
"Les mères qui travaillent n'ont pas d'impact négatif sur le développement de leurs enfants, cependant le timing est important: les bébés tirent avantage de la première année de leur vie passée aux côtés de leur mère". Telle est la conclusion d'une analyse regroupant les résultats de 69 études conduites depuis 1960. Les résultats diffèrent selon la catégorie sociale et la composition de la famille.
Les enfants des classes moyennes et supérieures et les familles biparentales souffrent plus au moment où leur mère repart au travail que les enfants de familles monoparentales ou de la classe ouvrière.
Pour les enfants des classes moyennes et supérieures, il faut prendre en compte les aspects négatifs pour l'enfant (le manque d'attention, la frustration, la "mauvaise" qualité des soins reçus en crèche (quand c'est le cas), etc.).
Les mères célibataires ou les mères de familles pauvres rendent service à leurs enfants en retournant travailler, simplement car elles ont besoin d'argent pour subvenir aux besoins de leur bébé. Elles sont également moins stressées car leurs finances se portent mieux et accordent donc plus d'attention à leurs enfants.
Dès la deuxième année
Dans toutes les classes sociales, dès leur deuxième année de vie, les enfants tirent plus avantage de leurs expériences, ils ont moins besoin d'être protégés, c'est donc le moment idéal pour les mamans pour retourner au travail.
Reprendre le travail avant son premier anniversaire peut engendrer des problèmes de comportement chez le bébé. L'idéal serait de permettre aux mamans de rester chez elles ou de privilégier le temps partiel, selon les chercheurs du Macalester College et de l'Université de Californie.
Actuellement, les mères belges ont droit à 15 semaines de congé de maternité. L'Union européenne souhaiterait porter ce nombre à 20 semaines. La Suède est le chef de file en la matière puisque les mères disposent d'une année de congé de maternité avec 80% de leur salaire.













