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Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...

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Richie
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Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...

Message non lu par Richie »

Bon là, la campagne est plus que lancée...
Le grand déballage à droite :idea:
Pour certains, l'enjeu des élections, cela ne va pas être seulement de diriger la france, mais plutôt de faire le grand ménage et pas en tenue de soubrette... :shock:

phpBB [video]



http://www.lemonde.fr/politique/article ... 23448.html

Affaire Karachi : "Si Sarko passe pas, ils sont tous morts"
LEMONDE.FR | 23.09.11 | 14h45 • Mis à jour le 23.09.11 | 17h12

En plaçant sur écoute un portable de Thierry Gaubert, la police capte, le 19 juillet, une conversation entre sa fille, Nastasia, et un ami, David C., portant sur les révélations que la femme de M. Gaubert pourrait faire à la police.

- Nastasia : "En fait, ils ont trouvé un compte aux Bahamas, et euh... mon père l'avait mis au nom de ma mère."

- David : "Oui, oui."

- N. : "Donc voilà. Il a dit à ma mère : si tu craques euh..., toute la famille saute, on saute tous (...) Il lui a dit euh... vraiment, on est dans la merde."

- D. : "Putain."

- N. : "Ouais. Et euh... personne pour l'aider parce que euh... Copé est trop dans la merde. Hortefeux est trop dans la merde. Et si euh... Sarko ne... ne passe pas au deuxième tour, euh... lui aussi est (inaudible) dans la merde et personne ne l'aide. Il a dit... Mon père, il a dit à ma mère : personne m'aidera. Parce que tout le monde est dans la merde (...). Sarko, il veut même pas l'aider. Enfin là, ça va encore, mais si... si Sarko il passe pas en 2012 euh..., vraiment, ils sont tous dans la merde."

- D. : "Ah là je crois que si Sarko il passe pas, ils sont morts."

- N. : "Ah ouais. Tous."


Gérard Davet et Fabrice Lhomme

http://www.lemonde.fr/tele-zapping/vide ... id=1561228

Brice Hortefeux mis en cause par des écoutes judiciaires
LEMONDE.FR | 23.09.11 | 07h44 • Mis à jour le 23.09.11 | 14h15

Brice Hortefeux, le 3 février 2011.AFP/LIONEL BONAVENTURE

Un vent de panique semble souffler dans les allées du pouvoir. Le volet financier de l'affaire de Karachi pourrait faire une nouvelle victime dans les rangs sarkozystes, après les mises en examen de Thierry Gaubert et de Nicolas Bazire.

Les enquêteurs de la Division nationale d'investigations financières et fiscales (DNIFF) disposent d'éléments très compromettants pour Brice Hortefeux, l'ancien ministre de l'intérieur chargé à l'UMP de la prochaine campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Les policiers s'appuient notamment sur des interceptions téléphoniques ordonnées par le juge Renaud Van Ruymbeke et dont LeMonde a pris connaissance. Une conversation, en particulier, retient leur attention.

Elle date du 14septembre 2011. A 19h23, Brice Hortefeux appelle sur son portable son ami Thierry Gaubert, autre proche du chef de l'Etat. Le jour même, l'une de leurs relations communes, l'homme d'affaires Ziad Takieddine, a été mis en examen par le juge, qui postule que cet intermédiaire franco-libanais a permis le retour en France, en 1995, de rétrocommissions liées à des ventes d'armes en 1994. Une partie de cet argent aurait abondé illégalement la campagne présidentielle d'Edouard Balladur.

A l'époque, Thierry Gaubert était chef de cabinet adjoint au ministère du budget, sous les ordres de M. Hortefeux, chef de cabinet. Leur ministre était Nicolas Sarkozy, porte-parole du candidat Balladur. M.Hortefeux s'occupait de l'organisation des meetings de M. Balladur.

"ELLE BALANCE BEAUCOUP"

La mise en examen de M. Takieddine les inquiète donc au plus haut point. D'autant que l'épouse de Thierry Gaubert, la princesse Hélène de Yougoslavie, avec laquelle il est en instance de séparation, a aussi passé de longues heures chez les policiers, le 8 septembre. Elle a décrit aux enquêteurs les voyages en Suisse qu'aurait faits son époux, en 1995, en compagnie de M.Takieddine, pour, prétend-elle, rapatrier des fonds remis ensuite à Nicolas Bazire, alors directeur de la campagne de M.Balladur.

M.Gaubert n'est pas encore averti que sa femme a témoigné, et pour cause: le juge Van Ruymbeke a tenu à ce que cette déposition reste confidentielle le plus longtemps possible. M. Hortefeux, lui, en sait pourtant déjà beaucoup. C'est ainsi que l'ex-ministre de l'intérieur, au mépris du secret de l'instruction, apprend à son ami que sa femme a été entendue par les enquêteurs.

"Elle balance beaucoup apparemment, Hélène", avance M. Hortefeux. "Qu'est-ce que tu as comme infos là-dessus, toi, parce qu'elle me dit qu'elle dit rien?", s'inquiète M. Gaubert. "Ça m'embête de te le dire par téléphone (…). Il y a beaucoup de choses, hein…", assure l'ex-ministre de l'intérieur. Manifestement, M. Hortefeux a eu accès aux déclarations sur procès-verbal d'Hélène de Yougoslavie, alors même qu'elles n'ont pas encore été cotées au dossier du juge Van Ruymbeke. "Je te raconterai, poursuit-il, mais ils ont énormément de choses (…). T'as eu Bazire, parce que visiblement il est lui dedans, dans cette histoire."

Incrédule, Thierry Gaubert ne veut pas y croire: "C'est pas Hélène qui a parlé directement…" "Elle a été entendue, lui apprend M.Hortefeux. Elle sait. Elle était beaucoup au courant de tes activités." Et l'ex-ministre d'inciter son ami à lui rendre visite: "Ecoute, euh, essaie de passer un de ces quatre quand même…" M. Gaubert, lors de sa garde à vue, mardi 20septembre, a bien sûr été interrogé à propos de cette conversation. "Je pensais qu'en tant qu'ancien ministre de l'intérieur il aurait pu avoir des renseignements, répond-il aux policiers. C'est lui qui me parle de l'audition d'Hélène au début (…). Je ne sais pas comment il avait des renseignements…"

SECRET DE L'INSTRUCTION

Un peu plus tard, confronté à l'enregistrement d'une conversation de sa fille Nastasia avec un ami, il confirme aux policiers: "J'ai raconté à ma fille que c'est par Brice Hortefeux que j'ai eu la confirmation que le témoin anonyme était ma femme, Hélène." Reste à savoir comment M. Hortefeux s'est procuré le contenu de l'enquête en cours. A-t-il eu recours à ses réseaux policiers, ou a-t-il été informé par un canal plus politique? Jeudi 22 septembre, l'Elysée a été accusé d'avoir violé le secret de l'instruction en faisant allusion à des éléments de l'enquête de M. Van Ruymbeke.

Les réseaux de l'ex-ministre de l'intérieur semblent parfois défaillants. Car ce 20 septembre, tandis que M.Gaubert est en garde à vue dans les locaux policiers à Nanterre, son téléphone portable sonne à 19 h 47. Brève conversation, enregistrée par les policiers: "Allô…, fait Thierry Gaubert. –Oui, c'est Brice. –Oui, je suis en garde à vue, là", rétorque, gêné M.Gaubert. Réponse embarrassée de son interlocuteur: "Ah bon, d'accord OK, à tout à l'heure."

Interrogé par les enquêteurs sur ce coup de fil, M.Gaubert prétend d'abord que la secrétaire de M.Hortefeux a tenté de le joindre. Les policiers lui produisent l'enregistrement: c'est bien Brice Hortefeux qui l'a appelé. "J'ai menti, admet M.Gaubert, car la concomitance aurait pu vous faire penser à un complot ou quoi que ce soit. C'était bizarre qu'il m'appelle à ce moment-là. On devient un peu parano. Cela m'a foutu la trouille…" Contacté par l'AFP, vendredi 23 septembre au matin, M. Hortefeux a reconnu avoir appelé M.Gaubert pendant sa garde à vue. :shock:

Gérard Davet et Fabrice Lhomme
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antiheros
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...

Message non lu par antiheros »

c'est ce que sarkozy appelait la république irréprochable ! :?
et des affaires comme celle-ci, où sarko est directement ou indirectement mouillé, il y en a des wagons, suffit d'être abonné à mediapart ou de lire le canard enchaîné pour s'en rendre compte.
le problème (en tout cas pour moi) c'est que d'une part les gens ont la mémoire très courte, il suffit de les caresser dans le sens du poil pour qu'ils oublient tout, et que d'autre part ce genre d'affaire, avec la fille du borgne qui martèle à longueur de temps son "tous pourris, sauf moi", pousse encore un peu plus de gens vers le front national ...
"... Y a ici des gens de toutes les origines, et de toutes les générations. Et vous entendre rire tous ensemble, je vous jure que ça fait chaud au coeur !
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ironturtle
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...

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Tout à fait. De quoi désespérer de tout!
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NICO69007
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...

Message non lu par NICO69007 »

Dans notre monde, une loi physique universelle veut que action entraine réaction.

Si tous les parties au pouvoir ces 50 dernières années se retrouvent TOUS mouillés dans des affaires ici et là, la réaction voudra que le seul espoir restant soit "les parties n'ayant jamais été au pouvoir".

Le compte est vite fait, reste le FN et certains parties de gauches (je considère que le PCF a dirigé la france lorsqu'ils étaient inclus dans le gouvernement socialiste).
Bref, je suis totalement républicain mais avouons tout de même que si on fait la tri, reste plus grand monde de crédible :cry:
C'est dans l'effort que l'on se retouve, c'est le meilleur moyen d'apprendre à se connaitre.
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Richie
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...

Message non lu par Richie »

NICO69007 a écrit :Dans notre monde, une loi physique universelle veut que action entraine réaction.

Si tous les parties au pouvoir ces 50 dernières années se retrouvent TOUS mouillés dans des affaires ici et là, la réaction voudra que le seul espoir restant soit "les parties n'ayant jamais été au pouvoir".

Le compte est vite fait, reste le FN et certains parties de gauches (je considère que le PCF a dirigé la france lorsqu'ils étaient inclus dans le gouvernement socialiste).
Bref, je suis totalement républicain mais avouons tout de même que si on fait la tri, reste plus grand monde de crédible :cry:
T'as du rater un épisode de l'épisode qui vise à mouiller Villepin concernant les valises et les financements provenant des chefs d'état africains.
"Le borgne" est nomément cité et ce n'est pas nouveau, cela avait été déjà le cas : les dollars n'ont pas de couleurs et certains flux migratoires financiers ne posent pas de problème.
Même pas besoin d'être au pouvoir pour lui :idea:
http://www.sudouest.fr/2011/09/13/valis ... 8182-7.php

Quant à l'origine de sa fortune, elle est d'une limpidité absolue :shock:
La marine, elle va avoir du mal à expliquer le tain de vie de la famille Lepen si elle joue encore la drague de l'électorat populaire : Villa Montretout, rolls...

Quant à la gestion des municipalités FN (beh oui, ils ont été au pouvoir local et vues leurs gestions exemplaires...cela n'a pas duré longtemps :mrgreen: ), les Megret ont eu des problèmes avec le financement, entre autre :D
http://www.lemonde.fr/politique/article ... 23448.html

http://www.lemonde.fr/politique/article ... 23448.html

Comment le FN gérait ses villes
LEMONDE.FR | 02.07.09 | 13h54 • Mis à jour le 02.07.09 | 16h27

Dimanche 5 juillet, le Front national pourrait à nouveau gérer une grande ville française pour la première fois depuis 2002. A Hénin-Beaumont, la liste menée par Steeve Briois et Marine Le Pen est en effet arrivée en tête au premier tour.

La première conquête d'une mairie par le FN remonte à 1995. Le Front national remportait Marignane, Orange et Toulon à la faveur de triangulaires. En 1997, c'est au tour de Vitrolles. Quatre villes qui doivent alors devenir pour le parti le "laboratoire" d'une stratégie de conquête nationale. Le FN espère prouver qu'il est capable d'appliquer localement son programme qui allie sécurité, préférence nationale et baisse de la fiscalité.

Dans les faits, il sera suivi plus ou moins strictement selon les villes. "Les stratégies vont s'écarter entre une gestion pragmatique à Orange et Marignane et une gestion beaucoup plus idéologique à Vitrolles et Toulon", assure Gilles Ivaldi, chercheur à l'université de Nice-Sophia-Antipolis.

Vitrolles sera la commune qui ira le plus loin. La ville est rebaptisée "Vitrolles-en-Provence", et une avenue prend le nom de Jean-Pierre-Stirbois, en hommage à un dirigeant du parti mort dans un accident de voiture. Une prime de 5 000 francs est attribuée "aux enfants français nés de parents européens". La justice l'annulera. Si les trois autres maires avaient aussi promis une telle prime, ils ne l'appliqueront jamais. Leurs services refusent en revanche de délivrer les certificats d'hébergement nécessaires pour les demandes de visa.

LA RÉNOVATION DES CENTRES-VILLES PRIORITAIRE

Dans toutes les villes, les subventions aux associations sociales et culturelles jugées hostiles sont coupées. "Dans des villes où le FN a gagné justement parce que l'opposition se déchirait, ces associations représentaient souvent la première force de contestation", explique Gilles Ivaldi. A Vitrolles, les bibliothécaires qui refusent de suivre la politique éditoriale de la mairie, très conservatrice, sont écartés. Tous les maires privilégient la culture folklorique à la création contemporaine, comme à Orange, les Chorégies sont remises en cause. La rénovation des centres-villes est souvent prioritaire. Tout comme la sécurité, avec une forte hausse du nombre de policiers municipaux.

A Toulon, la mairie coupe les subventions des associations qui agissent auprès des populations issues de l'immigration, elle maintient un budget conséquent d'aide aux associations, mais en le réorientant vers les anciens combattants ou les pieds-noirs. Une association est même créée de toutes pièces : Jeunesse toulonnaise, pour organiser les colonies de vacances à la place du centre de loisirs et d'action sociale. Mal gérée, elle est placée en liquidation judiciaire en 1999.

En terme de gestion administrative, les maires décident de mettre au placard les fonctionnaires les moins dociles ou de se séparer d'eux. Des militants du FN sont recrutés pour les remplacer. Les maires FN accordent également une large place à leur famille. A Vitrolles, Bruno Mégret agit en permanence dans l'ombre de sa femme, Catherine, tête de liste à sa place après sa condamnation à une peine d'inéligibilité pour non-respect des règles de financement de campagne électorale. A Toulon, la femme de Jean-Marie Le Chevallier est placée à la tête du Centre de loisirs et d'action sociale. A Orange, c'est le neveu de l'épouse de Jacques Bompard qui est placé à la tête de l'office du tourisme. Cette politique ne se fera pas sans tensions. A Toulon, l'équipe municipale se déchire rapidement.

UN BILAN TRÈS MITIGÉ

In fine, le FN peine à appliquer son programme. En partie en raison des barrières légales insurmontables pour un simple maire, mais également pour des problèmes de gestion économique. A Marignane, les impôts locaux augmentent, et le centre-ville n'est finalement pas rénové. La chambre régionale des comptes dresse un rapport accablant, tout comme pour Vitrolles. En revanche, elles est plus élogieuse envers les finances d'Orange, qui a réussi à contenir ses dépenses courantes tout en diminuant les impôts locaux.

:mrgreen: Mais, alors que les élus FN ont souvent fait campagne sur la lutte contre les malversations des équipes précédentes, et promis davantage de transparence, certains d'entre eux sont rapidement accusés des mêmes pratiques. Bruno Mégret est condamné en 2007 en appel pour avoir utilisé les moyens de la mairie de Vitrolles pour financer sa campagne pour les présidentielles. A Toulon, Jean-Marie Le Chevallier est condamné en 2003 pour subornation de témoins dans l'affaire du meurtre de son directeur de cabinet. :mrgreen:

En 2001, il perd les élections et laisse une ville surendettée, en 2002 c'est au tour de Catherine Mégret à Vitrolles, qui voit sa réélection annulée. A Marignane et Orange, les maires restent en place mais s'éloignent du parti : Jacques Bompard, devenu membre du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, est réélu dès le premier tour en 2008. A Marignane, Daniel Simonpieri, candidat sous l'étiquette UMP, a en revanche perdu sa mairie.

"Le FN a échoué parce qu'il manquait de compétences", résume Nonna Mayer, chercheuse au Cevipof-Sciences Po. "Comme tous les partis d'extrême droite européens, le FN au pouvoir a du mal à prouver son efficacité tout en respectant son programme", estime de son coté Gilles Ivaldi. En cas de victoire à Hénin-Beaumont dimanche, Steeve Briois et Marine Le Pen pourraient bien buter à nouveau sur ce dilemme.

Pour en savoir plus :

- Analyse de la politique sociale par Jean-Marie Le Chevallier de la mairie de Toulon, dans la revue Critique internationale.

- "Le système Bompard à Orange", sur L'Express.fr

- "Les villes-laboratoires du Front national", une enquête du Monde du 8 février 1997 (archive payante).
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DJJJJJ
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...

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NICO69007 a écrit :Dans notre monde, une loi physique universelle veut que action entraine réaction.
Pfff... si c'est pas malheureux de lire de telles inepties sortie du clavier de personnes aussi jeunes :|
Je t'en foutrais des "lois physiques universelles" :?
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antiheros
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...

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"... Y a ici des gens de toutes les origines, et de toutes les générations. Et vous entendre rire tous ensemble, je vous jure que ça fait chaud au coeur !
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Jamel Debbouze
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papanzer
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...

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je ne prend pas de risques en disant que ce post est promis à un bel avenir !
du moins jusqu'à avril 2012...
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Richie
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...

Message non lu par Richie »

papanzer a écrit :je ne prend pas de risques en disant que ce post est promis à un bel avenir !
du moins jusqu'à avril 2012...
Pas sûr : si la zone euro "saute" à cause de la Grèce, voire de l'Italie, la mention liée à "l'exécution des engagements internationaux" pourrait servir :idea:
Les institutions "consultées" sont "umpisées"...
Le verbe "inspirer", c'est tellement vague...
Bref, de quoi faire durer les choses le temps de procéder à la réforme sur le Juge d'instruction : sa suppression.
Le temps que des cancers fourdroyants se déclenchent...et autres "drames"...le temps de demander la nationalité Hongroise... :sm11:
Donc pas d'élection en mai 2012... :mrgreen:

L'article 16 de la Constitution de 1958 dispose :

« Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la Nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des Présidents des Assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.
Il en informe la Nation par un message.
Ces mesures :sm11: doivent être inspirées :sm11: par la volonté d'assurer aux pouvoirs publics constitutionnels, dans les moindres délais, les moyens d'accomplir leur mission. Le Conseil constitutionnel est consulté à leur sujet.
Le Parlement se réunit de plein droit.
L'Assemblée nationale ne peut être dissoute pendant l'exercice des pouvoirs exceptionnels.
Après trente jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels, le Conseil constitutionnel peut être saisi par le Président de l'Assemblée nationale, le Président du Sénat, soixante députés ou soixante sénateurs, aux fins d'examiner si les conditions énoncées au premier alinéa demeurent réunies. Il se prononce dans les délais les plus brefs par un avis public. Il procède de plein droit à cet examen et se prononce dans les mêmes conditions au terme de soixante jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels et à tout moment au-delà de cette durée. »
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...

Message non lu par NICO69007 »

DJJJJJ a écrit :
NICO69007 a écrit :Dans notre monde, une loi physique universelle veut que action entraine réaction.
Pfff... si c'est pas malheureux de lire de telles inepties sortie du clavier de personnes aussi jeunes :|
Je t'en foutrais des "lois physiques universelles" :?
pourquoi dis tu cela ?

je suis curieux de connaitre de savoir pourquoi tu dis que j'ai écris une ineptie ?
C'est dans l'effort que l'on se retouve, c'est le meilleur moyen d'apprendre à se connaitre.
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octave
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...

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Ou bien un petit "attentat" au bon moment pour souder les français non? :?

Genre Noel, dans un magasin ou une saloperie de ce genre...
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...

Message non lu par Richie »

octave a écrit :Ou bien un petit "attentat" au bon moment pour souder les français non? :?

Genre Noel, dans un magasin ou une saloperie de ce genre...
Cela s'est déjà vu dans d'autres pays... :idea:

Vu le climat économique anxyogène (annonces de faillites d'une structure tous les jours), pas besoin à priori, juste laisser s'écrouler la zone euro et hop, article 16, car à priori, exclure la Grèce revient à la faire tomber, donc gros bazard économique et financier, donc intervention de l'état, donc article 16 et hop...on part sur une dynastie civile...y a de la relève derrière :idea:
Les USA font tout pour que la zone euro tombe, la GB n'est pas dans la zone euro et l'alliée traditionnelle des USA (mais bon, y a les JO :?: ), dans certains pays, il y a des enjeux électoraux...
Bref, l'année 2011 fut agitée, l'année 2012 risque d'être tempêtueuse...
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Richie
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...

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Demain soir, 22H20 sur France 2, de quoi mieux comprendre les révélations actuelles qui visent tantôt les Chiraquiens, tantôt les Balladuriens devenus Sarkozystes :

Image

http://danactu-resistance.over-blog.com ... 17611.html

FRANCE 2 / CE DIMANCHE A 22 H 20
“Les Fauves” en pâture à la censure ?

Paranoïa ou main mise politique ? Patrick Rotman, auteur d'un documentaire qui retrace l'affrontement Sarkozy/Villepin,“Les Fauves”, s'insurge contre France 2 qui ne le diffusera pas en prime time.

Entre France 2 et Patrick Rotman, c’est la guerre. Le réalisateur accuse la chaîne d’enterrer délibérément pour des raisons politiques son dernier documentaire, Les Fauves, qui retrace l’affrontement passionnel entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin au cours des quinze dernières années. Un sujet d’une actualité brûlante à l’heure de la relaxe en appel de l’ancien Premier ministre dans l’affaire Clearstream et en plein déballage des remugles de la Françafrique, provoqué par les révélations de l’avocat Robert Bourgi.
Pourquoi Patrick Rotman se lance-t-il dans de telles accusations ? Le réalisateur n’a rien d’un va-t-en-guerre et a toujours défendu les chaînes publiques pour lesquelles il a produit quelques uns des meilleurs documentaires de ces quinze dernières années (Eté 44, Les Survivants, L’Ennemi intime, François Mitterrand, le roman du pouvoir ; Chirac). Mais voilà, l’homme est heurté et blessé. Il n’admet pas que France 2 ait programmé Les Fauves en deuxième partie de soirée et n’a pas de mots assez durs pour contester ce choix.

“Je pense que c’est une forme d’autocensure, de trouille.”
Patrick Rotman

Fait du prince

« Ce documentaire a été conçu, écrit et réalisé comme un film de prime time. Il en a toujours été convenu ainsi comme l’attestent également sa longueur (1h45) et son coût. C’est un film cher (ndlr : 720.000 euros dont 400.000 euros mis par la chaîne), impossible à réaliser avec un budget de deuxième partie de soirée. Quand je l’ai remis à la chaîne, je n’ai reçu que des compliments des responsables de France 2. Personne ne m’a demandé la moindre modification sur le contenu. Personne n’a ensuite été capable de me fournir une explication rationnelle et raisonnable du choix de ne pas le programmer en prime time. Pour moi, c’est une volonté évidente d’enterrer le film, de faire en sorte qu’il soit peu vu et fasse le moins de bruit possible. Je ne peux y voir qu’une raison politique. Je pense que c’est une forme d’autocensure, de trouille ». Visiblement amer, le réalisateur ironise : « Le paradoxe de cette histoire, c’est que mon documentaire retrace la rivalité Sarkozy/Villepin au travers des témoignages de gens comme Copé, Baroin ou Raffarin, qui sont tous aujourd’hui dans les cercles du pouvoir. Alors, de quoi ont-ils peur ? »

Les Fauves, extraits.
A France 2, les accusations de Patrick Rotman gênent autant qu’elles agacent. Personne ici n’oublie que c’est Nicolas Sarkozy qui a fait roi l’actuel président de France Télévisions, Rémy Pfimlin et que, de ce fait, les polémiques dérapent vite sur le terrain de l’indépendance. On ne mord pas la main de celui qui vous a nommé. Et puis dans cette affaire, le cocktail entre la personnalité de Rotman et le sujet chaud bouillant de son documentaire est explosif. Les dirigeants de France 2 le savent et jouent les démineurs.

“Patrick Rotman considère qu’il ne travaille
que pour faire du prime time.”
Claude-Yves Robin, France 2

Dans un bel ensemble, ils nient toute intervention extérieure. « Il y a eu zéro autocensure et zéro pression politique », affirme Claude-Yves Robin, le directeur général de France 2. Et contre attaquent point par point. « Contractuellement, on ne commande jamais une œuvre pour une case précise. Ce n’est pas la première fois qu’un film réalisé dans le désir d’être mis en prime time se retrouve ailleurs », assure Fabrice Puchault, directeur de l’unité documentaire de France 2. Exact, même si ce type de changement est rare. « Patrick Rotman considère qu’il ne travaille que pour faire du prime time. Si Les Fauves avait été un film fulgurant, nous lui aurions trouvé une place en première partie de soirée. Son film est intéressant, riche mais il n’apporte aucune révélation. Il nous a semblé trop fragile sur le fond comme sur la forme pour un prime time. La meilleure manière de le défendre était de le placer en deuxième partie de soirée » explique Claude-Yves Robin.

Mystères

Sans porter de jugement sur la décision de programmation de la chaîne, Les Fauves n’ont effectivement pas la même qualité que les précédents films du réalisateur. Ce documentaire tient plus à sa promesse d’un dévoilement qu’à la réalité de son contenu, une narration sans relief et sans grandes nouveautés de l’affrontement entre deux leaders politiques prêts à tout pour assouvir leurs ambitions de pouvoir. Sur le fond, l’argumentation de la chaîne n’est donc pas aussi irrationnelle que ne le prétend Patrick Rotman.
France 2 n’est pas exempte de “maladresses”.
Cette histoire n’est cependant pas née de rien ou du seul ego un peu hypertrophié d’un réalisateur par ailleurs jamais pris en défaut de malhonnêteté intellectuelle. Patrick Rotman n’a peut-être pas voulu entendre les critiques qu’on faisait à son film. Il n’est pas sûr que la chaîne les lui ai formulées aussi clairement qu’elle le fait aujourd’hui. Sans compter que France 2 n’est pas exempte de « maladresses ». La première proposition de la chaîne ne se contentait pas de mettre le film en deuxième partie de soirée, elle le plaçait à un horaire franchement tardif (aux alentours de 23 heures et non de 22h20, comme c’est finalement le cas).
Le film était par ailleurs curieusement absent d’un luxueux « cahier de tendances » sur la production documentaire de France Télévisions diffusé au printemps dernier. « Une erreur d’impression », plaide France 2 sans rire. De quoi alimenter une certaine paranoïa et ne pas balayer d’un revers de main l’hypothèse d’une possible pression politique. Reste qu’au final, le film sera bien diffusé à l’antenne (le dimanche 25 septembre à 22h20) et visible pendant une semaine sur pluzz, le site de rattrapage de France Télévisions. Les critiques ont par ailleurs pu faire normalement leur travail en ayant accès au film en temps et en heure accompagné d’un dossier de presse, il est vrai minimaliste.
Enfin, Claude-Yves Robin nous a assuré que Les Fauves ferait l’objet d’une promotion à l’antenne avant sa diffusion. Dans ces conditions, même si on peut comprendre l’amertume de Patrick Rotman, difficile de le suivre quand il parle d’un enterrement de première classe. Cette polémique illustre surtout le fait qu’il reste du chemin à faire dans ce pays pour produire et diffuser sereinement de l’enquête politique, surtout tant que les chaînes resteront dirigés par un patron nommé en direct par l’Elysée.
Olivier Milot

Le 19 septembre 2011 à 13h30
Source : TELERAMA

http://www.telepoche.fr/listing.html

Histoire :
Les Fauves raconte quinze années d'affrontements entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, de la campagne présidentielle de 1995 à aujourd'hui

Résumé :
1993. Edouard Balladur est Premier ministre. Nicolas Sarkozy, dont les relations avec Chirac sont au beau fixe, devient ministre du Budget, mais aussi porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication. Il occupe un poste-clé et apprend vite. Jacques Chirac, lorsqu'il met en place une cellule destinée à préparer sa campagne pour l'élection présidentielle de 95, le nomme à sa tête. Mais Nicolas Sarkozy choisit finalement Edouard Balladur. Pour le clan chiraquien, il devient un traitre. :D En particulier pour celui qui est alors directeur de cabinet d'Alain Juppé : Dominique de Villepin. Celui-ci va occuper progressivement l'espace jusqu'à se rendre indispensable auprès de Jacques Chirac, et n'a pas de mots assez durs pour qualifier les balladuriens. Ce sera le début de quinze ans d'affrontements entre Sarkozy et Villepin, racontés dans ce document.

Avis :
A base d'archives bien choisies et de témoignages de figures de l'UMP, le récit posé, minutieux et sans concession, des origines et de l'évolution de la rivalité entre deux hommes politiques déterminés.
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antiheros
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...

Message non lu par antiheros »

cette querelle entre rotman et france2 reflète bien la france sous sarkozy.
l'intrusion du pouvoir exécutif dans les médias (entre autres) est telle depuis 2007 qu'un exemple comme celui-ci, qui n'aurait pas justifié une ligne dans la presse il y a quelques années, alimente maintenant, à tort ou à raison (impossible de le vérifier), le soupçon et la paranoïa.

PS il n'y a pas que par rapport aux médias que la parano est à l'oeuvre, il suffit de lire quelques posts plus haut dans ce sujet même : article 16, un attentat ... jamais personne n'aurait envisagé ce genre de choses sous les présidents précédents ... d'ailleurs personnellement je pense que c'est aller un peu loin (cf. la théorie du complot par rapport au 11 septembre par exemple)
"... Y a ici des gens de toutes les origines, et de toutes les générations. Et vous entendre rire tous ensemble, je vous jure que ça fait chaud au coeur !
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Richie
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Re: Présidentielles 2012, des enjeux "particuliers"...

Message non lu par Richie »

antiheros a écrit :cette querelle entre rotman et france2 reflète bien la france sous sarkozy.
l'intrusion du pouvoir exécutif dans les médias (entre autres) est telle depuis 2007 qu'un exemple comme celui-ci, qui n'aurait pas justifié une ligne dans la presse il y a quelques années, alimente maintenant, à tort ou à raison (impossible de le vérifier), le soupçon et la paranoïa.

PS il n'y a pas que par rapport aux médias que la parano est à l'oeuvre, il suffit de lire quelques posts plus haut dans ce sujet même : article 16, un attentat ... jamais personne n'aurait envisagé ce genre de choses sous les présidents précédents ... d'ailleurs personnellement je pense que c'est aller un peu loin (cf. la théorie du complot par rapport au 11 septembre par exemple)
Le fait de ne pas "l'imaginer" n'empêche pas des actes et des agissements d'hommes politiques antérieurs présentés dans l'inconscient collectif français comme quasi parfaits moralement : De Gaulle qui payait ses factures personnelles...

Selon Bourgi, les vallettes africaines auraient commencé avec De Gaulle...normal, les réseaux Françafrique ont été mis en place par lui :
http://www.google.fr/search?rlz=1C1GGGE ... s+degaulle

Quant à des actions obscures, il y a notamment celle-ci qui a permis quoi :?: :D
http://www.lepoint.fr/societe/putsch-d- ... 687_23.php

Putsch d'Alger, une manip du Général ?
Le Point - Publié le 10/03/2011 à 12:09
1961. Pour l'historien Pierre Abramovici, l'affaire a été largement exploitée par l'exécutif.

Le 23 avril 1961, à 20 heures, le général de Gaulle s'exprime à la télévision : "Un pouvoir insurrectionnel s'est établi en Algérie sous la forme d'un pronunciamiento militaire..." On garde tous en mémoire la suite, fameuse, sur le "quarteron de généraux en retraite", formule gaullienne ponctuée par un appel final et dramatique : "Françaises, Français, aidez-moi !" L'historien Pierre Abramovici, dans "Le putsch des généraux. De Gaulle contre l'armée", avance une thèse audacieuse : prévu de longue date par le gouvernement, le putsch des généraux aurait été utilisé par celui-ci, puis retourné en sa faveur lors d'un "second putsch", cette fois médiatique. Une "manipulation" qu'Abramovici qualifie de "péché originel de la Ve République".

Le Point : Plus que d'un putsch des généraux, il s'agirait donc d'un putsch du Général ?

Pierre Abramovici : Que nous a-t-on appris, répété, sur cet événement ? En Algérie, le 20 avril 1961, des généraux ont essayé de prendre le pouvoir. Le 23 avril, à 20 heures, le général de Gaulle, à la télévision, a appelé les Français à la rescousse. Le même jour, à 23 h 45, toujours à la télé, Michel Debré, Premier ministre, a exhorté les Français à "aller à pied ou en voiture" pour dissuader les soldats de se rallier au putsch, qui menacerait de gagner aussi la France. D'énormes manifestations de gauche comme de droite se sont alors déroulées dans un Paris en quasi-état de siège et les appelés, convaincus par le discours du général de Gaulle, ont fait échouer le putsch en Algérie. Or tout cela est une légende. Lorsque de Gaulle prend la parole, il sait déjà que le complot a échoué. Quand Debré évoque "des renseignements nombreux, précis et concordants" qui permettent de croire à une action militaire en France, il sait que c'est faux. Il dramatise la situation pour permettre à de Gaulle de faire passer l'article 16 et de renforcer la "monarchie républicaine". En réalité, le putsch des généraux est une opération politique anticipée depuis longtemps par le gouvernement, qui l'a laissé venir, sachant qu'il était sans danger, pour le retourner en sa faveur, casser définitivement l'armée et créer des conditions favorables à un renforcement de l'exécutif.

Pourquoi cette manipulation ?

Quand de Gaulle prend le pouvoir en 1958, il trouve face à lui l'armée d'Algérie : une armée coloniale, qui a été pétainiste et qui a presque tous les pouvoirs. Or de Gaulle a pour projet de construire une armée moderne, nucléaire, technique, qui obéisse à l'exécutif. Que fait-il lorsqu'il arrive à la tête de l'Etat ? Il mute ou remplace tous les militaires qui se sont mobilisés pour lui en 1958. Mais l'armée reste puissante. Il faut donc un prétexte pour l'affaiblir, estime la garde gaulliste, composée de Foccart, Chaban-Delmas, Roger Frey. Fin 1959, alors que de Gaulle poursuit sa politique de décolonisation, l'armée comprend qu'elle a été trahie. Et si, lors de la "semaine des barricades", en décembre 1960, de Gaulle ordonne aux militaires de ne pas soutenir les pieds-noirs, ils obéissent à contrecoeur. A cette occasion, le Général veut déjà faire usage de l'article 16 pour avoir les pleins pouvoirs. Or le président du Conseil constitutionnel, Léon Noël, lui répond que c'est impossible : quoi qu'il se passe en Algérie, les institutions en France ne sont pas menacées.

On aurait donc incité les généraux à aller jusqu'au putsch pour créer en France une situation qui permette à de Gaulle de recourir à l'article 16 ?


Exactement. Il y a également une raison politique. En 1961, les gaullistes ne pèsent pas encore très lourd à l'Assemblée. Le putsch va permettre un consensus populaire autour de la personne de De Gaulle. Pour cela, on pousse à bout les généraux, on les amène vers un piège. La légende du 20 avril, c'est Jean Lacouture qui l'a écrite : de Gaulle est à la Comédie-Française avec Senghor, il assiste à :D "Britannicus" :D , va se coucher, est réveillé à 2 heures du matin. C'est une mise en scène. A Paris, on connaît le jour, l'heure du déclenchement du putsch, le nom des responsables et des unités - à peine 1 000 hommes sur 360 000 -, car, depuis un an et demi, on les a mis sur écoutes, on les surveille. Il n'y a jamais eu de surprise et de Gaulle est mis au courant à la Comédie-Française, où Maurice Papon :evil: , préfet de police, s'est fait installer un bureau pour la soirée. Dès la nuit du 21, on arrête à Paris les militaires alliés aux putschistes. On déjoue toutes les tentatives, dérisoires, de coups de main en France, mais le gouvernement fait comme si le putsch était vraiment en train de menacer le pays. Moins il s'en passe, plus on dramatise des faits inexistants. On sait également qu'en Algérie le complot, strictement militaire, piétine, car le gouvernement a mis en place tous les garde-fous.
Autre preuve qu'on avait tout prévu : les fameux transistors sur lesquels les appelés vont écouter le discours du Général. Cela fait un an et demi que le gouvernement les vend à bas prix aux unités. Des transistors qui reçoivent surtout RMC :D , explicitement mobilisée pour relayer les messages du gouvernement.

Le putsch, pour vous, est donc un remake où de Gaulle rejoue la carte de l'homme providentiel ?

Et cela marche. Après le discours du Général à 20 heures, les gaullistes se demandent comment mobiliser davantage les foules. D'où le second discours de Debré à 23h 45, improvisé sur un coin de table avec Constantin Melnik, qui va provoquer un électrochoc dans la population et les médias, alors qu'on sait déjà que les militaires ne vont rien tenter. Pour la première fois, la télé va émettre sans interruption pendant trois jours, diffusant fausse nouvelle sur fausse nouvelle : le suicide de Salan, des coups de canon à Mers el-Kébir, relayée par France-Soir. On est dans une atmosphère de psychodrame hallucinant. On fait tourner quelques vieux chars dans Paris, en faisant croire avec les images que de gros moyens sont déployés. Or le putsch s'est terminé la veille. Le gouvernement l'a appris par l'adjoint du général Challe, qui s'est rendu : ce n'est autre que le colonel de Boissieu, cousin du gendre de De Gaulle. :D
Mais les forces de gauche, près de 1 million de personnes, vont aller dans la rue pour soutenir de Gaulle. :D Avant de se rendre compte qu'elles ont été manipulées.
Et le 25 avril, l'article 16 est promulgué à l'Assemblée. :idea: :D

:idea: De Gaulle a réussi là où il avait échoué en 1958, rassembler les forces de droite comme de gauche. Il songe déjà au référendum de 1962 sur l'élection au suffrage universel. :idea:

Propos recueillis par FRANÇOIS-GUILLAUME LORRAIN

"Le putsch des généraux. De Gaulle contre l'armée", de Pierre Abramovici (Fayard, 350 pages, 19 E).

Dates clés

1er juin 1958 : le général de Gaulle devient le dernier président du Conseil de la IVe République.

21 décembre 1958 : de Gaulle élu président de la Ve République par un collège de 80 000 membres.

Janvier 1960 : " semaine des barricades " à Alger.

21 avril 1961 : le 1er REP s'empare des points stratégiques d'Alger. Début du putsch.

23 avril : discours de De Gaulle à la télévision.

26 avril : le général Challe se rend. Fin du putsch.

28 octobre 1962 : référendum sur l'élection au suffrage universel du président de la République.

" Je ne crois pas à cette thèse "

En 1983, Maurice Vaïsse, professeur d'histoire à l'Institut d'études politiques de Paris, avait écrit " Alger, le putsch " (Complexe). Ayant eu accès à de nouvelles archives, il publie " Comment de Gaulle fit échouer le putsch d'Alger " (André Versaille).

Le Point : La thèse d'un putsch téléguidé par le général de Gaulle est-elle vraisemblable ?

Maurice Vaïsse : C'est une explication qui a été évoquée a posteriori par certains des acteurs, comme le colonel Trinquier. Et de Gaulle écrit effectivement dans une lettre envoyée à son fils que le putsch " crève l'abcès ". Mais je ne crois pas du tout qu'il ait tout manipulé et c'est même se tromper lourdement sur la situation de l'époque que de l'affirmer. En revanche, qu'il en ait profité, cela ne fait aucun doute. Mais il aurait préféré faire l'économie de ce coup de force. Celui-ci est une honte pour la France. Des généraux et des colonels se révoltent au moment même où de Gaulle cherche à faire revenir la France, en tant que grande puissance, sur la scène internationale.

Vous décrivez combien la France est ébranléepar la rébellion d'Alger.

Si les institutions ne fonctionnent plus en Algérie, la situation est également très alarmante en France. Il n'y a plus personne dans les ministères. A l'Elysée, c'est une atmo-sphère de fin de règne. Même si cela ne dure pas longtemps, il y a un véritable tourbillon, qui aboutit à un vide, et beaucoup s'interrogent, y compris parmi les fidèles du Général, sur la suite des événements...

Les Américains ont-ils appuyé les généraux putschistes ?

Il faut distinguer le rôle de la CIA de celui de l'administration américaine. Certains agents de la CIA ont eu des contacts avec les putschistes. Mais ce sont des initiatives isolées. Du côté de l'administration, aucun soutien n'a été apporté aux généraux rebelles. Mais de Gaulle y a tout de suite pensé. En réalité, c'est en suivant le canal des révélations de cette hypothèse qu'on comprend le mieux. C'est un journal italien d'obédience communiste qui, à l'époque, a relayé cette thèse. Il est donc probable qu'il s'agissait d'une manipulation du KGB, qui souhaitait saper le rapprochement de la France et des Etats-Unis, alors que de Gaulle s'apprêtait à recevoir Kennedy