victime d’un viol à la sortie de la cité administrative de Bobigny où elle était alors en poste en 2007, la jeune femme avait été mutée à Toulouse, où elle a finalement mis fin à ses jours.
Dépressive et désarmée
Les tout premiers éléments de l’enquête, transmis par l’AFP, révèlent que la jeune policière dépressive », « désarmée » suite à ce viol, et en « mi-temps thérapeutique », a mis fin à ses jours « pour des raisons privées ». Selon des sources proches de l’enquête, la thèse du suicide « est privilégiée » mais « reste à affiner » notamment sur ses circonstances exactes. Des traces au niveau du cou doivent également être examinées.
Ségolène Royal avait-elle raison ?
Lors d’un débat présidentiel crucial, Ségolène Royal avait évoqué le viol de cette policière et la protection des gardiennes de la paix, qui selon elle, devaient être raccompagnées chez elle le soir, après leur service. Le président et beaucoup de médias avaient raillé cette proposition, arguant qu’elle était impossible à mettre en œuvre, voire ridicule.
Néanmoins, si le viol de ces femmes dans l’exercice de leurs fonctions persiste, l’État devra sérieusement se pencher sur la question. D’autant qu’en 2008, une étude de l’Inserm a révélé que le risque de suicide dans la police est supérieur de 36% à celui du reste de la population.
Lauren Clerc
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Richie
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...
Le retour du "meilleur d'entre nous" (dixit Chirac).
Il a payé judiciairement pour Chirac, a payé politiquement avec des réformes non populaires...tel Sisyphe, il pousse son destin continuellement avec des hauts et des bas...vers quoi

http://www.lemonde.fr/politique/article ... id=1539438
Alain Juppé, le retour du recours
LEMONDE.FR | 30.09.11 | 19h17 • Mis à jour le 30.09.11 | 19h39
A quoi rêve Alain Juppé ? Si le sujet n'avait jamais troublé le sommeil des électeurs français, le ministre des affaires étrangères a discrètement rappelé que la question méritait d'être posée. Jeudi 30 septembre, invité de l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2, le maire de Bordeaux est interrogé sur ses désirs. Il répond qu'il "rêve", et "même avec les yeux ouverts", mais se refuse à dire "de quoi". Relancé sur son ambition présidentielle, il exclut de briguer l'investiture suprême... dans le cas où Nicolas Sarkozy est candidat. "Il peut y avoir des circonstances qui font que... " précise, souriant, Alain Juppé. En fin d'émission, l'ancien premier ministre souligne toutefois, "pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté": "Je pense que Nicolas Sarkozy est notre meilleur candidat, je le soutiendrai...".
Le message est néanmoins passé, Alain Juppé se positionne toujours en recours au président de la République sortant, particulièrement si les "circonstances " justifient l'avènement d'un nouveau candidat. Celles-ci ne manquent pas : la majorité présidentielle a encaissé quatre défaites électorales en cinq ans, aux municipales de 2008, aux régionales de 2010, aux cantonales et aux sénatoriales de 2011. Les doutes sur une victoire en 2012 au sein du gouvernement et de l'UMP sont palpables.
SARKOZY RESTE LE "CANDIDAT NATUREL" DE LA MAJORITÉ
En réalité, la petite phrase d'Alain Juppé n'est pas si nouvelle. Cela fait plusieurs années que le maire de Bordeaux a laissé filtrer, au sein de la majorité, l'hypothèse de sa candidature et multiplié les rappels. Dès juin 2008, fraîchement réélu à la tête de la ville de Bordeaux, Alain Juppé assure dans une interview au Nouvel Observateur qu'il n'est "fermé à rien" en vue de la présidentielle de 2012.
Une année passe et l'édile, qui est encore loin du gouvernement, veut refaire passer le message. En mai 2009, il assure qu'il sera candidat en 2012... lors des législatives et ne manque pas ré-ouvrir la porte d'une éventuelle candidature à la présidentielle : "Je ne vois pas aujourd'hui de perspectives mais qui sait ? Dans deux ans ou dans trois ans ?" déclare-t-il au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI. "La vie politique change vite, les circonstances changent vite", précise-t-il alors.
En 2010 encore, la débâcle de la majorité présidentielle aux élections régionales et la plongée de la cote de popularité de Nicolas Sarkozy inspire à Alain Juppé, à nouveau, le rêve d'un destin présidentiel si ce dernier devait échapper à Nicolas Sarkozy. "Le candidat naturel de la majorité en 2012, c'est Nicolas Sarkozy." Mais l'hypothèse d'un recours se précise : "S'il arrivait, pour des raisons qui lui appartiennent, qu'il ne soit pas à nouveau candidat, moi je pense qu'il faudrait des primaires au sein de l'UMP. Je n'exclus pas à ce moment là d'être candidat à la candidature" avance alors l'édile.
Eric Nunès
Il a payé judiciairement pour Chirac, a payé politiquement avec des réformes non populaires...tel Sisyphe, il pousse son destin continuellement avec des hauts et des bas...vers quoi

http://www.lemonde.fr/politique/article ... id=1539438
Alain Juppé, le retour du recours
LEMONDE.FR | 30.09.11 | 19h17 • Mis à jour le 30.09.11 | 19h39
A quoi rêve Alain Juppé ? Si le sujet n'avait jamais troublé le sommeil des électeurs français, le ministre des affaires étrangères a discrètement rappelé que la question méritait d'être posée. Jeudi 30 septembre, invité de l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2, le maire de Bordeaux est interrogé sur ses désirs. Il répond qu'il "rêve", et "même avec les yeux ouverts", mais se refuse à dire "de quoi". Relancé sur son ambition présidentielle, il exclut de briguer l'investiture suprême... dans le cas où Nicolas Sarkozy est candidat. "Il peut y avoir des circonstances qui font que... " précise, souriant, Alain Juppé. En fin d'émission, l'ancien premier ministre souligne toutefois, "pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté": "Je pense que Nicolas Sarkozy est notre meilleur candidat, je le soutiendrai...".
Le message est néanmoins passé, Alain Juppé se positionne toujours en recours au président de la République sortant, particulièrement si les "circonstances " justifient l'avènement d'un nouveau candidat. Celles-ci ne manquent pas : la majorité présidentielle a encaissé quatre défaites électorales en cinq ans, aux municipales de 2008, aux régionales de 2010, aux cantonales et aux sénatoriales de 2011. Les doutes sur une victoire en 2012 au sein du gouvernement et de l'UMP sont palpables.
SARKOZY RESTE LE "CANDIDAT NATUREL" DE LA MAJORITÉ
En réalité, la petite phrase d'Alain Juppé n'est pas si nouvelle. Cela fait plusieurs années que le maire de Bordeaux a laissé filtrer, au sein de la majorité, l'hypothèse de sa candidature et multiplié les rappels. Dès juin 2008, fraîchement réélu à la tête de la ville de Bordeaux, Alain Juppé assure dans une interview au Nouvel Observateur qu'il n'est "fermé à rien" en vue de la présidentielle de 2012.
Une année passe et l'édile, qui est encore loin du gouvernement, veut refaire passer le message. En mai 2009, il assure qu'il sera candidat en 2012... lors des législatives et ne manque pas ré-ouvrir la porte d'une éventuelle candidature à la présidentielle : "Je ne vois pas aujourd'hui de perspectives mais qui sait ? Dans deux ans ou dans trois ans ?" déclare-t-il au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI. "La vie politique change vite, les circonstances changent vite", précise-t-il alors.
En 2010 encore, la débâcle de la majorité présidentielle aux élections régionales et la plongée de la cote de popularité de Nicolas Sarkozy inspire à Alain Juppé, à nouveau, le rêve d'un destin présidentiel si ce dernier devait échapper à Nicolas Sarkozy. "Le candidat naturel de la majorité en 2012, c'est Nicolas Sarkozy." Mais l'hypothèse d'un recours se précise : "S'il arrivait, pour des raisons qui lui appartiennent, qu'il ne soit pas à nouveau candidat, moi je pense qu'il faudrait des primaires au sein de l'UMP. Je n'exclus pas à ce moment là d'être candidat à la candidature" avance alors l'édile.
Eric Nunès
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antiheros
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...
Naufrage à l'Élysée
Une à une les cloisons étanches sont enfoncées. L'un après l'autre, les amis et pare-feux historiques de Nicolas Sarkozy sont mis en cause. Ce qui se passe depuis un mois au sommet de l'exécutif est proprement historique. On rappellera bien sûr combien les présidences Giscard, Mitterrand, Chirac ont toutes connu leurs scandales. Mais aucune ne fut menacée d'engloutissement comme l'est aujourd'hui celle de Sarkozy.
« Ai-je intérêt à monter sur le Titanic?», demandait Alain Juppé, à la veille de son entrée au gouvernement en novembre 2010. «Je me rends compte qu'il y a un capitaine », dit-il aujourd'hui. Or le «capitaine» est devenu le problème majeur du gouvernement et de l'UMP. Car tous les dispositifs de protection construits par Nicolas Sarkozy en trente ans de carrière politique sont en train de voler en éclats, et le chef de l'Etat, même protégé par une totale impunité présidentielle, se trouve de plus en plus exposé à la justice comme au verdict de l'opinion.
Il faut prendre la pleine mesure de ce qui devient une crise de régime. Jamais, les hommes de l'ombre, les coulisses du financement politique et les enrichissements personnels de tel ou tel n'ont ainsi été mis sur la place publique, et dans ces termes. Imagine-t-on seulement un Ziad Takieddine surgir au grand jour sous de Gaulle ou Mitterrand ?
Or le danger est tel que des intermédiaires de ce type choisissent aujourd'hui de parler longuement, et en public, et pour menacer le pouvoir ! Et il n'y a pas seulement Robert Bourgi et ses mallettes d'argent sale dont les livraisons se seraient miraculeusement interrompues en 2007.
Lorsque Mediapart a commencé, le 10 juillet, à publier de minutieuses enquêtes sur les entrelacs affairistes du pouvoir et de M. Takieddine, sur ce mélange de contrats agrémentés de commissions et de diplomatie secrète, pas grand-monde n'a cru bon d'y accorder une quelconque importance. Dommage, puisque Mediapart, depuis septembre 2008 – date de notre premier article – n'avait cessé de révéler les vrais contours des contrats d'armement passés avec le Pakistan et l'Arabie saoudite.
Nous avons depuis publié une vingtaine d'enquêtes et des dizaines de documents. Aucun n'a été contesté. Aucun des acteurs impliqués ne s'est risqué à nous poursuivre. Nous avons dit combien la mise au jour de ces faits révélaient « la sale vérité du sarkozysme ». Et nous avons souligné combien leur gravité ne rendait que plus scandaleux les innombrables obstacles dressés par le pouvoir sur le chemin des juges.
C'est l'une des maladies graves de cette Ve République : l'impossibilité pour la justice de progresser dans des délais décents sur des affaires impliquant les politiques. Le scandale d'un procès Chirac méthodiquement saboté à l'audience après quinze années de guérilla procédurière l'a encore prouvé ce mois-ci. Et il faut toujours rappeler que sans la mobilisation sans faille des familles des victimes de l'attentat de Karachi, depuis 2002, et sans le professionnalisme obstiné de deux juges d'instruction – Marc Trévidic et Renaud Van Ruymbeke –, nous ne saurions rien de l'affaire Karachi-Takieddine et de l'identité de ses protagonistes.
La décision prise par Ziad Takieddine de parler longuement à la chaîne BFM-TV, avant d'être à nouveau entendu par le juge Van Ruymbeke dans les jours qui viennent, en dit long sur la puissance de l'explosion en cours. Car même entrecoupés de mensonges flagrants et de propos de diversion, Ziad Takieddine n'a pas parlé aux téléspectateurs mais a menacé ses amis et associés d'hier.
Nicolas Sarkozy en premier lieu. Il lui donne «24 heures » pour déclassifier les contrats, exige d'être « reçu », ne serait-ce que quinze minutes, confirme l'avoir appelé « le patron », confirme avoir travaillé pour lui de 1993 à 2009, assure l'avoir rencontré à au moins deux reprises.
Claude Guéant est lui placé au centre de la cible. Le ministre de l'intérieur paie sans doute le lâchage public de l'encombrant Takieddine. «C'est vrai que concernant Takieddine, il apparaît aujourd'hui qu'il a fait des choses que la loi et la morale réprouvent », avait déclaré le ministre à Libération. L'intermédiaire et marchand d'armes n'a pas supporté : « Ils me lâchent tous (...) Vous Claude Guéant, que je considérais comme un ami, je vous demande des excuses (...) Je ne veux pas être comparé à ce Bourgi, à ce Djouhri, à la saleté qui touche la République. »
Pour le reste, Ziad Takieddine n'oublie personne du premier cercle du président: Nicolas Bazire, avec qui il a effectivement travaillé en 1994, Edouard Balladur, « rencontré une fois », Thierry Gaubert, leurs virées à Genève « pour des cigares » et leurs affaires immobilières, Jean-François Copé, l'« ami » dont il paya de multiples vacances et voyages, Brice Hortefeux et leurs voyages en Arabie saoudite.
Que sait donc M. Takieddine pour procéder ainsi, à ce qu'on peut comprendre comme un chantage fait aux plus hautes autorités de l'Etat ? Tout, sans aucun doute, tant les milliers de documents en possession de Mediapart et les instructions des juges dévoilent vingt années de fonctionnement de systèmes occultes de financement, de contrats et de divers business suspects.
Car en écho aux affaires de Ziad Takieddine et à son enrichissement phénoménal en une poignée d'années (100 millions d'euros de patrimoine, selon un document rédigé par lui-même), surgit l'affairisme intéressé d'un des amis et collaborateurs, durant plus de quinze ans, de Nicolas Sarkozy. Thierry Gaubert, aujourd'hui confortablement recyclé au groupe Banque populaire-Caisses d'épargne – que dirige un autre ami du président, François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée –, a fait beaucoup d'argent aux marges de la politique.
Scandales immobiliers dans les Hauts-de-Seine, comptes bancaires cachés à l'étranger, dissimulation fiscale, porteur de valises – selon le témoignage de son ex-épouse –, vaste propriété en Colombie, Thierry Gaubert a pourtant suivi Nicolas Sarkozy jusqu'au ministère du budget ! Et il a lui-même financé de luxueuses vacances à Venise à celui qui allait plus tard devenir président de la République.
Que nous dit le style de vie Gaubert de Nicolas Sarkozy ? Un étonnant parallélisme : La Paloma, yacht de Vincent Bolloré mis à disposition pour une croisière présidentielle, répond ainsi à La Diva, yacht de Takieddine où l'on retrouve Copé, Hortefeux et Gaubert ; et la nuit du Fouquet's s'éclaire différemment quand on retrouve le patron de l'établissement, Dominique Desseigne (qui épousa Diane Barrière après sa séparation avec Thierry Gaubert), lui aussi sur le yacht La Diva.
Amis, affaires, richesses, familles et politique... Nicolas Bazire, par exemple, directeur de cabinet d'Edouard Balladur, devenu numéro 2 de LVMH, parrain du fils de Thierry Gaubert, selon Le Point, témoin de mariage de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en 2008... Et le voici mis en examen pour « complicité d'abus de biens sociaux ». Thierry Gaubert, mis en examen pour « recel d'abus de biens sociaux ». Ziad Takieddine, mis en examen pour « complicité et recel d'abus de biens sociaux ». Brice Hortefeux, objet d'une enquête préliminaire pour «violation du secret de l'instruction» et «recel».
Claude Guéant est, lui, menacé par le scandale d'espionnage des journalistes. Tout comme Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale et ami d'enfance de Nicolas Sarkozy, ainsi que Bernard Squarcini, patron du renseignement (DCRI) convoqués par la justice dans le même scandale. Tout comme Philippe Courroye, nommé au parquet de Nanterre à la demande de Sarkozy, et contre l'avis du Conseil supérieur de la magistrature, est désormais convoqué par la juge Zimmermann à des fins de mise en examen dans une autre affaire d'espionnage de journalistes.
Historiquement, ou plutôt à l'échelle de la carrière politique de Nicolas Sarkozy, ce réseau, initialement construit dans les Hauts-de-Seine à partir de 1983, a une fonction et une seule. Protéger le champion politique et lui assurer les moyens et l'intendance nécessaire. Jacques Chirac avait la mairie de Paris. Sarkozy a cet entourage qui est aujourd'hui dans le laminoir de la justice. C'est une situation sans précédent : jamais un cercle aussi large de collaborateurs du président, responsables policiers, magistrats, financiers, n'avait été à ce point impliqué dans des scandales de cette ampleur.
« Nous allons nettoyer les écuries d'Augias », avait déclaré Patrick Devedjian en prenant la succession de Nicolas Sarkozy à la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine. Il n'a pu aller plus loin et cette seule phrase lui avait valu condamnation et tirs croisés de Pasqua, des Balkany et des Sarkozy, père et fils. Voilà Nicolas Sarkozy, mais à une tout autre échelle, dans une position presque similaire. Qu'il décide de nettoyer soudainement les écuries pour tenter de se sauver. Et Ziad Takieddine, d'autres sans doute, auront les moyens de le rappeler à l'ordre. C'était le sens de l'annonce faite, jeudi sur BFM-TV, par le marchand d'armes.
source : http://www.mediapart.fr
Une à une les cloisons étanches sont enfoncées. L'un après l'autre, les amis et pare-feux historiques de Nicolas Sarkozy sont mis en cause. Ce qui se passe depuis un mois au sommet de l'exécutif est proprement historique. On rappellera bien sûr combien les présidences Giscard, Mitterrand, Chirac ont toutes connu leurs scandales. Mais aucune ne fut menacée d'engloutissement comme l'est aujourd'hui celle de Sarkozy.
« Ai-je intérêt à monter sur le Titanic?», demandait Alain Juppé, à la veille de son entrée au gouvernement en novembre 2010. «Je me rends compte qu'il y a un capitaine », dit-il aujourd'hui. Or le «capitaine» est devenu le problème majeur du gouvernement et de l'UMP. Car tous les dispositifs de protection construits par Nicolas Sarkozy en trente ans de carrière politique sont en train de voler en éclats, et le chef de l'Etat, même protégé par une totale impunité présidentielle, se trouve de plus en plus exposé à la justice comme au verdict de l'opinion.
Il faut prendre la pleine mesure de ce qui devient une crise de régime. Jamais, les hommes de l'ombre, les coulisses du financement politique et les enrichissements personnels de tel ou tel n'ont ainsi été mis sur la place publique, et dans ces termes. Imagine-t-on seulement un Ziad Takieddine surgir au grand jour sous de Gaulle ou Mitterrand ?
Or le danger est tel que des intermédiaires de ce type choisissent aujourd'hui de parler longuement, et en public, et pour menacer le pouvoir ! Et il n'y a pas seulement Robert Bourgi et ses mallettes d'argent sale dont les livraisons se seraient miraculeusement interrompues en 2007.
Lorsque Mediapart a commencé, le 10 juillet, à publier de minutieuses enquêtes sur les entrelacs affairistes du pouvoir et de M. Takieddine, sur ce mélange de contrats agrémentés de commissions et de diplomatie secrète, pas grand-monde n'a cru bon d'y accorder une quelconque importance. Dommage, puisque Mediapart, depuis septembre 2008 – date de notre premier article – n'avait cessé de révéler les vrais contours des contrats d'armement passés avec le Pakistan et l'Arabie saoudite.
Nous avons depuis publié une vingtaine d'enquêtes et des dizaines de documents. Aucun n'a été contesté. Aucun des acteurs impliqués ne s'est risqué à nous poursuivre. Nous avons dit combien la mise au jour de ces faits révélaient « la sale vérité du sarkozysme ». Et nous avons souligné combien leur gravité ne rendait que plus scandaleux les innombrables obstacles dressés par le pouvoir sur le chemin des juges.
C'est l'une des maladies graves de cette Ve République : l'impossibilité pour la justice de progresser dans des délais décents sur des affaires impliquant les politiques. Le scandale d'un procès Chirac méthodiquement saboté à l'audience après quinze années de guérilla procédurière l'a encore prouvé ce mois-ci. Et il faut toujours rappeler que sans la mobilisation sans faille des familles des victimes de l'attentat de Karachi, depuis 2002, et sans le professionnalisme obstiné de deux juges d'instruction – Marc Trévidic et Renaud Van Ruymbeke –, nous ne saurions rien de l'affaire Karachi-Takieddine et de l'identité de ses protagonistes.
La décision prise par Ziad Takieddine de parler longuement à la chaîne BFM-TV, avant d'être à nouveau entendu par le juge Van Ruymbeke dans les jours qui viennent, en dit long sur la puissance de l'explosion en cours. Car même entrecoupés de mensonges flagrants et de propos de diversion, Ziad Takieddine n'a pas parlé aux téléspectateurs mais a menacé ses amis et associés d'hier.
Nicolas Sarkozy en premier lieu. Il lui donne «24 heures » pour déclassifier les contrats, exige d'être « reçu », ne serait-ce que quinze minutes, confirme l'avoir appelé « le patron », confirme avoir travaillé pour lui de 1993 à 2009, assure l'avoir rencontré à au moins deux reprises.
Claude Guéant est lui placé au centre de la cible. Le ministre de l'intérieur paie sans doute le lâchage public de l'encombrant Takieddine. «C'est vrai que concernant Takieddine, il apparaît aujourd'hui qu'il a fait des choses que la loi et la morale réprouvent », avait déclaré le ministre à Libération. L'intermédiaire et marchand d'armes n'a pas supporté : « Ils me lâchent tous (...) Vous Claude Guéant, que je considérais comme un ami, je vous demande des excuses (...) Je ne veux pas être comparé à ce Bourgi, à ce Djouhri, à la saleté qui touche la République. »
Pour le reste, Ziad Takieddine n'oublie personne du premier cercle du président: Nicolas Bazire, avec qui il a effectivement travaillé en 1994, Edouard Balladur, « rencontré une fois », Thierry Gaubert, leurs virées à Genève « pour des cigares » et leurs affaires immobilières, Jean-François Copé, l'« ami » dont il paya de multiples vacances et voyages, Brice Hortefeux et leurs voyages en Arabie saoudite.
Que sait donc M. Takieddine pour procéder ainsi, à ce qu'on peut comprendre comme un chantage fait aux plus hautes autorités de l'Etat ? Tout, sans aucun doute, tant les milliers de documents en possession de Mediapart et les instructions des juges dévoilent vingt années de fonctionnement de systèmes occultes de financement, de contrats et de divers business suspects.
Car en écho aux affaires de Ziad Takieddine et à son enrichissement phénoménal en une poignée d'années (100 millions d'euros de patrimoine, selon un document rédigé par lui-même), surgit l'affairisme intéressé d'un des amis et collaborateurs, durant plus de quinze ans, de Nicolas Sarkozy. Thierry Gaubert, aujourd'hui confortablement recyclé au groupe Banque populaire-Caisses d'épargne – que dirige un autre ami du président, François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée –, a fait beaucoup d'argent aux marges de la politique.
Scandales immobiliers dans les Hauts-de-Seine, comptes bancaires cachés à l'étranger, dissimulation fiscale, porteur de valises – selon le témoignage de son ex-épouse –, vaste propriété en Colombie, Thierry Gaubert a pourtant suivi Nicolas Sarkozy jusqu'au ministère du budget ! Et il a lui-même financé de luxueuses vacances à Venise à celui qui allait plus tard devenir président de la République.
Que nous dit le style de vie Gaubert de Nicolas Sarkozy ? Un étonnant parallélisme : La Paloma, yacht de Vincent Bolloré mis à disposition pour une croisière présidentielle, répond ainsi à La Diva, yacht de Takieddine où l'on retrouve Copé, Hortefeux et Gaubert ; et la nuit du Fouquet's s'éclaire différemment quand on retrouve le patron de l'établissement, Dominique Desseigne (qui épousa Diane Barrière après sa séparation avec Thierry Gaubert), lui aussi sur le yacht La Diva.
Amis, affaires, richesses, familles et politique... Nicolas Bazire, par exemple, directeur de cabinet d'Edouard Balladur, devenu numéro 2 de LVMH, parrain du fils de Thierry Gaubert, selon Le Point, témoin de mariage de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en 2008... Et le voici mis en examen pour « complicité d'abus de biens sociaux ». Thierry Gaubert, mis en examen pour « recel d'abus de biens sociaux ». Ziad Takieddine, mis en examen pour « complicité et recel d'abus de biens sociaux ». Brice Hortefeux, objet d'une enquête préliminaire pour «violation du secret de l'instruction» et «recel».
Claude Guéant est, lui, menacé par le scandale d'espionnage des journalistes. Tout comme Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale et ami d'enfance de Nicolas Sarkozy, ainsi que Bernard Squarcini, patron du renseignement (DCRI) convoqués par la justice dans le même scandale. Tout comme Philippe Courroye, nommé au parquet de Nanterre à la demande de Sarkozy, et contre l'avis du Conseil supérieur de la magistrature, est désormais convoqué par la juge Zimmermann à des fins de mise en examen dans une autre affaire d'espionnage de journalistes.
Historiquement, ou plutôt à l'échelle de la carrière politique de Nicolas Sarkozy, ce réseau, initialement construit dans les Hauts-de-Seine à partir de 1983, a une fonction et une seule. Protéger le champion politique et lui assurer les moyens et l'intendance nécessaire. Jacques Chirac avait la mairie de Paris. Sarkozy a cet entourage qui est aujourd'hui dans le laminoir de la justice. C'est une situation sans précédent : jamais un cercle aussi large de collaborateurs du président, responsables policiers, magistrats, financiers, n'avait été à ce point impliqué dans des scandales de cette ampleur.
« Nous allons nettoyer les écuries d'Augias », avait déclaré Patrick Devedjian en prenant la succession de Nicolas Sarkozy à la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine. Il n'a pu aller plus loin et cette seule phrase lui avait valu condamnation et tirs croisés de Pasqua, des Balkany et des Sarkozy, père et fils. Voilà Nicolas Sarkozy, mais à une tout autre échelle, dans une position presque similaire. Qu'il décide de nettoyer soudainement les écuries pour tenter de se sauver. Et Ziad Takieddine, d'autres sans doute, auront les moyens de le rappeler à l'ordre. C'était le sens de l'annonce faite, jeudi sur BFM-TV, par le marchand d'armes.
source : http://www.mediapart.fr
"... Y a ici des gens de toutes les origines, et de toutes les générations. Et vous entendre rire tous ensemble, je vous jure que ça fait chaud au coeur !
VIVE LA FRANCE !"
Jamel Debbouze
VIVE LA FRANCE !"
Jamel Debbouze
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Richie
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...
Borloo au JT de C. Chazal : pas candidat...
C'était mon poulain, il vise le poste de 1er ministre quelque soit l'heureux élu...

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Christian Robin
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...
j'ai fait le petit pari à l'époque où BHL a fait la nique à Juppé à propos de l'intervention française en Lybie que JUPPE SERA LE CANDIDAT DE LA DROITE EN 2012.....
le husky
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octave
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...
Ticket Sarkozy/Borloo/Hulot...
Juppé? Faudrait que Sarkozy s'ecarte
...le Bordelais en a pas envie, et a de belles casserolles/image desastreuse ("droit dans mes bottes") aussi...!
Rien n'est fait pour la Gauche!
Je suis inquiet pour Rama! Qu'est ce qu'il lui a prit d'aller rejoindre Jean Louis?
Bientot ce sera le Bearnais puis Hollande.......???
Juppé? Faudrait que Sarkozy s'ecarte
Rien n'est fait pour la Gauche!
Je suis inquiet pour Rama! Qu'est ce qu'il lui a prit d'aller rejoindre Jean Louis?
Bientot ce sera le Bearnais puis Hollande.......???
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Richie
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...




http://www.lemonde.fr/primaire-parti-so ... id=1402952
http://www.lemonde.fr/primaire-parti-so ... id=1402952
Primaire PS : mode d'emploi
LEMONDE.FR | 08.09.11 | 13h11 • Mis à jour le 07.10.11 | 16h12
La primaire se déroulera les 9 et 16 octobre 2011 pour désigner le candidat commun du PS et du PRG à la présidentielle de 2012.AFP/BERTRAND LANGLOIS
Plus que deux jours pour convaincre les Français d'aller voter à la primaire socialiste les 9 et 16 octobre. Site Internet dédié, campagne publicitaire dans les journaux, livret d'information tiré à six millions d'exemplaires, le PS n'a pas ménagé sa peine pour faire connaître les règles de la primaire.
Le but : dissiper les malentendus. Car beaucoup estiment encore que le vote est réservé aux militants socialistes, comme en 2006. Le taux de participation est un enjeu important pour les candidats, mais aussi pour la direction du parti, qui se fixe comme objectif d'atteindre au moins un million d'électeurs. Qui est candidat ? Qui peut voter ? Quand se déroule le vote ? Le point sur un scrutin inédit.
Qui est candidat ?
Cinq socialistes se présentent : Martine Aubry, François Hollande, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal et Manuel Valls.
Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), est également candidat.
Qui peut voter ?
Tous les citoyens français inscrits sur les listes électorales avant le 31 décembre 2010 ont le droit de participer.
Pour les Français résidant à l'étranger, des modalités particulières ont été prévues : ils doivent être inscrits sur les listes électorales consulaires et s'être "enregistrés" auprès du PS avant le 13 juillet pour voter soit par correspondance soit dans un des 43 bureaux de vote tenus par des militants.
Les mineurs qui auront 18 ans en mai 2012, mais qui n'ont pas encore pu s'inscrire sur les listes électorales, pourront voter à condition de s'être préinscrits avant le 13 juillet. Les mineurs de plus de 16 ans pourront également glisser leur bulletin dans l'urne, à condition d'être membres du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) depuis le 31 mai 2001 au plus tard et de s'être préinscrits.
Les étrangers qui souhaitent participer devront, eux, être militants PS ou MJS depuis le 31 mai 2011 au plus tard et s'être préinscrits.
Le vote par procuration n'est pas possible.
Tous ceux qui voudront participer devront présenter leur carte d'identité, verser un euro pour les frais de participation et signer une charte d'adhésion aux valeurs de gauche qui sera formulée ainsi : "Je me reconnais dans les valeurs de la gauche et de la République, dans le projet d'une société de liberté, d'égalité, de fraternité, de laïcité, de justice et de progrès solidaire." Après avoir voté, les participants seront invités à laisser leurs coordonnées, avec la possiblité de refuser.
Quel est le calendrier ?
Deux tours de scrutin sont prévus :
- Samedi 8 octobre aura lieu le premier tour en Guadeloupe, Guyane, Martinique, à Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon et en Polynésie française, ainsi que pour les Français à l'étranger résidant sur le continent américain et votant dans des bureaux de vote physiques.
- Dimanche 9 octobre aura lieu le premier tour en France métropolitaine, à la Réunion, à Mayotte, ainsi que pour les Français à l'étranger résidant en Europe, en Afrique, en Asie et votant dans des bureaux de vote physiques.
- Samedi 15 octobre et dimanche 16 octobre : un second tour aura lieu si aucun candidat n'a dépassé 50 % au soir du premier tour.
En cas de deuxième tour, un débat télévisé, dont les modalités ne sont pas encore connues, sera organisé dns la semaine entre les finalistes.
Où voter ?
Ce sont environ 10 000 bureaux de vote qui seront finalement ouverts dans des lieux publics où sont organisés traditionnellement les scrutins républicains (écoles, mairies...). Ils seront ouverts de 9 heures à 19 heures. Plus de 33 millions de bulletins de vote ont été imprimés, soit 5,6 millions par candidat. Le vote est secret (bulletin sous enveloppe, isoloirs).
Pour trouver où glisser son bulletin dans l'urne, il faut connaître l'adresse de son bureau de vote habituel afin de trouver où voter. Pour cela, il faut aller sur un site Internet dédié et taper son code postal. La liste de tous les bureaux de vote de la commune s'affiche : ne reste qu'à trouver le sien et à voir à quoi il renvoie.
Qui contrôle ?
Une "Haute autorité", composée de trois membres (Jean-Pierre Mignard, Catherine Barbaroux et Rémy Pautrat), est chargée de contrôler les opérations de vote et de proclamer les résultats définitifs.
Les résultats sont centralisés immédiatement après la fin du dépouillement : un procès-verbal des opérations de vote sera rédigé et signé par les membres de chaque bureau. Puis le président du bureau le remettra dans la soirée à une commission départementale de recensement des votes qui, elle-même, transmettra les résultats cumulés du département au comité national d'organisation de la primaire. Par ce canal peuvent être émises d'éventuelles remarques.
Parallèlement, il a été prévu d'autres moyens de collecte des résultats : audiotel (téléphone relié à un serveur) et stylos électroniques (qui numérisent les résultats). A tous les niveaux des opérations électorales, des représentants nommés par les différents candidats pourront assister aux opérations.
Les résultats seront diffusés en temps réel sur le site Internet de la primaire. Le résultat estimé devrait être connu autour de 23 heures, et le résultat final dans la nuit. En cas de litige, la Haute autorité, en accord avec tous les membres du comité national d'organisation de la primaire, examinera les éventuels recours.
Que deviendront les fichiers ?
Deux fichiers seront constitués. Le premier sera issu des listes électorales, que tout parti politique ou candidat peut consulter, comme l'explique l'article L 28 du code électoral. Il permettra de répartir les citoyens dans les différents bureaux de vote ouverts pour l'occasion. Comme le rappelle le PS sur le site dédié, ce fichier sera déclaré à la CNIL, ainsi que le fichier des présidents et accesseurs des bureaux de vote. Placées sous scellés, les listes d'émargement seront ouvertes le temps du scrutin, sous le contrôle d'huissiers, qui veilleront également à leur destruction par incinération après le vote.
Un deuxième fichier sera constitué sur la base du volontariat des électeurs qui accepteront de laisser leurs coordonnées afin qu'elles soient utilisées pendant la campagne.
Raphaëlle Besse Desmoulières
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Richie
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...

http://www.lemonde.fr/primaire-parti-so ... L-32280308
Critique de la primaire PS : un document révèle les éléments de langage de l'UMP
LEMONDE.FR | 09.10.11 | 20h25 • Mis à jour le 09.10.11 | 20h43
AFP/BERTRAND LANGLOIS
Dans un document de deux pages produit par l'UMP et communiqué au Monde.fr via le direct, le parti présidentiel liste les arguments pour contrer la primaire menée par le parti socialiste.
Produit par l'UMP , il a été remis aux hauts responsables des fédérations après le premier débat télévisé entre les six candidats à la primaire socialiste et a de nouveau été distribué mercredi 5 octobre à l'issue du bureau politique, l'instance qui réunit les hauts dirigeants du parti.
Premier élement : relativiser la portée du scrutin : "Une consultation privée, aussi grande soit-elle, ne fait pas une consultation. C'est en 2012 que l'élection présidentielle aura lieu, pas en octobre 2011."
Deuxième élément : pointer les divisions à gauche : "La primaire PS montre bien la difficulté du PS à désigner un candidat. Faire arbitrer les querelles d'ego par les électeurs, cela montre bien le désarroi de cet ancien grand parti, devenu parti de chapelles, de clans."
Troisième élément : critiquer la stature du candidat choisi : "Le choix d'un candidat ne résout pas le problème du programme, inapplicable parce que déconnecté des réalités économiques de notre pays. Il faudra un président protecteur et volontaire sur le plan international comme l'est Nicolas Sarkozy plutôt qu'un président de conseil général, de conseil régional, ou maire d'une grande ville."
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antiheros
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...
et vive les talonnettes !Richie a écrit :... critiquer la stature du candidat choisi ...
"... Y a ici des gens de toutes les origines, et de toutes les générations. Et vous entendre rire tous ensemble, je vous jure que ça fait chaud au coeur !
VIVE LA FRANCE !"
Jamel Debbouze
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Richie
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...
Vers un duel de marques :


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BART26
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...
Juste dommage qu'il ne le soit pas en 2012 , parce qu'a part contrer les Socialistes , je ne vois pas trop l'enthousiasme d'une réélection .Christian Robin a écrit :j'ai fait le petit pari à l'époque où BHL a fait la nique à Juppé à propos de l'intervention française en Lybie que JUPPE SERA LE CANDIDAT DE LA DROITE EN 2012.....
Avec l'âge ... on fait moins le malin en sport ... quand on l'a fait étant jeune !
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Richie
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/ ... erches.php
Karachi: enregistrements recherchés
AFP Publié le 27/10/2011 à 19:02 Réactions (2)
Les enquêteurs chargés de l'enquête sur le volet financier de l'attentat de Karachi sont à la recherche d'enregistrements clandestins qui auraient visé des personnalités ayant participé à la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995, a-t-on appris aujourd'hui de source proche de l'enquête confirmant une information du Point.
Selon l'hebdomadaire un ancien commissaire des Renseignements généraux aurait commandité des missions d'espionnage à un militant associatif, Akim Rouichi, afin d'informer les réseaux chiraquiens sur d'éventuels financements occultes de la campagne d'Edouard Balladur. Une perquisition a eu lieu ce matin au domicile de l'ancien commissaire mais les policiers "n'ont rien trouvé", a-t-on appris auprès de l'avocat de l'ancien commissaire.
Selon Me Vacosin, l'ex-commissaire "n'a jamais donné aucun matériel" à M. Rouichi dont "il ne sait pas qui il est". Toujours selon le Point, une note interne à l'état-major de campagne d'Édouard Balladur, datée d'avril 1995, atteste qu'Akim Rouichi s'était rendu au QG du candidat pour négocier la vente de ces enregistrements de conversations impliquant notamment le ministre de la Défense d'alors, François Léotard, son collaborateur, Renaud Donnedieu de Vabres, ainsi que plusieurs dirigeants d'entreprises d'armement à propos du contrat de vente de sous-marins au Pakistan, le programme Agosta.
L'attentat de Karachi a fait 15 morts le 8 mai 2002 dans la capitale économique du Pakistan dont 11 salariés français de la Direction des Constructions Navales (DCN).
Chargés d'enquêter sur le volet financier, les juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire cherchent à savoir si des commissions, versées en marge de contrats d'armement conclus en 1994 avec le Pakistan (sous-marins Agosta) et l'Arabie saoudite (frégates Sawari II), n'ont pas donné lieu à des rétrocommisssions pour financer illégalement la campagne Balladur.
Richie a écrit :Bon là, la campagne est plus que lancée...
Le grand déballage à droite![]()
Pour certains, l'enjeu des élections, cela ne va pas être seulement de diriger la france, mais plutôt de faire le grand ménage et pas en tenue de soubrette...![]()
http://www.lemonde.fr/politique/article ... 23448.html
Affaire Karachi : "Si Sarko passe pas, ils sont tous morts"
LEMONDE.FR | 23.09.11 | 14h45 • Mis à jour le 23.09.11 | 17h12
En plaçant sur écoute un portable de Thierry Gaubert, la police capte, le 19 juillet, une conversation entre sa fille, Nastasia, et un ami, David C., portant sur les révélations que la femme de M. Gaubert pourrait faire à la police.
- Nastasia : "En fait, ils ont trouvé un compte aux Bahamas, et euh... mon père l'avait mis au nom de ma mère."
- David : "Oui, oui."
- N. : "Donc voilà. Il a dit à ma mère : si tu craques euh..., toute la famille saute, on saute tous (...) Il lui a dit euh... vraiment, on est dans la merde."
- D. : "Putain."
- N. : "Ouais. Et euh... personne pour l'aider parce que euh... Copé est trop dans la merde. Hortefeux est trop dans la merde. Et si euh... Sarko ne... ne passe pas au deuxième tour, euh... lui aussi est (inaudible) dans la merde et personne ne l'aide. Il a dit... Mon père, il a dit à ma mère : personne m'aidera. Parce que tout le monde est dans la merde (...). Sarko, il veut même pas l'aider. Enfin là, ça va encore, mais si... si Sarko il passe pas en 2012 euh..., vraiment, ils sont tous dans la merde."
- D. : "Ah là je crois que si Sarko il passe pas, ils sont morts."
- N. : "Ah ouais. Tous."
Gérard Davet et Fabrice Lhomme
http://www.lemonde.fr/tele-zapping/vide ... id=1561228
Brice Hortefeux mis en cause par des écoutes judiciaires
LEMONDE.FR | 23.09.11 | 07h44 • Mis à jour le 23.09.11 | 14h15
Brice Hortefeux, le 3 février 2011.AFP/LIONEL BONAVENTURE
Un vent de panique semble souffler dans les allées du pouvoir. Le volet financier de l'affaire de Karachi pourrait faire une nouvelle victime dans les rangs sarkozystes, après les mises en examen de Thierry Gaubert et de Nicolas Bazire.
Les enquêteurs de la Division nationale d'investigations financières et fiscales (DNIFF) disposent d'éléments très compromettants pour Brice Hortefeux, l'ancien ministre de l'intérieur chargé à l'UMP de la prochaine campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Les policiers s'appuient notamment sur des interceptions téléphoniques ordonnées par le juge Renaud Van Ruymbeke et dont LeMonde a pris connaissance. Une conversation, en particulier, retient leur attention.
Elle date du 14septembre 2011. A 19h23, Brice Hortefeux appelle sur son portable son ami Thierry Gaubert, autre proche du chef de l'Etat. Le jour même, l'une de leurs relations communes, l'homme d'affaires Ziad Takieddine, a été mis en examen par le juge, qui postule que cet intermédiaire franco-libanais a permis le retour en France, en 1995, de rétrocommissions liées à des ventes d'armes en 1994. Une partie de cet argent aurait abondé illégalement la campagne présidentielle d'Edouard Balladur.
A l'époque, Thierry Gaubert était chef de cabinet adjoint au ministère du budget, sous les ordres de M. Hortefeux, chef de cabinet. Leur ministre était Nicolas Sarkozy, porte-parole du candidat Balladur. M.Hortefeux s'occupait de l'organisation des meetings de M. Balladur.
"ELLE BALANCE BEAUCOUP"
La mise en examen de M. Takieddine les inquiète donc au plus haut point. D'autant que l'épouse de Thierry Gaubert, la princesse Hélène de Yougoslavie, avec laquelle il est en instance de séparation, a aussi passé de longues heures chez les policiers, le 8 septembre. Elle a décrit aux enquêteurs les voyages en Suisse qu'aurait faits son époux, en 1995, en compagnie de M.Takieddine, pour, prétend-elle, rapatrier des fonds remis ensuite à Nicolas Bazire, alors directeur de la campagne de M.Balladur.
M.Gaubert n'est pas encore averti que sa femme a témoigné, et pour cause: le juge Van Ruymbeke a tenu à ce que cette déposition reste confidentielle le plus longtemps possible. M. Hortefeux, lui, en sait pourtant déjà beaucoup. C'est ainsi que l'ex-ministre de l'intérieur, au mépris du secret de l'instruction, apprend à son ami que sa femme a été entendue par les enquêteurs.
"Elle balance beaucoup apparemment, Hélène", avance M. Hortefeux. "Qu'est-ce que tu as comme infos là-dessus, toi, parce qu'elle me dit qu'elle dit rien?", s'inquiète M. Gaubert. "Ça m'embête de te le dire par téléphone (…). Il y a beaucoup de choses, hein…", assure l'ex-ministre de l'intérieur. Manifestement, M. Hortefeux a eu accès aux déclarations sur procès-verbal d'Hélène de Yougoslavie, alors même qu'elles n'ont pas encore été cotées au dossier du juge Van Ruymbeke. "Je te raconterai, poursuit-il, mais ils ont énormément de choses (…). T'as eu Bazire, parce que visiblement il est lui dedans, dans cette histoire."
Incrédule, Thierry Gaubert ne veut pas y croire: "C'est pas Hélène qui a parlé directement…" "Elle a été entendue, lui apprend M.Hortefeux. Elle sait. Elle était beaucoup au courant de tes activités." Et l'ex-ministre d'inciter son ami à lui rendre visite: "Ecoute, euh, essaie de passer un de ces quatre quand même…" M. Gaubert, lors de sa garde à vue, mardi 20septembre, a bien sûr été interrogé à propos de cette conversation. "Je pensais qu'en tant qu'ancien ministre de l'intérieur il aurait pu avoir des renseignements, répond-il aux policiers. C'est lui qui me parle de l'audition d'Hélène au début (…). Je ne sais pas comment il avait des renseignements…"
SECRET DE L'INSTRUCTION
Un peu plus tard, confronté à l'enregistrement d'une conversation de sa fille Nastasia avec un ami, il confirme aux policiers: "J'ai raconté à ma fille que c'est par Brice Hortefeux que j'ai eu la confirmation que le témoin anonyme était ma femme, Hélène." Reste à savoir comment M. Hortefeux s'est procuré le contenu de l'enquête en cours. A-t-il eu recours à ses réseaux policiers, ou a-t-il été informé par un canal plus politique? Jeudi 22 septembre, l'Elysée a été accusé d'avoir violé le secret de l'instruction en faisant allusion à des éléments de l'enquête de M. Van Ruymbeke.
Les réseaux de l'ex-ministre de l'intérieur semblent parfois défaillants. Car ce 20 septembre, tandis que M.Gaubert est en garde à vue dans les locaux policiers à Nanterre, son téléphone portable sonne à 19 h 47. Brève conversation, enregistrée par les policiers: "Allô…, fait Thierry Gaubert. –Oui, c'est Brice. –Oui, je suis en garde à vue, là", rétorque, gêné M.Gaubert. Réponse embarrassée de son interlocuteur: "Ah bon, d'accord OK, à tout à l'heure."
Interrogé par les enquêteurs sur ce coup de fil, M.Gaubert prétend d'abord que la secrétaire de M.Hortefeux a tenté de le joindre. Les policiers lui produisent l'enregistrement: c'est bien Brice Hortefeux qui l'a appelé. "J'ai menti, admet M.Gaubert, car la concomitance aurait pu vous faire penser à un complot ou quoi que ce soit. C'était bizarre qu'il m'appelle à ce moment-là. On devient un peu parano. Cela m'a foutu la trouille…" Contacté par l'AFP, vendredi 23 septembre au matin, M. Hortefeux a reconnu avoir appelé M.Gaubert pendant sa garde à vue.![]()
Gérard Davet et Fabrice Lhomme
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Richie
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...

L'Homme qui a éliminé Jospin en 2002 candidat en 2012, cela après avoir rencontré Luc Chatel
http://www.lefigaro.fr/politique/2011/1 ... tielle.php
Chevènement officialise sa candidature à la présidentielle
Mots clés : MRC, 2012, Candidature, FRANCE, Jean-Pierre Chevenement
L'ancien ministre de l'Intérieur, qui avait obtenu 5,3% des suffrages en 2002, peut compter sur la crise de l'euro pour promouvoir ses idées.
C'est désormais officiel : Jean-Pierre Chevènement se lance dans la course à l'Elysée. Le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) avait déjà fait part à plusieurs reprises de son intention de se présenter à la présidentielle. Il a confirmé sa candidature samedi soir, au 20h de France 2. «J'ai beaucoup réfléchi et j'ai décidé de me porter candidat pour faire bouger les lignes, comme je l'avais dit, c'est-à-dire pour mettre la gauche et la France à la hauteur des défis qui sont devant nous», a déclaré l'ancien ministre (ex-PS) de François Mitterrand, qui avait déjà été candidat à il y a dix ans à l'Elysée en 2002 (5,3%).
A l'époque, Jean-Pierre Chevènement avait été accusé d'avoir facilité l'accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle en affaiblissant la candidature de Lionel Jospin. «J'avais le tort en 2002 d'avoir raison contre tous les autres et je n'accepte pas que ceux qui ont fait le lit du Front National en se ralliant au néolibéralisme puissent me transformer en bouc émissaire», martèle-t-il aujourd'hui. Il promet ne pas vouloir faire campagne contre François Hollande qu'il qualifie d'«homme intelligent», mais veut «l'aider à se mettre à la hauteur»
«Remettre d'aplomb la République»
L'ancien ministre, pourfendeur historique du traité de Maastricht, peut compter sur la crise de l'euro pour promouvoir ses propositions, qu'il dit proches de celles d'Arnaud Montebourg. Il assure vouloir défendre «quatre repères fondamentaux dans la période troublée qui est devant nous» : une «monnaie moins chère», la «croissance» plutôt que la récession, la «souveraineté» et une «Europe redressée, confédérale». «J'ai mis en garde contre l'omnipotence des marchés financiers, j'ai proposé de redresser l'Europe (...), de fixer des repères clairs dans la sécurité, l'école»,ajoute le sénateur du Territoire-de-Belfort, qui souhaite «remettre d'aplomb la République».
Dans une interview au Parisien, Jean-Pierre Chevènement, affiche son souverainisme. Il se définit comme un «patriote» et explique que l'abandon de la monnaie unique n'est pas un «tabou» pour lui. «Si la Grèce et surtout l'Italie devaient un jour faire défaut, ce serait le début d'un processus de dissociation de la monnaie unique», assure-t-il, ajoutant vouloir garantir la «sauvegarde de notre souveraineté budgétaire et fiscale».
Jean-Pierre Chevènement se préparait depuis plusieurs mois, mais sa candidature était jugée peu crédible par beaucoup d'observateurs. Elle n'est actuellement pas testée par les instituts de sondage et il faut désormais qu'il rassemble les 500 parrainages de maires nécessaires à sa candidature. Il assure en avoir déjà réuni la moitié.
http://www.lefigaro.fr/politique/2011/0 ... public.php
Chevènement : «Pour un programme de salut public»
Jean-Pierre Chevènement officialiserasa décision de se présenter à la présidentielle à l'automne. Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro
Candidat en 2002, l'ancien ministre défend l'énergie nucléaire et soupçonne les écologistes de vouloir faire marcher les socialistes «à la baguette».
Président du Mouvement républicain et citoyen, Jean-Pierre Chevènement dira à l'automne s'il est vraiment candidat en 2012.
LE FIGARO. - Quel regard portez-vous sur l'affaire Strauss-Kahn et ses suites ?
Jean-Pierre CHEVÈNEMENT. - Dès le premier jour, j'ai défendu le principe de la présomption d'innocence. J'ai été choqué par le système accusatoire à l'américaine qui fonctionne uniquement à charge. Je suis choqué de l'image donnée hier de Dominique Strauss-Kahn et aujourd'hui de la jeune femme guinéenne. Je regrette encore plus que la campagne présidentielle se perde dans l'embrouillamini new-yorkais, peu susceptible de nous entraîner à parler du fond, la crise de l'euro par exemple. C'est lamentable…
Ségolène Royal ou Arnaud Montebourg, avec sa démondialisation, peuvent-ils porter une partie de votre programme ?
Je n'interviens pas dans la primaire du PS. Le Mouvement républicain et citoyen auquel j'appartiens se tient délibérément en dehors. La plupart des candidats socialistes ne voient d'issue à la crise de l'euro que dans un surcroît d'intégration dans une Europe fédérale. Ce choix est profondément irréaliste. Il saperait encore plus la confiance que la France doit retrouver en elle-même. Arnaud Montebourg pose de bonnes questions. Avec Ségolène Royal, le courant passe, même si nous ne nous approvisionnons pas aux mêmes sources d'électricité. Le nucléaire, à mes yeux, reste un grand atout de la France…
Dans votre programme, vous considérez que les antinucléaires font «du terrorisme intellectuel» !
On ne remplacera pas de sitôt, pour des raisons purement économiques, l'électricité tirée du gaz et du nucléaire, bien moins chère que celle provenant des énergies dites renouvelables. Les antinucléaires ont l'esprit de secte. Dans leur vision, l'esprit critique, le doute méthodique n'ont pas leur place. L'accident de Fukushima est d'abord un accident naturel. Tokyo Electricity, l'opérateur nippon, n'a pas pris toutes les précautions nécessaires. L'industrie nucléaire doit rester dans le giron de la puissance publique.
Le PS est-il sous la pression des écolos sur ce dossier
C'est incontestable… Les socialistes ont besoin de leurs voix. Ils se croient obligés de leur faire des concessions qui vont au-delà du raisonnable. S'ils leur accordent trop de circonscriptions, ils devront marcher à la baguette !
Pensez-vous que Nicolas Sarkozy puisse être réélu en 2012 ?
Je n'ai jamais critiqué Nicolas Sarkozy sur sa personne mais sur le fond : le bouclier fiscal, le traité de Lisbonne, la réintégration des états-majors de l'Otan sans contrepartie. Bien sûr, il peut être réélu, si la gauche n'offre pas une alternative sérieuse.
Êtes-vous décidé à vous présenter ?
Fermement. Car je suis le seul à pouvoir offrir à la France, de manière crédible, un programme de salut public. Mai 2012 est encore loin. J'officialiserai ma décision à l'automne. Mais je ne désespère pas tout à fait de pouvoir faire évoluer le discours des autres candidats.
http://www.lefigaro.fr/le-talk/2011/09/ ... listes.php
Chevènement demande de l'imagination aux socialistes
ean-Pierre Chevènement en est convaincu: un «espace politique s'ouvre» devant lui avec cette «crise de l'euro» que l'ex-candidat à la présidentielle de 2002 avait «prévue depuis le départ». Invité hier soir du «Talk Orange-Le Figaro», le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen a répété qu'il annoncerait «à l'automne», c'est-à-dire «avant le 21 décembre», son intention, ou non, de repartir en campagne pour la présidentielle de 2012. «Je pense, a-t-il dit cependant, que si les candidats de gauche n'ont pas un programme plus performant pour sortir de l'impasse dans laquelle nous sommes ce sera un devoir d'y aller.»
Observateur attentif de la primaire, qu'il compare, amusé, à «un concours de beauté», Jean-Pierre Chevènement se trouve des affinités avec le député PS de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, «critique de la mondialisation libérale», comme lui. «Je le constate, c'est un fait, ce qui ne veut pas dire que je n'ai pas de la sympathie pour d'autres», a-t-il dit, alors qu'en 2007 il avait noué «un accord politique» avec Ségolène Royal. «J'invite les candidats à la primaire à faire preuve d'imagination dans cette situation de crise inédite», a-t-il dit, alors que «la crise de l'euro peut provoquer des changements décisifs». Chevènement s'est dit favorable à un retour à des monnaies nationales, «abritées» par une monnaie européenne commune.
« Affabulations » de Bourgi
Sur les propositions faites par Nicolas Sarkozy de faire encadrer les jeunes délinquants par des militaires, le sénateur du Territoire de Belfort a fait remarquer que «les effectifs de l'armée française sont plus réduits qu'ils ne l'ont jamais été depuis Louis XIV». «On ne peut pas demander cela aux militaires», a-t-il jugé. Mais selon lui, on pourrait proposer «à d'anciens militaires ou d'anciens enseignants, disponibles» de s'engager auprès de ces jeunes. Chevènement a donné en exemple l'expérience favorisée à Belfort des Établissements publics d'insertion de la défense : «C'est une réussite et cela fonctionne, sur la base du volontariat.»
L'ancien ministre de François Mitterrand a encore vivement dénoncé les «affabulations» de l'avocat Robert Bourgi sur les valises de financement venues d'Afrique dont aurait bénéficié l'ancien président socialiste, comme d'autres présidents de droite. Les propos de Bourgi, selon lui, «méritent d'être étayés par d'autres choses que ses souvenirs, opportunément révélés à la veille d'une campagne présidentielle».
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Richie
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...
http://www.lemonde.fr/actualite-medias/ ... _3236.html
La CGT craint que "France Soir" ne devienne un organe du FN
LEMONDE.FR Avec Reuters et AFP | 11.11.11 | 18h22 • Mis à jour le 12.11.11 | 10h02
Le syndicat Info'Com CGT de France Soir redoute que le quotidien fondé par Pierre Lazareff devienne un organe de propagande du Front national, après que son propriétaire russe a annoncé qu'il voterait pour Marine Le Pen à l'élection présidentielle de 2012.
Interrogé sur ses intentions de vote dans l'édition Médiasphère de LCI, vendredi 11 novembre, Alexandre Pugachev, qui a la nationalité française, a déclaré dans un français approximatif : "Je tente vers Marine Le Pen." Alors que le journaliste lui demande s'il parle sérieusement, l'homme d'affaires répond : "Il y a 20 % quand même des intentions de vote pour elle." "Il n'y a pas beaucoup qui se déclarent [publiquement en sa faveur] mais je ne vois pas pourquoi, c'est pas une fasciste", ajoute-t-il.
"UNE LIGNE ÉDITORIALE POPULISTE NAUSÉABONDE"
Dans un communiqué, le syndicat Info'Com CGT de France Soir estime que le "faux-nez du projet Pougachev vient de tomber". "Pour le milliardaire, le repreneur idéologique de France Soir, c'est le Front national !", écrit le syndicat, dénonçant une "nouvelle dérive" après la publication de communiqués validant "les déviations d'une ligne éditoriale populiste nauséabonde", selon lui.
"Jamais le Comité Inter CGT et Info'Com CGT ne pourront accepter que France Soir devienne un nouveau canal des thèses de l'extrême droite", met en garde le syndicat.
Réagissant à cette confidence, la Société des journalistes (SDJ) de France Soir a également exprimé sa "vive consternation" dans un communiqué. "Qu'il vote pour la candidate Front national lors de la présidentielle ne regarde que lui ; qu'il l'affirme, publiquement et ès qualité, engage, malgré eux, tous les salariés de l'entreprise qu'il préside et ses journalistes en particulier", ajoute la SDJ, qui "souligne sa volonté de préserver une forme de neutralité et d'équilibre politiques".
Selon Renaud Revel, journaliste de L'Express spécialisé dans les médias, M. Pougachev aurait notamment proposé une série de couvertures sur l'immigration en 2010.
INQUIÉTUDE SUR L'AVENIR DU QUOTIDIEN
Les salariés de France Soir et leurs soutiens ont manifesté jeudi devant le ministère de la culture et de la communication à Paris pour exprimer leur inquiétude sur l'avenir du quotidien.
Le journal a été placé sous protection de la justice (clause de sauvegarde) en août et M. Pougachev a annoncé en octobre qu'il envisageait l'arrêt de l'édition papier pour faire un journal gratuit sur Internet, en supprimant 89 emplois sur 127. L'arrêt de l'édition papier est théoriquement prévue mi-décembre et la fin de la procédure de sauvegarde juste avant Noël.
France Soir, qui vendait plus d'un million d'exemplaires dans les années 1960 quand il était le titre phare de la presse quotidienne française, deviendrait ainsi le premier quotidien national en France à quitter le support papier.
M. Pugachev, fils d'un milliardaire russe, a expliqué sa décision par l'impossibilité de redresser les comptes du journal, qui devrait perdre encore 19 millions d'euros cette année. France Soir, qui vend en moyenne 70 000 exemplaires par jour, visait selon sa direction 100 000 exemplaires pour devenir rentable.
LA CGT EN APPELLE AU GOUVERNEMENT
Vendredi, il s'est dit aussi prêt à vendre France Soir pour un euro symbolique si le repreneur s'engage à faire vivre le journal sur le papier et à en payer les dettes, soit 3 millions d'euros, selon lui.
De son côté, Christiane Vulvert, ancienne directrice générale du journal, a proposé une reprise du titre, moyennant un apurement des dettes et du passif, une participation du vendeur aux pertes de la première année et la suppression d'une trentaine de postes.
Le syndicat Info'Com CGT de France Soir en appelle au gouvernement et en particulier au ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, qui s'est engagé jeudi à soutenir tout projet qui s'articulerait autour du papier et du Web, et non sur le seul Web. "Les aides à la presse peuvent-elles aider au développement des idées nauséabondes du Front national ?", demande-t-il.
Des personnalités de la presse et des élus ont apporté leur soutien au quotidien, à l'image des députés Marie-George Buffet (PCF), Claude Bartolone (PS), Noël Mamère (EE-LV), Jack Lang (PS) et Christian Estrosi (UMP).
La CGT craint que "France Soir" ne devienne un organe du FN
LEMONDE.FR Avec Reuters et AFP | 11.11.11 | 18h22 • Mis à jour le 12.11.11 | 10h02
Le syndicat Info'Com CGT de France Soir redoute que le quotidien fondé par Pierre Lazareff devienne un organe de propagande du Front national, après que son propriétaire russe a annoncé qu'il voterait pour Marine Le Pen à l'élection présidentielle de 2012.
Interrogé sur ses intentions de vote dans l'édition Médiasphère de LCI, vendredi 11 novembre, Alexandre Pugachev, qui a la nationalité française, a déclaré dans un français approximatif : "Je tente vers Marine Le Pen." Alors que le journaliste lui demande s'il parle sérieusement, l'homme d'affaires répond : "Il y a 20 % quand même des intentions de vote pour elle." "Il n'y a pas beaucoup qui se déclarent [publiquement en sa faveur] mais je ne vois pas pourquoi, c'est pas une fasciste", ajoute-t-il.
"UNE LIGNE ÉDITORIALE POPULISTE NAUSÉABONDE"
Dans un communiqué, le syndicat Info'Com CGT de France Soir estime que le "faux-nez du projet Pougachev vient de tomber". "Pour le milliardaire, le repreneur idéologique de France Soir, c'est le Front national !", écrit le syndicat, dénonçant une "nouvelle dérive" après la publication de communiqués validant "les déviations d'une ligne éditoriale populiste nauséabonde", selon lui.
"Jamais le Comité Inter CGT et Info'Com CGT ne pourront accepter que France Soir devienne un nouveau canal des thèses de l'extrême droite", met en garde le syndicat.
Réagissant à cette confidence, la Société des journalistes (SDJ) de France Soir a également exprimé sa "vive consternation" dans un communiqué. "Qu'il vote pour la candidate Front national lors de la présidentielle ne regarde que lui ; qu'il l'affirme, publiquement et ès qualité, engage, malgré eux, tous les salariés de l'entreprise qu'il préside et ses journalistes en particulier", ajoute la SDJ, qui "souligne sa volonté de préserver une forme de neutralité et d'équilibre politiques".
Selon Renaud Revel, journaliste de L'Express spécialisé dans les médias, M. Pougachev aurait notamment proposé une série de couvertures sur l'immigration en 2010.
INQUIÉTUDE SUR L'AVENIR DU QUOTIDIEN
Les salariés de France Soir et leurs soutiens ont manifesté jeudi devant le ministère de la culture et de la communication à Paris pour exprimer leur inquiétude sur l'avenir du quotidien.
Le journal a été placé sous protection de la justice (clause de sauvegarde) en août et M. Pougachev a annoncé en octobre qu'il envisageait l'arrêt de l'édition papier pour faire un journal gratuit sur Internet, en supprimant 89 emplois sur 127. L'arrêt de l'édition papier est théoriquement prévue mi-décembre et la fin de la procédure de sauvegarde juste avant Noël.
France Soir, qui vendait plus d'un million d'exemplaires dans les années 1960 quand il était le titre phare de la presse quotidienne française, deviendrait ainsi le premier quotidien national en France à quitter le support papier.
M. Pugachev, fils d'un milliardaire russe, a expliqué sa décision par l'impossibilité de redresser les comptes du journal, qui devrait perdre encore 19 millions d'euros cette année. France Soir, qui vend en moyenne 70 000 exemplaires par jour, visait selon sa direction 100 000 exemplaires pour devenir rentable.
LA CGT EN APPELLE AU GOUVERNEMENT
Vendredi, il s'est dit aussi prêt à vendre France Soir pour un euro symbolique si le repreneur s'engage à faire vivre le journal sur le papier et à en payer les dettes, soit 3 millions d'euros, selon lui.
De son côté, Christiane Vulvert, ancienne directrice générale du journal, a proposé une reprise du titre, moyennant un apurement des dettes et du passif, une participation du vendeur aux pertes de la première année et la suppression d'une trentaine de postes.
Le syndicat Info'Com CGT de France Soir en appelle au gouvernement et en particulier au ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, qui s'est engagé jeudi à soutenir tout projet qui s'articulerait autour du papier et du Web, et non sur le seul Web. "Les aides à la presse peuvent-elles aider au développement des idées nauséabondes du Front national ?", demande-t-il.
Des personnalités de la presse et des élus ont apporté leur soutien au quotidien, à l'image des députés Marie-George Buffet (PCF), Claude Bartolone (PS), Noël Mamère (EE-LV), Jack Lang (PS) et Christian Estrosi (UMP).