HYDRATATION en course, quelques billes...

Quoi manger? Quoi boire?
FVI70
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Re: HYDRATATION en course, quelques billes...

Message non lu par FVI70 »

Pas de réponse? :cry: :cry: :cry:
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lopapy
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Re: HYDRATATION en course, quelques billes...

Message non lu par lopapy »

Mes excuses, mais tes questions demandent un peu de réflexion, je ne peux y répondre à la débotté comme la plupart des autres et... :oops:
J'ai un métier qui va me prendre cher cette semaine, alors, ma réponse va tarder un peu...

Par contre si d'autres ont des réponses, c'est avec plaisir que je les lirais.

L'Papy_débordé... :sm1:
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gitoune
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Re: HYDRATATION en course, quelques billes...

Message non lu par gitoune »

Salut FV170

Hydratation des muscles avant compétition
MACCA ne parle pas d’osmose pour le problème cité plus-haut (a-t-il trouvé une solution à son problème basé sur une explication erronée ? C’est peut-être à ça aussi qu’on reconnait les grands champions :D ). En revanche il parle du phénomène d’osmose en ce qui concerne son problème de crampes à Hawaii qu’il a solutionné à la suite d’une discussion avec un bodybuilder averti. Avant une compétition les bodybuilders doivent « sécher », d’où les risques de crampes et la perte de muscles en cas de trop grande déshydratation. Durant cette période de "séchage" ils boivent donc beaucoup mais la boisson doit contenir beaucoup d’électrolytes pour permettre l’hydratation des muscles. Or jusqu’à cette découverte MACCA buvait beaucoup d’eau les jours précédant la compétition ce qui avait pour conséquence d’hydrater le plasma sanguin mais pas les muscles. Bon là j'avoue que je cale... :roll: Pas d'explication précise sur le phénomène. Ci-dessous un petit paragraphe que j'ai trouvé sur le net sur ce sujet.

·The key to optimal raceday performance, especially in the heat, is hydrating the muscles in the weeks leading up to competition. As Macca learned from a successful French bodybuilder who he says did it the right way (read: no steroids), there are two types of hydration: muscular-skeletal hydration and blood plasma hydration. Most of us hydrate only at the blood plasma level. Before contests, bodybuilders consume huge amounts of water along with electrolytes, hydrating their muscles (and blood, too). This ultimately helps stave off cramps. As Macca learned, hydrating only a few days before Kona isn't enough and can lead to cramping and diminished performance in the heat. What he needed to do was heavily hydrate with water and electrolytes (sodium, magnesium, calcium and potassium) in order to reach the muscles--a time-consuming process that takes a few weeks. Macca heeded the advice and the rest, as they say, is history

Qu’en pensez-vous? Est-ce une notion connue de tous? une absurdité? une piste intéressante ??

A mon avis c'est une erreur de raisonner sur les stratégies d'hydratation à adopter dans les jours qui précèdent une course, car l'organisme n'a pas de système de stockage d'eau que ce soit en intracellulaire ou extracellulaire. Les variation d'hydratation en + existent, mais on entre dans le domaine de la pathologie.
Je ne vois pas en quoi boire une boisson riche en électrolytes hydraterait plus tes muscles, au contraire.
Je ne connais pas bien le sujet mais je pense que certaines stratégies "d'hydratation" adoptées par les bodybuilder avant les compétitions aboutissent à des états pathologiques/délétères (certains se déshydratent pour amincir l'épaisseur de la peau et faire ainsi ressortir les muscles), par ailleurs, la seule façon d'augmenter le volume cellulaire (musculaire) serait de créer un hyponatrémie plasmatique en buvant beaucoup d'une boisson faible en électrolytes, et on est là encore dans la pathologie.



Les questions

Electrolytes ou osmolarité?
Sur le lien du forum Kikouroù, un des intervenants reprend Lopapy avec la remarque suivante:

3 - Le rôle du rein est, entre-autre, de maintenir l'homéostasie, c'est à dire la concentration en Ions dans le sang. Cette fonction est permise par les néphrons qui sont capables d'assurer des transferts d'ions malgré des potentiels osmotiques défavorables. Ce qui veut dire qu'un coureur qui s'arrête pisser toute les 30 minutes a une concentration en ions dans le sang trop faible et pour l'augmenter il évacue de l'eau.

et Lopapy de répondre:

Ton point 3 m'interpelle un peu...
Cela sous tendrais que si je bois de l'eau minérale pure bien chargée en électrolytes, sans augmenter énormément l'osmolarité (même si une eau minérale type StYorre "tournerait" entre 40 et 60, si quelqu'un pouvait le vérifier ?) je m'hydraterais bien mieux ?

Je suis d'accord avec le point 3.
Je ne comprend pas bien la réflexion de Lopapy, peut être pourra-t-il une fois son rush passé préciser. (Courage Lopapy!!!!!)
Pour t'hydrater tu as besoin d'une boisson iso-osmotique. Les osmoles viennent des électrolytes, des sucres ou des deux. Donc oui à mon avis on peut bien s'hydrater avec une boisson sans sucre mais avec suffisamment d'électrolytes pour être autour de 280. Le problème c'est qu'en course on ne cherche pas uniquement à s'hydrater mais aussi à avoir des apports énergétiques, d'où le double intérêt que présente le sucre dans ta boisson d'hydratation: effet osmotique favorisant l'hydratation et apport énergétique. Néanmoins, avoir un peu d'électrolytes semble bien, et ce d'autant plus que la distance s'allonge ( De façon intuitive, je dirais que jusqu'au Half c'est pas trop grave de n'avoir que de l'eau et des sucres dans ton bidon..


Or il ne me semble pas avoir vu la réponse et cela m’intéresse. En effet le sujet du dossier est orienté vers les épreuves très longues (IM, 24h, etc…) or je suis principalement intéressé par les épreuves marathon et ½ IM. Ces épreuves demandent un apport calorique moins important que lors d'un IM mais l’hydratation reste primordiale.

Je ne suis pas d'accord avec toi, l'apport calorique horaire sur half et Marathon est aussi important que sur de l'ultra, voire même plus important car on évolue en général à des % de FCmax plus élevés, qui sollicitent donc bien plus les réserves en sucre.


Et si une hydratation optimale passe par une boisson fortement chargée en électrolyte, cela simplifie la vie pour les « petites » compétitions du style marathon et ½ IM : pas besoin de se prendre la tête sur le calcul de l’osmolarité (à priori pas évident du tout) de la solution pour être la plus proche possible de celle de son estomac, pas de risque de la dépasser et pas de problème pour ceux qui ne raffolent pas du sucré.

Se passer d'apport de sucre sur half ou Marathon est suicidaire à mon avis, tu risque le coup de bambou avant la fin.

Quantité par heure
En ce qui concerne la quantité de boisson à boire pendant l'épreuve j'ai l'impression que vous conseillez quelque chose du genre: "boire autant que possible avec modération" :D
Or on trouve un peu partout des formules sur la quantité à boire en fonction de quelques tests lors des entraînements (voir le paragraphe ci-dessous copié dans triathlete.com par exemple) en reproduisant les conditions de course autant que possible (allure, température extérieure, etc.).

Sweat rate example: If you weigh 160 pounds pre-workout and 158.5 pounds post-workout, you lost 1.5 pounds from sweat. Multiply 1.5 by 16 to get 24 ounces lost. Add, say, 10 ounces for fluid intake during your training session and you get 34 ounces/hour sweat rate Que pensez-vous de ces règles?

A condition d'être certain que ta boisson est iso-osmotique*, se baser sur le poids avant-après est une bonne façon de savoir si tu as assez bu ou pas. Il faut juste faire l'effort de noter la chaleur et l'hygrométrie ainsi que le niveau d'intensité d'effort pour que ça soit exploitable pour programmer une hydratation de course. *Si tu bois très hypo-osmotique pendant longtemps, ton rein n'arrivera plus à chasser l'eau libre excédentaire en te faisant pisser, et celle-ci diffusera dans ton secteur intracellulaire, dans ce cas un poids normal n'est plus la garantie d'être ok)

Boisson optimale pour un marathon (disons 3h+)
La question est dans le titre. Sachant bien entendu que toutes façons tout cela (en particulier les dosages) reste personnel, quel serait pour vous la meilleure boisson et quel type d’hydratation pendant la course? Est-ce comme une très longue distance, à savoir un mélange judicieux de glucides avec une osmolarité proche de celle de l’estomac et une faible hydratation toutes les 10’ dès les tous premiers pour atteindre grosso modo 1l par heure ? C'est une bonne base de départ ou la distance permet-elle d’être plus flexible sur le « protocole » (c'est pas la distance, mais le temps que tu mets à la parcourir et les conditions climatiques qui vont déterminer ton degré de "flexibilité" :wink: Ex: Si tu mets 5 heures et qu'il fait 40°C, le manque de rigueur sur l'hydratation s'exprimera bien plus que si il fait 7°C et que termines en 2h15 of course)(malgré les très gros risques du mur « hydrique ») ?
Bref: Pour ton marathon: détermine ton débit de transpiration horaire à allure/condition de course et boit en fonction. Et si tu n'as pas envie de te faire chier, bois une boisson du commerce 700 à 1000cc/heure toutes les 10m tu risques pas grand chose.

Voilou et encore bravo pour la qualité de ce post :D

Voilou, a+
Gitoune
FVI70
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Re: HYDRATATION en course, quelques billes...

Message non lu par FVI70 »

@ Lopapy: merci pour ton petit message et surtout, pas de stress! Faut voire le côté positif: tous ces gens qui te harcèlent de questions, c'est la rançon du succès ! :lol:

@ gitoune: merci pour les infos. Tu as sans aucun doute raison pour l'hydratation sur un marathon. J'ai juste un blocage psychologique à me goinfrer de sucre dès les premiers kilométres :) . Va falloir travailler ca à l'entraînement...
Quant à cette hystoire de bodybuilders, ca me parait également bizarre. D'un autre côté je me dis qu'un type comme MACCA doit certainement demander l'avis de 2-3 spécialistes avant de se lancer dans une nouvelle stratégie d'hydratation pour Kona :shock: .
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lopapy
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Re: HYDRATATION en course, quelques billes...

Message non lu par lopapy »

Ca y est, j'ai trouvé... Oups... Mon ami le Kriké, mon référent es sport & vie, m'a retrouvé un article non pas sur l'absorption spécifiquement sublinguale, mais sur l'inervation qui permettrait en se rinçant la bouche d'apporter un complément nécessaire au cerveau qu'il est inutile d'avaler avec les intestins hyper chargé et le taux de sucre dans le sang à niveau suffisant pour carburer...

Du coup, dès que je m'y remets, je ragarderais la question...

A peluche ! :wink:

L'Papy_ki_demandera_peut_être_l'avis_d'ERIC_D_avant_de_publier_ :?:

EDIT : Pour le haut niveau, je vais peut être te décevoir, mais je suis étonné de la non performance souvent de leur apport hydrique.
Et ceci jusqu'au plus haut niveau mondial, MACCA ou pas...
J'ai souvent échangé avec des athlètes revenant de crash et peu m'ayant consulté 15j/21j avant une grosse compétition, ont osé se remettre en cause.

J'ai quand même eu quelques athlètes, dont l'humilité n'est plus a vanter, avoir réussi à faire faire à leur sponsor des boissons au top pour être capable de boire plus d'un litre heure et faire des podiums ! (pas qu'en triathlon et quand vous descendez 30l, cela fait du volume...)

Sinon pour l'athlète moyen, c'est un peu plus d'un an qu'il faut pour comprendre que l'hydrique prend le pas sur le glucose...
Mais même ainsi, j'ai remarqué des retour en arrière, récession, quand le discours hydrique disparait des proches de l'athlète... Et quels dégats après, que l'on met sur plein de cause, mais rarement sur le manque hydrique...
Coach
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lopapy
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Re: HYDRATATION en course, quelques billes...

Message non lu par lopapy »

Alors... :sm1:

je ne sais pas si je vais être pertinent, mais je vais tenter déjà d'être cohérent...

Déjà, RIEN à rajouter sur le point "hydratation anté course" versus Guitoune. Actuellement beaucoup remettent en question cette stratégie de charge Gluco-hydrique, j'avoue ne point avoir de religion. Souvent, pour les petites courses, je me bois un bidon de Caloreen dans l'heure avant... Est ce un placebo ? Surement...
(tiens je n'en aurais pas ce soir :cry: )

A lire les détracteurs actuels de la charge, j'en viens à me demander si les études sur le RDS étaient vraiment si explicites que cela.
En voici un article de Claude...

Sur le point 3 ma réponse négligeait l'apport carburation pour ne s'intéresser qu'à la valeur hydrique.
Et donc, l'importance des électrolytes, qui m'avait déjà couté une victoire sur 24h, s'en trouvait renforcé et sur ma piste d'hydrater un max sans charger l'intestin avec l'ingestion de sucre, jouer sur les électrolytes en plus grand nombre me semblait une bonne piste. Maintenant quid de l'impact sur l'augmentation importante des électrolytes pour l'équilibre sanguin ???

Autant sur 10kms voire semi (tout dépend du temps en fait... Pour un effort <1h30'/1h45') je pense qu'il est possible de s'éviter l'apport du sucre, surtout pour les intestins très fragile. Au dessus la carburation en a besoin, c'est d'ailleurs en fonction de la qualité de son intestin et de la longueur de la compétition que l'apport du sucre peut devenir problématique...
Plus c'est long plus le besoin calorique sera important, mais bridé si l'intestin ne suit pas.

En fait, meme pour les réponses a suivre, la qualité de l'intestin fera l'optimisation de la carburation.
Suivant les athlètes, un taux Malto/glucose pissable au minimum donnera une ingestion intestinale plus ou moins difficile.
Vous vous trouvez donc devant le dilemme de devoir vous hydrater, mais que l'intestin est au bord de l'explosion.


Du coup, même pour les courtes distances (si l'athlète a un estomac fragile, et j'en connais) la proposition ci dessus d'augmenter les électrolytes pour baisser les sucres pourrait avoir un sens... Mais j'ai peut être trouvé mieux ! :mrgreen:

J'ai été frappé d'une nouveauté faite sur un ravitaillement à l'insu de mon plein gré au CHTRIMAN. En voyant les résultats positifs, j'ai recommencé à tous les suivants, réduisant de plusieurs secondes mes passages au kms au fur et à mesure de l'avancement du marathon. Je termine les 5 derniers kms sous les 5'/km pour finir en 3h52'
J'ai donc, après le semi ou j'étais à plus de 6'/km, régulièrement accéléré...

J'ai déjà explicité rapidement ailleurs ce qui s'est passé, mais un "one shot, one guy" ne veut absolument rien dire.
Alors mon pote le Kriké m'a retrouvé la biblio "sport et vie" (en fait le Kriké est mon référent sport et vie).
Cet article du N°127, très court, à comme titre "Ravitaillement : Le simulacre suffit"... Et j'ai retrouvé en grande partie mon schéma...

Je détaillerais plus ce point là sur le post initial, mais je rajouterais aussi que cet article met par terre ma théorie de la perfusion en montrant qu'il vaut mieux le boire.

Quand on boit très très souvent par petite dose (sur mes derniers trails fini sans aucune courbature au sprint, je buvais une gorgée tous les 200/300m, 1' à 3'...) on simule la perfusion avec les apports du sublinguale et autre voie d'absorption. Cela semble même être l'idéal (la perf ayant montré ses limites au niveau du cerveau !)

Alors la conclusion de cette réponse est classiquement
"mal au ventre tu as, hydratation tu feras",
"Dosage tu réfléchiras, aux sensations tu adapteras" en pensant aux électrolytes,
et j'y rajouterais

"Souvent tu y reviendras, et par petite dose tu boiras"

Maintenant si FV170 trouve ma réponse pas assez précise sur un point, qu'il me demande d'y revenir !

L'Papy_kihatenté_d'être_cohérent...
Coach
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ravioliv
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Re: HYDRATATION en course, quelques billes...

Message non lu par ravioliv »

ayant lu ce sujet avec grand interet....je suis tout decontenancé en lisant l'article suivant tout aussi convaincant...
Essayer par soi meme tout le monde va dire...... :sm11:

http://www.therunningclinic.ca/blog/201 ... nd-sodium/
gitoune
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Re: HYDRATATION en course, quelques billes...

Message non lu par gitoune »

Personnellement je ne retrouve dans cet "article" que des phrases et des affirmations dont je ne sais que faire :D

"Des niveaux plus élevés de perte de poids ou de déshydratation ne sont pas reliés à une diminution de la performance"


"Des niveaux plus élevés que quoi? que combien?
Et j'oserai demander, et sur la santé, les blessures et la récupération, quel impact?

1Il est impossible pour les athlètes (coureurs) d’ingérer des fluides à un taux de 1,2L/h (comme le recommandent certains scientifiques/professionnels)… En plus d’être inutile : ils ont un gabarit plus petit et ont de plus petits estomacs et intestins (capacité moindre à absorber/gérer autant de fluides) ET leur rythme respiratoire est si élevé qu’ils n’ont pas le temps d’ingérer de grandes quantités de fluides avant de devoir prendre leur prochaine respiration.

je suis d'accord que les recommandations de boisson horaire devraient être exprimées en fonction du poids ou de la surface corporelle du coureur.
Je serais néanmoins curieux (des retours d'expérience des forumeurs?) de savoir dans quelle mesure il a été "impossible" d'ingérer 1.2L/h chez ceux qui ont fini le marathon des sables sans trop de dégâts. Pour ma part, sans aller dans le désert, j'y arrive bien.


2 Les études montrent une relation linéaire positive entre le pourcentage de masse corporelle perdue pendant l’évènement et le chrono accompli… plus ils performent, plus ils perdent du poids.

C'est décidé, mon prochain semi, objectif perte 10kg! :sm2:



3 Certains athlètes de niveau international peuvent livrer des performances exceptionnelles malgré la perte de 7-10% de leur masse corporelle pendant la compétition.

Encore une fois comparer "certains" internationaux à la masse des sportifs amateurs me semble dangereuse.
On peut dire aussi au passage, que "certains" fumeurs de classe internationale n'ont jamais eu de cancer du poumon...

4 Une méta-analyse a montré pour la première fois que de boire selon la soif maximisera la performance en endurance (Goulet-2011)."

Le résumé de l'analyse "précise" qu'une déshydratation est acceptable mais si elle ne dépasse pas 2-3%, et que, en cas d'épreuve de plus d'une heure, il est préférable que les sujets "ayant une perception erronée de la soif" ou, "soumis à des facteurs extérieurs qui émoussent le sentiment de soif tels que le stress ou la prise répétée de nourriture, devraient établir un plan d'hydratation systématique" >>>j'ai envie de dire que ça concerne donc 99% des gens non?
ravioliv
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Re: HYDRATATION en course, quelques billes...

Message non lu par ravioliv »

j'avoue que ma maigre experience qu ne va pas au dela du marathon sec ou du tri short distance + des entrainement velo de 4h max vont plutot dans le sens que si je ne bois et m'alimente pas correctement la machine s'arrete....

Mais la "clinique du coureur" pour moi était une reference...( du moins en terme de bio mecanique )
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lopapy
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Re: HYDRATATION en course, quelques billes...

Message non lu par lopapy »

Sans répondre point par point à cet article 2 de 4 que je trouve très très léger... TAFDAK avec le Guitoune... C'est déjà 90% de répondu, arf... :sm2:

1,2l/h, déjà au début des années 90 une des études citées dans mon papier originel en montrait la possibilité.
Je ne vais pas faire la litanie des obscurs qui ont réussi avec bonheur à faire du 1l/h sans souci, mais pour ne citer qu'un athlète qui a mis cela sur son blog avec une performance en temps d'absorption très longue, voici l'excellent Emmanuel Fontaine , 3ème des officieux championnats du monde 2011 de 24h à Taïpeï en buvant 28 litres pour plus de 250kms !

Sur 24h, l'ami Emmanuel a ingurgité... 1,17l/h !!! Cela commence à causer et si un genou récalcitrant ne l'avait pas ralenti...

Le rapport poids/performance est une lapalissade de belle facture.

Quand on voit des Kényans boire quelques centilitres lors de perfs en 2h6' sur marathon, on ne peut comparer !

J'ai aussi une étude qui montre qu'il est possible de tromper le cerveau en s'hydratant sans ingurgiter de liquide...
Autant cela apporte des éléments complémentaire, autant je ne l'appliquerais pas stricto sensus...

Le reste Guitoune est plus compétent que moi...

.../...

Je viens de survoler le 3 de 4 avec l'attaque en règle de gatorade par the running clinic...

Pour avoir failli mourir de déshydratation sur 24h, j'avoue que faire l'amalgame entre détruire des études sponsorisées par Gatorade et des phrases sur l'hyponatrémie qui me rappelle un prof sud africain qui avait voulu se faire mousser sur les comrades, me fait décrédibilisé fortement ce site !

Je prends ce chapitre :

L’hyponatrémie induite par l’exercice (HIE)
Plus de 1600 cas d’HIE ont été rapportés dans la littérature scientifique ou documentés au triathlon d’Hawaï.


Evidemment qu'il y a des cas d'HIE à l'arrivée car c'est SYSTEMATIQUEMENT des analyses faites après la course, quand l'athlète vient d'ingurgiter des decilitres de boissons sur un corps déshydratés. Faut arréter d'écrire cela, je n'ai pas en main (SAUF LES QUELQUES QUE J'AI PU RECOLTE APRES DES CRASH) d'étude réelle d'analyse sur des athlètes au milieu d'une course ! Sur les retours que j'ai AUCUN HIE du à trop de boisson, bien au contraire, des perturbations électrolytiques du à un stress de déshydratation qui induit une rhabdomyolyse... Malgré un taux de sucre dans le sang au dessus du niveau moyen, le corps carburait au protéines...

Une meilleure hydratation combiné, sur 24h à un rajout d'électrolyte en sachet permet d'être tranquille. C'est la technique simple utilisée pour retaper les bébés diarrhéiques...

L’HIE représente le plus grand facteur de risque pour la santé des athlètes d’endurance.
L’HIE peut provoquer un œdème cérébral, le coma, des convulsions et une défaillance respiratoire.


Et hop des lapalissades... Se taper les doigts au marteau crée des hématomes dangereux pour l'athlète, évitez de planter des clous...

La surconsommation de fluides cause la vaste majorité des cas d’HIE.

Ouaip, pour les sédentaires potomanes ou les athlètes déshydratés qui boivent beaucoup d'eau pure ligne d'arrivée franchie...

Les reins ont une capacité limitée à évacuer une charge de liquides. Les intestins peuvent quant à eux absorber les fluides plus vite que les reins peuvent les évacuer.
Ma salle a manger a un surface finie... Vouimé chacun à sa salle à manger de taille différente, non ?

Les intestins pourraient emmagasiner jusqu’à 1,2 litres de fluides avant le développement de diarrhée.

Intéressant cela, j'ai une amie qui travaille la recherche fondamentale la dedans qui va surement apprendre quelque chose...

Actuellement, aucune référence solide ne montre que l’ingestion d’électrolytes pendant l’exercice pourrait prévenir l’HIE.

Sauf les athlètes qui suivent mes recommandations depuis 2003/2004 aussi bien sur 24h/6 jours, UTMB/GRP/GRR et IM ou Ultra IM...

Une bonne centaines d'athlètes qui sont venus me confirmer que la prise de sachet Milupa GES45 leur avait simplifié le souci d'apport électrolytique.
(il y a d'autres solutions, mais celle ci en est une qui marche)

Voilà, j'arrète là...

L'Papy_ « Jusqu'à preuve du contraire... »

PS : je ne peux m'empécher de vous donner la conclusion du 3 de 4
Pour conclure (avec les mots de Tim Noakes)
1/ Votre corps vous dira ce dont il a besoin, vous n’avez qu’à l’écouter.
2/ Buvez seulement lorsque vous avez soif.
3/ La déshydratation n’est pas une maladie!
4/ Comprenez que ce que vous croyez actuellement à propos de votre bien-être est le résultat de manigances ciblées des compagnies, qui ont comme principal intérêt leur santé commerciale et non votre santé ou votre sécurité!
1/ Le nombre de coureur qui explose déshydraté et qui m'expliquent qu'ils n'ont pas soif doit, depuis plus de 10 ans, depasser la dizaine de mille... (Oui plus de 10000 fois entendu ce n'est pas la déshydratation, je n'ai pas soif, avec tous les symptomes montrant l'état de sécheresse du coureur).
J'ai eu des années énormes de 2003 à 2008, aujourd'hui cela tend à se réduire...

2/ ...Et mourrez sur les 24h... Le nombre de blocages rénaux pour cause de déshydratation est sous estimé en 24h car j'en ai vu des athlètes finir à l'hosto avec une rhabdomyolyse énorme sans en informer la direction de course. Quand sur Hawaï l'on a vu des arrivées en titubant, quoi d'autre que la déshydratation en cause ?
Vous croyez que ces athlètes avaient soif ?

3/ Non, mais c'est la première cause des baisses de régime en course au delà de 2h...

4/ La c'est bien américain, car ils ont sortis un exemple de lobbying, alors toutes les études sorties sont diaboliques...
Avant d'écrire cela il est intéressant d'analyser les protocoles car même des études orientés ont une part d'objectivité qu'il est intéressant de sortir.
Même si cela n'a rien a voir avec le sujet principal de l'étude, rien n'est Que blmanc ou noir, tout est gris, de manière différente...
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Re: HYDRATATION en course, quelques billes...

Message non lu par ravioliv »

En effet j'ai plutot tendance a faire a l'experience ( dont tu sembles deborder :) ) qu'une etude sortie d'on ne sait ou :sm2:
Mais ca me semblait opportun de mettre un contre exemple ( surtout communiqué sur un site qui a bonne réputation ) pour montrer tous les aspects du debat ( si debat il y a....)

Du coup, cela peut presque decridibiliser leur position sur le "minimalisme" alors que je suis convaincu et pratiquant du concept....Mais ne melangeons pas tout....

Ceci dit, sans vouloir une nouvelle fois faire l'avocat du diable, quand j'entends Kilian Jornet himself expliquer qu'il part reconnaitre son premier UTMB ( et quasiement prendre le depart ) sans provisions d'eau ou de nourriture en prenant ce que la nature lui offre comme baies sauvages et ruisseau.....je me demande ou se situe la limite entre le folklore et le coté "exceptionnel" de certains athletes.....( car la meme si ca va tres vite, ca n'est pas 2h06 d'effort...) :sm11:
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lopapy
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Re: HYDRATATION en course, quelques billes...

Message non lu par lopapy »

Attention, je ne cible pas tout le site, que ce que j'ai lu et peut argumenter...

Et puis tu peux, même dans un site de haute tenue, avoir quelques ratés et copier-coller mal utilisé.

J'en veux pour preuve Rue89 et ses articles sur les téléphone portable qui "meme eteint" pouvaient servir à vous espionner. :sm27:

Pour Kilian c'est encore un cas ultra à part... :D

Peu ont eu son enfance et son environnement pour grandir.
Même les français qui le taquinent en ski alpinisme n'ont pas du tout le même environnement que lui en été (et même en hiver), du coup, il a un développement atypique dont il a la chance que jusqu'à présent, il soit harmonieux. Bravo à lui !

C'est magnifique de le voir et je mets peu de chose en doute chez lui, mais quand en 1996 on a rencontré Dawa sur les bords du lac de SteCroix et qu'on la suivi, on avait aussi le même émerveillement (pour d'autres raisons car pas la même histoire, mais c'est 2 cas "à part" dont on a pas les capacités de suivre les principes)

L'Papy_kidéveloppe_des_idées_pour_le_BOP_qui_monte_au_MOP_et_des_fois_arrivent_au_TOP
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Re: HYDRATATION en course, quelques billes...

Message non lu par falkner »

salut à tous,

J'envisage de tester ce dosage. Aux chimistes fous, je demande un avis. Ce dosage n'est pas de moi mais d'un cycliste. Il est fait pour courir sur une sortie >à 2h.

Nestlé Caloreen 2 dosettes (de 10g chacune) pour 500 ml
sel de table (sodium )0.6g
chl de potassium 0.3g
chl de magnesium 0.2g
fructose (saccharose) : 2 sucres
+ arôme thé ou sirop

merci de vos retours et commentaires

ps ce dosage est calqué sur la composition d'une boisson bien connue.
Maxim Energy Drink Electrolyte (100g):
- Glucides: 90g dont 35,5g de sucres
- Na+: 520mg sous forme de tricitrate
- K+: 500mg sous forme de tricitrate
- Mg2+: 94mg sous forme de carbonate
- Vitamines diverses (B1, C…)
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lopapy
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Re: HYDRATATION en course, quelques billes...

Message non lu par lopapy »

Copie de l'autre post
Je trouve que pour un 30kms c'est un peu PDT (Prise De Tete = Patatoïde = Pomme De Terre)

Car tes carences en sels minéraux n'atteindront jamais ce que tu rajoutes.

Que tu commences à t'y interesser si tu vas taper au delà des 10/12 heures de CAP ou pour un double ou triple IM, OK, mais en dessous, une rasade d'eau minérale et non de source, de temps en temps est largement suffisant avec du malto pour le début puis un mélange Malto/glucose après 3h/4h...

Pour le fructose, cela dépend de tes intestins...
En complément il faut se souvenir que même pour vendre de la Malto, les faiseurs non en pharmacie sont obligés d'y rajouter autre chose.
C'est pourquoi Caloreen, qui est pur Malto, ne se trouvait qu'en pharmacie.

Du coup, les rajouts se devaient d'avoir une explication physiologique, mais quand on voit les proportions...

Aujourd'hui certaines boissons ont vraiment fait des progrès important par rapport aux compositions de base que j'ai pu écrire, mais cela se doit d'être personnalisable.

Pour n'en citer que 2 qui m'ont impressionnée, Effinov et Nutrathlétic, cela fut dans des conditions particulières aux athlètes et compétitions, et ce n'est pas parce que dans ces moments là elles furent tip top, que cela ira pour tous.
En effet, je connais des athlètes qui auront besoin de magnésium, d'autres dont le corps fera un rejet... Pour ne citer que cet ingrédient !

Le parcours hydratation est personnel, à partir des bases que l'on donne et la PDT, vous vous la faites au delà des 12h en CAP et Double/triple en IM...
(Voire Embrun/Altriman/Norseman)

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Christian Robin
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Re: HYDRATATION en course, quelques billes...

Message non lu par Christian Robin »

ce n'est pas une réponse, mais un renseignement:
le Hydrenergy, ou H4, tourne selon les lots de fabrication entre 238 et 242 mosmol/litre.
Selon les lots de fabrication: la direction m'a montré le récapitulatif des analyses: chaque lot est analysé, en détail, et ce qui nous intéressait entre autres est l'osmolarité du produit.
Ceci en fait donc une boisson légèrement hypotonique, bref, du tout bon sur le plan théorique.
Perso, à vélo, je l'utilise en complément de maltodextrine + dextrose ( 80 g. + 30 g./l.), (pour 2 litres, 1 sachet de H4, (dose pour 0.5 l) et le reste avec mon mélange pré cité)
Pour la cap, tout au H4.
pour l'honnêteté intellectuelle: j'ai testé ce produit par hasard, voilà quelques années, à Laval, il m'a semblé efficace, à l'instar des produits Overstim
Comme le patron est ouvert, nous avons un peu plus sympathisé, j'ai pu visiter son entreprise, qui est située à Guérande, donc fort près de chez moi.
le husky
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