Fab74ch a écrit : 26 févr. 2022, 16:18
Silver0l a écrit : 26 févr. 2022, 09:40
Z__orglub a écrit : 26 févr. 2022, 02:07
Zemmour et Macron sont proches sur ce sujet. Ils ont des oeillères : l'un obmunibilé par la croissance et les startups, et l'autre par les guerres de civilisation.
Le point positif c'est que beaucoup de voix s'élèvent : le sujet va commencer à peser, mais probablement pas pour cette élection.
Barrau dit un truc intéressant : l'espoir c'est que toute la consommation, les voyages en avion, les startups et compagnie deviennent des choses "pas cool" et vulgaires. On ne cherchera plus à augmenter notre consommation de bien et de service - car voué à l'échec - mais plutôt d'autres valeurs. Bref, toujours la même histoire : remplacer le PIB par une autre métrique qui fait plus de sens. Ça semble utopique, mais les mentalités peuvent changer rapidement.
Oublie tout ça. Le souci n°1 des Français, c'est le pouvoir d'achat, et qui dit pouvoir d'achat en hausse dit PIB en hausse, c'est mécanique.
Donc tout l'enjeu est de faire une croissance vertueuse, ce que certains pseudo-écologistes refusent, car ils sont dans l'aveuglement idéologique et le déni total de ce que tout le progrès technique peut apporter et a toujours apporté au cours de l'histoire.
La doxa écolo dominante ne marchera pas, car elle est porteuse d'un discours anxiogène et régressif: on demande aux gens de se sacrifier, de réduire leur consommation, de s'appauvrir, voire d'arrêter de faire des enfants... de quoi devenir complètement dépressif, de pleurer et ne rien faire. Il faut retrouver un discours positif, avec des solutions qui prennent en compte les enjeux climatiques, mais sans renoncer au progrès social et aux avancées immenses dont l'humanité a pu bénéficier au cours des dernières décennies. Personne n'a envie d'aller arracher à la main les mauvaises herbes dans les champs comme nos ancêtres le faisaient, personne n'a envie de se cailler à 10° dans son appartement pendant l'hiver, personne n'a envie d'aller au lavoir battre son linge, personne ne veut renoncer aux avancées de la médecine moderne... il faut arrêter cette doxa régressive de la décroissance et du retour en arrière, qui ne fait que frustrer les gens et est complètement contre-productuive, puisqu'elle empêche de vraiment progresser sur le front du climat.
Dans la pratique, concilier progrès social et climat n'est pas si compliqué: il faut décarboner complètement notre économie en électrifiant tout. Côté demande, il faut électrifier tout ce qui consomme des combustibles fossiles (passer aux voitures, camions et bus électriques, passer au chauffage à pompe à chaleur, remplacer tous les moteurs thermiques de l'industrie par des moteurs électriques etc etc). Et côté offre, il faut produire trois fois plus d'électricité (pour remplacer les autres sources d'énergies fossiles), et bien sûr produire cette électricité sans carbone (càd: nucléaire + hydro-électrique + renouvelables).
Si on fait ça, on peut être carbone neutre en 2050: il n'y a plus qu'à faire.Toutes les technologies sont là, aujourd'hui, il suffit de le vouloir.
Une lecture revigorante sur le sujet (même si je ne partage pas tout...), pour une approche vraiment différente de la question écologique:
https://www.theatlantic.com/newsletters ... ty/622911/
Retrouvons de l'optimisme et ayant foi dans le progrès, c'est comme ça que l'humanité a surmonté toutes les crises dans le passé et continuera de le faire dans le futur. Le retour vers le passé et la décroissance ne sont que régression, misère, inaction et ruine.

Yes, yakafokon!!!
On veut des chiffres! Des chiffres! Des chiffres!!
Quelle Conso électrique avec tout ça? Avec quel mix?
Quantité de matières premières dispo à l’échelle nécessaire et dans le temps imparti?
Allez, quelques chiffres et je me fais un A/R a Dubai pour fêter ça!
Ha oui et si aussi tu peux nous parler de ta conception du progrès, ça m’intéresse aussi beaucoup
Quels chiffres veux-tu?
J'ai donné une indication: il faut tripler notre production d'électricité.
Aujourd'hui, l'électricité représente 1/4 de notre consommation d'énergie.
Si on multiplie la production électrique par 3 d'ici 2050, on aura donc 75% de ce qu'on consomme actuellement, ce qui suppose donc de réduire de 25% notre besoin d'énergie.
Ceci est tout à fait jouable: ça représente une baisse de consommation de 0.9% par an grâce au progrès technique.
Or depuis le pic de 2005, nous avons baissé notre consommation d'énergie primaire de 3155 TWh à 2650 TWh, soir une baisse de 16% en 16 ans (1% par an) - tout en maintenant une croissance positive sur la période (gains en efficacité énergétique: on produit plus en consommant moins d'énergie - décorrélation PIB/énergie quoiqu'en dise Janco).
Il n'y a donc rien d'irréaliste à réduire notre consommation de 25% en 28 ans: on a fait mieux que ça sur les 15 dernières années.
Ma conception du progrès, j'en ai aussi parlé: "le progrès social et aux avancées immenses dont l'humanité a pu bénéficier au cours des dernières décennies. Personne n'a envie d'aller arracher à la main les mauvaises herbes dans les champs comme nos ancêtres le faisaient, personne n'a envie de se cailler à 10° dans son appartement pendant l'hiver, personne n'a envie d'aller au lavoir battre son linge, personne ne veut renoncer aux avancées de la médecine moderne..."
Le progrès, c'est vivre en meilleure santé, moins de travaux pénibles, l'accès à l'eau, au chauffage, à l'électricité, à un logement décent, à l'électro-ménager, aux soins médicaux, aux services sociaux, ne pas avoir faim... tout ceci n'est possible que dans une société technologiquement avancée, hautement mécanisée, et hautement consommatrice d'énergie. Tout notre confort et notre bien être n'est dû qu'aux esclaves mécanisés (pour reprendre une métaphore jancovicienne) qui travaillent sans relâche pour nous. Et ces esclaves ont besoin d'énergie.