Lance Armstrong

Bonne humeur de rigueur, pour les sujets ne concernant pas le monde sportif merci de poster dans "...et plus si affinité".
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Boulegan
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par Boulegan »

NickTheQuick a écrit :
Silver0l a écrit : Donc, il n'est pas exclu que l'arrangement avec Ferrari ait changé de nature.
Pourquoi le cacher alors, pourquoi passer par un intermédiaire, pourquoi demander à payer en cash plutôt que sur le compte à Monte-Carlo (sic), si c'est juste du coaching "basique" ?
Je te rappelle que le mec en question, il est en repentance, il lave plus blanc que blanc, son sang c'est du vin, dans sa musette, il a du pain pour toute la caravane, le meeeec !!! Pourquoi, fricoter avec l'apostat ultime, merde ?

Nick
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Pascal L
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Re: Lance Armstrong

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Silver0l a écrit : Tout d'abord, je me suis toujours érigé en défenseur de la présomption d'innocence: en l’occurrence, tant qu'il n'y a pas de preuve ou de jugement, on ne peut pas se permettre de mettre des gens au pilori médiatique ou forumesque, (...) Je n'ai jamais eu de sympathie ou d'antipathie particulière pour Armstrong, (...). J'ai toujours dit que je pensais qu'il s'était dopé avant 2005, et j'ai toujours des doutes sur la période post 2009 et son retour au triathlon (même si je n'ai jamais affirmé qu'il ne s'était jamais dopé à cette époque).(...) Je pense surtout qu'il faut dépassionner le débat, condamner les gens - quels qu'ils soient - sur des preuves, et s'abstenir de commentaires calomnieux en l'absence de preuve.
Silver0l, tu n'as pas répondu à mes arguments, je suppose donc que tu les acceptes ? Ce qui me confirme dans cette idée c'est ce texte qui clarifie ta position et que je te rappelle.

Ce texte montre que nous pouvons "mettre quelqu'un au pilori médiatique" dès lors qu'il y a bien eu "preuves ou jugement". Ici il y a eu les deux : (i) les preuves apportées dans le rapport et déjà discutées (ii) le jugement de l'USADA. Note que tu ne demandes que l'un de ces deux éléments dans ton texte ("preuve ou jugement"). Evidemment, "preuve" n'est pas à entendre au sens mathématique, mais au sens anglais de "compelling evidence".

LA a accepté le jugement, il n'a pas fait appel. Il lui était tout à fait possible de demander un arbitrage afin de contester la partie du jugement qui nous intéresse, mais il ne l'a pas fait. Pourtant c'est loin d'être un point de détail pour lui : en cas de réduction de suspension à 8 ans, il est crucial de savoir où l'on doit faire commencer la peine réduite.

Du point de vue juridique la question est donc réglée, tu n'as pas le droit — en défenseur de LA — de réclamer une preuve juridique pour 2009 dans ce contexte dans lequel le jugement a été accepté par l'accusé. Juridiquement, c'est absurde.

La question pourra se poser de nouveau si LA demande une réduction de peine et demande à ce que la thèse du dopage en 2009 soit réexaminée. Mais il n'a en rien le pouvoir d'exiger ce réexamen, cela dépend entièrement du bon vouloir des autorités anti-dopage (et pas de l'UCI, la chose est importante).

Reste la question de l'opinion éclairée. Et là je m'étonne de ton manque de rationalité, que je ne peux expliquer que par un refus irrationnel à accepter que NTQ, Commanaman, Boulegan ... etc. avaient raison depuis le début sur le fond.

Tu dis en effet dans le texte cité qu'au fond tu doutes que LA était clean. Disons que tu attribue, au départ, une probabilité de 50% au fait qu'il était clean.

La seule question est donc de savoir si des éléments nouveaux peuvent te faire changer d'avis, et faire passer cette probabilité, mettons à 80 ou 90%, voir plus. Note qu'il ne s'agit pas d'éliminer tout doute raisonnable — nous ne sommes pas dans un contexte juridique — mais simplement de se faire un avis éclairé sur la question.

Or oui, il y a bien des éléments nouveaux importants, que je te rappelle :

(i) au moins trois experts mondialement reconnus, dont deux membres du panel du passeport biologique de l'UCI, ont affirmé que les valeurs sanguines de LA étaient anormales. Sur ce point tu ne peux pas à la fois considérer que le dopage est en baisse en raison du passeport biologique, et d'autres part faire comme si cet avis d'experts n'avait pas d'importance. C'est tout simplement incohérent. Si on considère que le passeport biologique est une donnée utilisable et importante, et que plusieurs experts du panel de l'UCI donnent un avis convergent sur un athlète, il faut en tenir compte.

(ii) il est prouvé que LA a menti sur ses relations avec Ferrari, qu'il a bien continué à entretenir des relations d'affaire avec lui. Tu n'as pas expliqué pourquoi, si Ferrari était juste le coach de LA, celui-ci a propagé l'information selon laquelle ils n'avaient plus aucune relation avec lui. Ainsi, comme le souligne le rapport de l'USADA p. 82, Fabiani (un porte-parole de LA) affirme qu'ils n'ont plus de relation d'affaire depuis 2004. Le rapport donne la preuve que c'est faux, leurs relations étaient cachées. Pourquoi une telle prudence, qui va jusqu'au mensonge public, pour du simple coaching ?

(iii) les déclarations de LA lors de l'émission à propos de cette période ne sont pas crédibles. Il a en effet deux très bonnes raison pour mentir : a) une raison juridique, qui tient au statut des limitations b) une raison sportive (à laquelle je crois moins) qui tient au fait qu'en cas de réduction de peine à 8 ans de suspension, il est crucial qu'on compte les 8 ans à partir de 2005.

En général ce que je ne comprends pas, c'est que tu continues à manifester de la défiance vis-à-vis des autorités anti-dopage et de leur jugement, et de la confiance vis-à-vis de LA et de l'UCI. Peux-tu motiver cette confiance par un argument, ou s'agit-il juste d'une pulsion irrationnelle ? N'admets-tu pas que Tygart a gagné une immense crédibilité dans cette histoire ? Pourquoi diable irait-il inventer cette affaire de dopage en 2009 si le jugement de son expert n'était pas solide ? Que penses-tu, à cet égard, de la déclaration de John Fahey suivante :
Les preuves (evidence) de l'usada sont que le profil sanguin de LA présentent des variations qui montrent avec une certitude absolue qu'il se dopait après 2005. (John Fahey, Président de l'Agence Mondiale Anti-dopage, réaction après l'interview chez Oprah
Penses-tu qu'aujourd'hui, avec tout ce que l'on sait, il est raisonnable de considérer que LA est plus crédible que John Fahey à propos de son dopage en 2009 ?
Fred
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par Fred »

T.K a écrit : mais comment justifier de retirer les victoires de Lance face aux autres dopés ?
Si je ne m'abuse, on ne lui retire pas ses victoires pour les attribuer à un autre ? Le palmarès du Tour reste vierge de 1999 à 2005. Donc de ce point de vue, il n'est pas lésé. Il vient d'avouer s'être chargé pendant ses 7 tours donc normal qu'on les lui retire ses victoires non ?
T.K a écrit : comment justifier une suspension à vie face aux sanctions habituelles ?
Comment parler de sanctions habituelles alors que son cas est le premier de la sorte ?
T.K a écrit : comment justifier de rembourser des gains à des sponsors ou employeurs qui dans la confidence en ont profité pour s'enrichir ?
Peut-être tout simplement car il n'a pas respecté une clause des contrats lui interdisant d'avoir recours à des substances dopantes ? Penses-tu que Nike lui ait mis un révolver sur la tempe pour l'obliger à signer ses contrats ?
LA était conscient qu'il ne respectait pas toutes les clauses en signant le contrat. Il a pris un risque, il a "perdu". A présent il doit assumer ses actes...Dura lex sed lex...
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par Pascal L »

Fred a écrit :
T.K a écrit : mais comment justifier de retirer les victoires de Lance face aux autres dopés ?
Si je ne m'abuse, on ne lui retire pas ses victoires pour les attribuer à un autre ? Le palmarès du Tour reste vierge de 1999 à 2005. Donc de ce point de vue, il n'est pas lésé. Il vient d'avouer s'être chargé pendant ses 7 tours donc normal qu'on les lui retire ses victoires non ?
T.K a écrit : comment justifier une suspension à vie face aux sanctions habituelles ?
Comment parler de sanctions habituelles alors que son cas est le premier de la sorte ?
T.K a écrit : comment justifier de rembourser des gains à des sponsors ou employeurs qui dans la confidence en ont profité pour s'enrichir ?

Peut-être tout simplement car il n'a pas respecté une clause des contrats lui interdisant d'avoir recours à des substances dopantes ? Penses-tu que Nike lui ait mis un révolver sur la tempe pour l'obliger à signer ses contrats ?
LA était conscient qu'il ne respectait pas toutes les clauses en signant le contrat. Il a pris un risque, il a "perdu". A présent il doit assumer ses actes...Dura lex sed lex...
+1

En ce qui concerne le dopage, il faut répéter pour la nième fois que ce n'est pas le principal motif de la sanction (le principal motif est la conspiration avec tout ce que ça implique) et qu'il n'est pas le seul à écoper de cette sanction (fort logiquement, ses principaux complices conspirateurs, Ferrari, Bruyneel, etc. sont sanctionnés de façon identique).

En ce qui concerne les sponsors, c'est surtout avec USPS qu'il risque très gros. J'ai déjà expliqué pourquoi, T. K. n'a pas lu ou fait semblant de ne pas comprendre ...

LA a commis une action frauduleuse vis-à-vis du gouvernement américain qui est derrière USPS, c'est grave y compris du point de vue éthique car il a utilisé l'argent des impôts pour se doper. C'est un délit, pas simplement une infraction aux règles sportives.

L'ironie de la chose c'est que Landis pourrait devenir riche dans cette affaire, puisqu'il peut toucher 25 à 30% des gains, qui peuvent monter jusqu'à 90 millions de dollars. Ce serait tout de même très très drôle que Landis devienne millionnaire grâce à LA ! :lol:
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ironturtle
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Re: Lance Armstrong

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Thierry *OnlineTri* a écrit :
ironturtle a écrit :Créé le 22/01/2013 - 18:40
Armstrong passe dans la catégorie... fiction
Les confessions de Lance Armstrong ont fait le tour du monde. En Australie, une bibliothèque de Sydney a décidé de réagir en plaçant tous les ouvrages ayant trait à Lance Armstrong dans la catégorie des livres de... fiction ! Une information relayée par la presse australienne pour le moins ironique sur le coup...

Excellent!! :D
Attention il ne s'agissait que d'une "blague" qui a fait le tour du net ;) La bibliothèque a précisé que les livres étant classés selon leur code ISDN les changements de catégories n'étaient pas si évident que cela.

T.
Dommage!
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FAYARD
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par FAYARD »

jmboma a écrit :
FAYARD a écrit :
Silver0l a écrit :
Sources?
Recherche Google façon rapide...c'est pour cela que je mets "apparement" au début de ma phrase et surtout que je demande de l'aide auprès des très bons chercheurs présent sur OT...maintenant si tu te sens de le faire, ne te gêne surtout pas...il est tard et je suis fatigué...
Ca dit sortir d'un article de Frédéric Portoleau qui chaque année calcul la puissance développée par les meilleurs coureurs du TdF lors des étapes de montagne.
Tu vois c'est tout bête ce type de calcul mais très instructif...si Lance ne s'était jamais fait prendre pour dopage, le calcul des puissances qu'il a développé sur ses 7 victoires ne pourrais rien prouver cependant maintenant qu'il a avoué s'être dopé pour chacune de ses victoires, le simple fait qu'il développe la même puissance en 2009 que sur ses tours de 2003 et 2005 est une parfaite démonstration qu'il été également dopé en 2009...sinon pourquoi se doperait-il s'il était aussi fort clean que dopé et surtout comment être plus fort à 38 ans qu'à 32 ??? Tu vois c'est un simple raisonnement mathématique...puissance de Lance dopé en 2003 = puissance de Lance en 2009 ce traduit par Lance dopé en 2003 = Lance DOPÉ en 2009.... :mrgreen: :mrgreen:
Le Sphinx n’est plus :character-afro: RIP
Pascal L
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par Pascal L »

FAYARD a écrit :
Tu vois c'est tout bête ce type de calcul mais très instructif...si Lance ne s'était jamais fait prendre pour dopage, le calcul des puissances qu'il a développé sur ses 7 victoires ne pourrais rien prouver cependant maintenant qu'il a avoué s'être dopé pour chacune de ses victoires, le simple fait qu'il développe la même puissance en 2009 que sur ses tours de 2003 et 2005 est une parfaite démonstration qu'il été également dopé en 2009...sinon pourquoi se doperait-il s'il était aussi fort clean que dopé et surtout comment être plus fort à 38 ans qu'à 32 ??? Tu vois c'est un simple raisonnement mathématique...puissance de Lance dopé en 2003 = puissance de Lance en 2009 ce traduit par Lance dopé en 2003 = Lance DOPÉ en 2009.... :mrgreen: :mrgreen:
C'est en effet un très bon raisonnement. Il ne peut pas conduire à une certitude absolue car le matériel évolue, les conditions ne sont pas toujours les mêmes, et les calculs sont parfois un peu hasardeux. Quoiqu'il en soit les données dont nous disposons sont convergentes avec les conclusions que tirent déjà les personnes raisonnables participant honnêtement à la présente discussion. En effet, on constate la chose suivante en 2009 :
Armstrong serait à 15 watts de son meilleur Tour de France (voir tableau 3), et au même niveau qu'en 2003 et 2005. Il est aussi 15 watts au dessus de son Giro 2009 ( 3,6 %). Armstrong a été relativement bon cette année en montagne.
(Source F. Portoleau :http://www.cyclismag.com/article.php?sid=5222)

15 watts en dessous de son meilleur Tour mais 15 watts au dessus de son Giro 2009, Silver0l dirait que c'est compatible avec l'hypothèse d'un dopage sanguin, moi plutôt que ça confirme cette hypothèse. :mrgreen:

Pour une mise en perspective prudente sur ce genre de raisonnement, cf. l'analyse générale de Science of Sport pour l'année 2009 (http://www.sportsscientists.com/2009/07 ... mates.html) ainsi que l'analyse intéressante de l'étape du Verbier (http://www.sportsscientists.com/search/ ... date=false)
Dernière modification par Pascal L le 23 janv. 2013 13:26, modifié 2 fois.
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jean.patrick
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par jean.patrick »

je défend Lance en sachant depuis le début qu'il est chargé (charisme, force surhumaine, époque où le TDF était méchamment cool à regarder même si on savait qui allait gagner...)
par contre quand je lis qu'il y en a encore qui croient qu'il à toujours été clean je ris (Bjarne R(i)is)
"Chercher à tout comprendre et ne jamais rien savoir est le favoris passe-temps des gens qui savent parler le vent" ASSASSIN, La Formule Secrète, 1989
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Boulegan
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par Boulegan »

Pascal L a écrit : C'est en effet un très bon raisonnement. Il ne peut pas conduire à une certitude absolue car le matériel évolue, les conditions ne sont pas toujours les mêmes, et les calculs sont parfois un peu hasardeux. Quoiqu'il en soit les données dont nous disposons sont convergentes avec les conclusions que tirent déjà les personnes raisonnables participant honnêtement à la présente discussion. En effet, on constate la chose suivante en 2009
Je me souviens d'une conférence donnée par Pascal Chanteur dans une grande école de Sophia-Antipolis (eh oui :roll: :roll: , tout arrive), quelques semaines après le Tour, je ne sais plus quelle année, en tout cas l'année où a été enregistrée la moyenne record...
Question : "comment expliquez-vous la moyenne record réalisée cette année réalisée par le vainqueur du Tour ?"
P. Chanteur : "en fait, la majeure partie des étapes se sont déroulées le vent dans le dos !"
moi (dans un grand éclat de rire dans l'amphi) : "en fait, ce n'est plus du vélo que vous faîtes, c'est de la voile ?!"
... l'amphi explosé de rires ! :D :D
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par CPL »

Le billet du Dr Ferrari (post aveux de Lance).

Pour résumer: les champions cyclistes sont dopés depuis des décennies mais le dopage ne sert pas à grand chose; Lance n'avait pas besoin de se doper pour gagner (Alors pourquoi a-t-il payé le Dr Ferrari si c'est pour finalement se doper ?) Le Dr Ferrari va sans doute soutenir que grâce à ses plans d'entraînement, LA n'avait pas à se doper pour gagner tellement il était supérieur aux autres... : :lol: wink: Ca fera plaisir aux fans de LA sur ce forum :wink: Le fait est que Ferrari n'apporte aucun élément de preuve à ce sujet. (En quoi LA était-il tellement plus fort que les autres....où sont les chiffres ?

A bit of History
By: Michele Ferrari
Published: 22 Jan 2013



On the evening of April 24th, 1984, I was walking around in Barcelona after the conclusion of the seventh stage of the Vuelta (back then it was ran in the spring), when I casually crossed paths with a young journalist of L'Equipe.
Being new to the environment of professional cycling, I did not know him and that was the first time we met.
After a brief exchange of a few words, he told me literally referring to a great French cyclist: "He won his Tour de France's in a very artificial manner: beaucoup, beaucoup de corticoides."
I was surprised that a journalist who "lived by" cycling could come out and confide such a statement to a stranger, considering I was also the team doctor working for for Francesco Moser, then rival to the French cyclist.
I asked him: "And the controls?"
"No controls" he said, shaking his long hair.
Naively surprised and a little disappointed, I didn't pose the next logical question:
"No controls for him, or no controls on corticosteroids?".

I do not remember any cyclist having tested positive for CORTICOSTEROIDS, although they were widely abused in the peloton at that time, despite having the "Thevenet scandal" of 1978 shed light on the problem.
In fact, these drugs were not sought in the tests until at least 1999 (guess on who: Lance Armstrong, of course, in whose urine were investigated and measured infinitesimal trace amounts of triamcinolone (a corticosteroid), consistent with a legal local administration in the form of ointment).

TESTOSTERONE and ANABOLIC STEROIDS have been available from the 50's and 60's, and it is very likely that athletes have made wide use of those, but tests for the probable intake of exogenous testosterone were approved only in 1986, while specific tests for the numerous anabolic drugs were developed as new molecules were coming on the market.
I asked a Grand Champion of the 70's which drugs were used in his time.
"Amphetamines, cortisone" he said. "Decadurabolin, durabolin, sustanon?" I added. "Ah yes, those too..." (he had not even considered them as doping...).
In reality, many athletes, not just cyclists, continued to take testosterone and anabolic steroids (orally) away from the races, until out-of-competition controls were finally established a few years ago, which are an effective deterrent.

The first scientific publication on the effects of blood TRANSFUSIONS over aerobic performance dates back some 67 years ago! (Science 1945, 102:589-591). It's very likely that endurance athletes have used it since the 60's, though only a decade later we had contextual certainty.
As of today, there is no test that can demonstrate autologous blood transfusion.

At the end of the 80's, ERYTHROPOIETIN came out and only in 2000 a specific test was approved, however, subject to some adjustments in time and criticism from the scientific community.

In the same years the use of HGH and INSULIN began to spread over, for their anabolic results and effects on body composition. Only very recently specific blood tests have been developed.

Therefore, at least since the end of the last World War, athletes have had access to drugs and methods that can affect athletic performance and theoretically EVERYONE could have been using them for many years, without running into the network of anti-doping controls.

Professional sport (not just cycling) has evolved to the levels that we know today thanks also to drugs or at least in the presence of drugs or methods used with the goal of optimizing performance.

But how truly effective are these "aids"?
How much of the placebo effect is in their use?
To what extent are the sensations reported by athletes reliable?

Difficult to answer. Scientific studies on the topic are often inadequate and come with conflicting conclusions. The athletes and the media tend to overestimate the effects, with the result that they are considered indispensable to compete with opponents who may use the same methods/substances.

LANCE ARMSTRONG, during the recent interview, said that he didn't think he could have won all 7 Tour de France's without using testosterone, EPO and blood transfusions.

I think Lance is wrong.

If his way of taking TESTOSTERONE was the one reported by several teammates (microdoses diluted in olive oil, under the tongue), this could not have more than a PLACEBO EFFECT.
The amount absorbed with this mode of administration and dosage are negligible and certainly have no effect on performance or recovery.
In the case of Armstrong after the disease, it is possible that exogenous administration of testosterone may even worsen his aerobic performances (Med Hypotheses 2007; 68:735-749).

EPO and AUTO-TRANSFUSIONS, always in the manner reported by teammates (micro-doses of EPO and 1-2 units of blood) correspond to an increase of Hb-mass by 5-10% for an endurance athlete weighing 75 kg, who has 9-10 liters of blood.
Such increments of Hb-mass correspond to performance improvements in the order of 3-6%.
Equal increases in Hb-mass can be achieved with appropriate periods of altitude training (J Appl Physiol 1998, 85:1448-1456, Int J Sports Med 2005; 26:350-355, J Appl Physiol 2006; 100:1938 - 1945, Scand J Med Sci Sports 2012; 22:95-103).

Therefore Armstrong would have achieved the same level of performance without resorting to doping, also thanks to his talent which was far superior to the rivals of his era.


http://53x12.com/do/show?page=article&id=126
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Re: Lance Armstrong

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jean.patrick a écrit :je défend Lance en sachant depuis le début qu'il est chargé (charisme, force surhumaine, époque où le TDF était méchamment cool à regarder même si on savait qui allait gagner...)
C'est quoi le charisme pour toi ? L'arrogance, l'humiliation, le mensonge et la tricherie érigés en système ?
La force surhumaine ? Laquelle ? Celle procurée par sa mafia de dopage la plus "perfectionnée" de l'histoire du sport ?
Tu délires :?: :roll:
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Re: Lance Armstrong

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Un billet de Ross Tucker. :idea:
Ross Tucker

“Did you ever use performance-enhancing drugs?”, was the very first question that Oprah Winfrey asked of Lance Armstrong in the much-hyped, much anticipated “world exclusive” interview broadcast here on Friday and Saturday evening.

“Yes”, was the simple, one word answer from the former seven-time champion of the Tour de France.

And with that, the air was let out. Thirteen years of denial, attack, litigation, slander, witness intimidation and lying, supposedly washed away with a single word answer, as Lance Armstrong finally confirmed the overwhelming evidence of doping throughout his career.

Of course, the confession on the Oprah show was universally expected. For a week before, the media had been thrown teasers, and so there was little suspense in hearing Armstrong’s answer to that rapid-fire sequence of questions, which revealed that he had used EPO, testosterone, cortisone, blood doping and growth hormone to win every single one of his seven Tours. However, the moment was still significant – never before has such a sporting icon fallen for what is, to be blunt, fraud of the highest order. And now, he wants forgiveness…

The Lance Armstrong story is so complex and convoluted that it would take weeks to get through all the reasons why a simple apology will not be sufficient. However, I must address some of the key issues around Armstrong, to understand why all is not as it seems, even now.

Was it a level playing field? The false argument

Armstrong repeatedly says, as do his supporters, that he was merely a victim of the sport. That he inherited a culture of doping, that it was impossible to win the Tour without doping, and that he did not do anything that his rivals were not doing. In his view, he was not cheating, because everyone else was too. This is a bizarre moral relativism, and a false one, because there is no such thing as a level playing field when it comes to doping. This is an ethical and physiological fallacy.

For one thing, drugs affect people differently, as anyone who has ever taken headache tablets knows. Scientifically, some individuals gain much, much more from doping than others, and in fact, teams used to look for these individuals as part of their “scouting” process – if you had a certain blood profile, you were more valuable because you had a larger improvement waiting for you once you got onto a doping programme. Drugs don’t make sport equal, they do the exact opposite.

Ethically, it’s even more incorrect to argue that “they’re all doing it”. For one thing, if everyone is robbing banks, should we let the most ruthless bank robber, who hurts the most people and leaves the greatest destruction to steal the most money get away with it, because he’s really good at it and others are doing it too? For another, you have to understand that Armstrong was not merely a doper – he elevated doping to a level that the sport had not seen, and he did with intimidatory tactics off the bike. He was the most brazen, ruthless and intimidating bank robber of them all.

Where Armstrong was correct in his interview was that in the 90s and 2000s, it was physiologically impossible to win the Tour de France without doping. It’s speculated within science that drugs improve performance by between 5% and 10%, and that’s an advantage too large for any genetic ability or dedicated training to overcome. In cycling, if you were a winner, you were a doper. A sad reality, and one that Armstrong took to mean that he should dope better than anyone else, such was the desire to win, whatever the price, mostly to others. Most people who followed the sport of cycling closely knew this, and so for them, the last week has not been revelation as much as it has been vindication.

Personally, the realization of doping came when I analyzed the performances of the top riders in the Tour – it was not possible to maintain the power outputs of a Tour champion without some “unnatural” assistance. The numbers simply did not add up. Added to this was the slow drip of testimony against Armstrong – team-mates, staff, journalists, and cycling insiders. They could not ALL be bitter, jealous liars, so soon it became obvious that if you believed in Lance Armstrong, it’s because you wanted to believe. The willful suspension of disbelief among journalists and general followers fuelled the Nike-assembled marketing machine, and an icon was created. But here was more than enough to see the truth a long time ago. Armstrong, and the sport, had a doping problem.

However, this is not the same as saying that “Armstrong was just like the other riders”. The other riders took drugs, yes, but they did not intimidate media, fellow riders, and witnesses into silence. Armstrong helped force the retirement of at least two fellow riders who dared to speak out about doping. Not HIS doping, mind you, but doping in general. Lance Armstrong was so vindictive that he would not tolerate anti-doping talk or questions. Journalists were labeled as “fu#%ing trolls, blacklisted for suggesting doping, or even for being seen in the company of journalists who did. The media thus had to choose to seek the truth and be marginalized, or join the Armstrong camp and contribute to the growing deception. Unfortunately, most took the latter option. Lance Armstrong stood against anti-doping, and bullied those who stood for it. There could be no concept of anti-doping as long as Lance Armstrong was the “patron” of the peloton.

Other cyclists may have doped, but they did not force team-mates to dope, threatening their livelihoods unless they did. In Armstrong’s world, you doped or you were unemployed, according to the testimony of his own team-mates, though he denied this in the Oprah interview. More on that later.

Other cyclists may have doped, but they did not attack and pursue the media and any witnesses with the litigious zeal that Armstrong showed. On Oprah, he confessed to having sued so many people that he could not even remember that he had sued his former masseuse, Emma O’Reilly. She was not alone – Armstrong would set his highly paid legal team of hounds loose on anyone who dared threaten the empire, even though he knew they were telling the truth. Hit them hard and early, and they’ll go away – Armstrong only once went to court, such was the success of his power and posturing.

And finally, other cyclists may have doped, but they did not create empires off their fraudulently obtained success. Armstrong was so brazen that he appeared in a Nike advertisement taunting those who suggested he was “on” anything other than his bike. He amassed a fortune, standing for honest survivorship, his own determination, discipline and abilities. He toured the world as a highly paid international speaker, where his core message was overcoming odds. He built a foundation, whose good works should not be undermined by his dishonesty, but should also be contextualized as being part of a massive fraud, in which he effectively exploited a disease to make money for himself (in amongst the good, there is more than a hint of financial impropriety from those who’ve investigated his Livestrong foundation, most notably the blurred line between the non-profit charity and Armstrong’s corporate empire), and build immunity in the form of a “cancer shield” against doping accusations. Implicit in it all was that he was riding his reputation as a survivor, as a miracle, and he never let on that the real “miracle” was circulating in his bloodstream. It was fraud, smokescreens and mirrors, and done so brazenly, given the growing skepticism within cycling about his doping.

No, Lance Armstrong was not the same. Tyler Hamilton, Floyd Landis, disgraced as they were for their own doping crimes, were victims of the culture. Lance Armstrong created that culture, the Godfather of a new era of doping in cycling.

Not to mention that with Lance Armstrong, doping was elevated to a higher form of cheating. He had exclusive rights to the least moral, most notorious doping doctor in the sport, Dr Michele Ferrari. No rival could use his services, only Lance and his team, who had to work for him. Lance also reported to authorities the doping of his rivals, and Tyler Hamilton and Floyd Landis’ accounts that Lance tipped off authorities about doping makes you realize that Armstrong didn’t only cheat, he also cheated at cheating.

Lance Armstrong got favours from the sport’s governing bodies. Payments in the range of $125 000 to the UCI, offered to ‘support anti-doping’ but which conveniently occurred around the time of an alleged failed drug test at the Tour of Switzerland, suggest a degree of complicity from above that is yet to be fully uncovered. Tip-offs about testing, as well as hints on how to beat the tests were reportedly given to Armstrong, such was his influence at the top levels of cycling. The president of the UCI at the time, Hein Verbruggen, was in business with Lance Armstrong’s team owner and friend, Thom Weisel, and Armstrong had the kind of first-name relationship with those who were supposed to enforce the rules that you typically see between business colleagues. Such a relationship was appropriate, because Armstrong was good for cycling, and cycling needed Armstrong, particularly as it emerged from the 1998 doping scandals, and into the era or “renewal” that Armstrong rode.

Armstrong was immune – when he said on Oprah that he felt invincible, it’s because he was. His story and character were so large that the sport could not bring him down, and in the end, it was only his own personality that did. His relationship fall-outs continued, and he left a trail of burned bridges behind him. Eventually, one of them would tell, and it was Floyd Landis, who Armstrong shunned and locked out, who blew the truth wide open with emails send to US doping officials.

If you think the Oprah interview was truthful, think again

The rest, as they say is history. But it is still revisionist history, and Armstrong is still attempting to write his own story.

In the interview with Oprah, Armstrong attempted to walk a very narrow line between trying to win sympathy and apologize to his fans and those he has hurt, and trying to avoid the numerous legal pitfalls along the way. As a consequence, there were a number of clumsy half-truths, and dare I say it, continued lies, in the Oprah interview.

The first of those, which will almost certainly come up again, is that he denied offering a $250 000 donation to USADA. This is an obvious conflict of interest, and USADA declined his “donation”, but both the current and former CEOs of that anti-doping agency have said it happened. Armstrong denied it. Then again, he has to deny this, because he currently faces a $150 million lawsuit with the US Department of Justice, and if he admits to offering money to the authorities, whatever its purpose (a donation, not a bribe), it may worsen his predicament in that case.

Similarly, he had to deny that he had forced or told his team-mates to dope, because that same lawsuit would increase its focus on his role in doping within the team – if he was the instigator of doping within the team, then a big part of the fraud falls squarely on his shoulders, so he deflected those accusations and effectively called his team-mates liars for their sworn statements to USADA.

Third, Armstrong tried to assert that the last time that he doped was 2005, and that he was clean during his 2009/2010 comeback. He even went to great lengths to back this up, using his ex-wife Kristin as his explanation. Apparently, he sought her permission to return to the sport, and she allowed it on condition that he did not dope. He promised her he wouldn’t, and therefore, we are meant to believe that he did not dope.

The only problem is that there’s more than enough circumstantial evidence and some compelling hard evidence to say that he DID dope in his comeback. First, he continued his working relationship with the doping doctor Ferrari, and records of substantial payments to Ferrari were obtained by USADA. Secondly, the entire support team was the same, including Johan Bruyneel as the manager, which was a condition of Armstrong’s return. Leopards do not change their spots, and Bruyneel is at the head of cycling’s most toxic people list, something that will still emerge in his legal case and potential book.

And third, Armstrong’s blood data have been made available, and strongly suggest doping. In fact, one of the world’s leading authorities stated that there is a one in a million chance that Armstrong’s blood is not the result of doping. In the 2009 Tour, Armstrong’s blood showed highly suspicious changes, strongly suggestive of a blood transfusion midway through, as well as EPO use before and during the race.

So why would Armstrong deny the doping in his comeback, when USADA’s report is fairly strongly suggestive that he did dope? Well, he wants to compete again, and his best hope is to reduce his ban to eight years. If he argues that he stopped doping in 2005, then an eight year ban would take him to 2013, and he would be eligible to compete this year. In contrast, a 2010 doping offence, as USADA have ruled, means he would only compete in 2018, another five years from now.

Of course, he is currently banned for life. Not only for doping, it must be emphasized, but for the conspiracy to dope. Which again comes back to the thing that made Armstrong different – he didn’t just swallow pills or inject liquids or his own blood, like his rivals and team-mates did. He WAS the system.

Finally, Armstrong ruined so many people. He attacked their livelihood, he bugged their phones, he left threatening messages, had people followed, sued them, labeled them whores, liars, crazy (but never “fat” – in perhaps the most astonishing insight into Armstrong’s character, he denied calling Betsy Andreu fat. Oprah was near speechless). Armstrong used power to build the lie and a huge fortune, and while he has reportedly contacted a few of these people to apologize, he couldn’t bring himself to offer up direct apologies or to sincerely acknowledge those people in the Oprah interview. Oprah even had to press him on an apology to David Walsh, but she didn’t press him nearly enough of his attitude towards those who dared to challenge the legend.

And now, in just over two hours, he wants forgiveness, because in his words, he “deserves” the chance to compete again. Perhaps it is only the first step, and given that he has lived for over a decade denying and lying, one might reasonably expect the revelation of the truth to be a clumsy and painful process. Armstrong may well move on from here to provide information to authorities, under oath, explaining exactly HOW he doped, not only that he did. If he does this, and if his testimony is detailed enough to bring down an empire of corrupt officials who helped him dope, then the sport will be better off for it and I would concede that he was done enough to warrant, perhaps, a reduction in his ban to eight years.

But only if the truth comes out. What we saw on Oprah was a stage-managed, manipulative attempt by Armstrong to continue to control the narrative by dealing in half-truths and the occasional denial. He has done it all his life, of course, and so there should be little surprise that his confession is being run from the same controlling playbook. He is attempting to ‘rise again’, to borrow one of Oprah’s final questions, this time as a survivor of doping and scandal, in the same way that he survived cancer fifteen years ago. His apprearance on Oprah, whether one believe him to be sincere or not, is nowhere near enough to earn forgiveness or another chance. If he goes on from there, and genuinely repairs some of the damage he has caused by telling the WHOLE TRUTH, then the situation may change.

Until then, Lance Armstrong’s worst fear is anonymity, perhaps even more than the loss of his fortune and empire. To disappear may be worse than prison, and perhaps it’s time he gets exactly that.

Dr Ross Tucker is a Research Associate at the UCT/MRC Research Unit for Exercise Science and Sports Medicine, focusing on Human Performance in Extreme Environments. Ross has a website "The Science of Sport" where he comments regularly on these and other science-related issues.

http://www.sport24.co.za/Columnists/Ros ... r-20130121
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Pascal L
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par Pascal L »

Oui j'avais mis un lien plus haut, mais ça vaut la peine de le coller en entier.

J'avais aussi traduit un passage que je remets ici :
Armstrong et ses supporters répètent à l’envie qu’il est purement et simplement une victime de ce sport. Qu’il a hérité d’une culture du dopage, qu’il est impossible de gagner le Tour sans se doper, et qu’il n’a donc rien fait que ses adversaires ne faisaient pas également. Selon ce point de vue, il n’a pas triché, puisque tous les autres trichaient aussi. Il s’agit d’un relativisme moral bizarre. Il est fallacieux, qui plus est, car lorsque le dopage intervient on ne peut plus parler de compétition équitable. C’est un sophisme, tant du point de vue de l’éthique que du point de vue sportif.

En premier lieu, le dopage affecte des personnes différentes différemment, comme quiconque a déjà pris des cachets contre le mal de tête peut le comprendre. Ce que dit la science, c’est que certains individus profitent bien plus du dopage que les autres. En fait, certaines équipes recherchaient particulièrement les individus ayant ce profil dans leur processus de recrutement : celui qui avait un profil sanguin d’un certain type avait plus de valeur, car il avait une marge de progression plus importante dans le contexte d’un programme de dopage. Les produits dopants ne rendent pas le sport plus égalitaire, c’est exactement l’inverse.

Du point de vue éthique, il est encore plus incorrect d’utiliser comme argument «qu’ils le font tous». D’une part, si chacun cambriolait les banques, faudrait-il pour autant laisser impuni le voleur le plus dénué de scrupules, le plus destructeur, celui ayant laissé le plus de blessés derrière lui, au prétexte qu’il est le plus doué pour ça, et que les autres le font aussi ? D’autre part il faut souligner qu’Armstrong n’était pas simplement un dopé — il a élevé le dopage à un niveau que le sport n’avait jamais vu avant lui, et il a fait cela à l’aide des tactiques d’intimidation bien connues qu’il utilisait une fois son vélo au garage.
Pascal L
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par Pascal L »

Verbruggen prévenait les cyclistes soupçonnés de dopage
http://www.liberation.fr/sports/2013/01 ... nes_876137
L'ex-président de l'UCI l'avoue benoîtement à un agence néerlandaise : c'était «pour le bien du sport»

L’ancien président de l’Union cycliste internationale, Hein Verbruggen, avait pris durant son mandat l’initiative de prévenir les coureurs d’anomalies sanguines, «pour le bien du sport» selon lui, a-t-il avoué à l’agence de presse néerlandaise ANP. «L’UCI a pris le parti, comme d’autres fédérations sportives, de parler avec les coureurs dont les résultats des analyses sanguines paraissaient suspects. Cela donnait le signal à ceux qui se dopaient, mais qui n’avaient pas encore été contrôlés positifs, qu’ils pouvaient se retrouver dans de sales draps», explique Verbruggen, selon l’ANP.

«Et si l’anomalie n'était pas due au dopage, cela permettait au coureur d’effectuer une analyse médicale. Les managers et les médecins des équipes étaient tenus au courant», poursuit-il.

L’hebdomadaire Vrij Nederland, à paraître jeudi, affirme que Lance Armstrong, qui a avoué la semaine dernière s’est dopé pendant sa carrière et en particulier lors de ses sept victoires sur le Tour de France (1999-2005), a reçu ce genre d’avertissement de l’UCI dès 2001. Verbruggen explique dans ce magazine que «l’objectif de l’UCI a toujours été de rendre son sport propre». «Parfois, tu pouvais convaincre (les coureurs) d’arrêter le dopage, parfois pas», raconte celui qui fut président de l’Union cycliste internationale de 1991 à 2005. «Depuis l’instauration du passeport biologique (en 2008), les valeurs sanguines anormales peuvent être utilisées comme preuve de dopage», ajoute-t-il, assurant que «le cyclisme a toujours été un pionnier dans la lutte contre le dopage».

Souvent dépeint comme un fidèle soutien d’Armstrong, accusé par certains (l’ancien coureur Greg Lemond notamment) d’avoir couvert le Texan, Verbruggen avait noté la semaine dernière «avec satisfaction» que, dans sa confession, Lance Armstrong «avait nié» avoir été protégé par l’UCI. «Jamais rien n’a été caché», avait assuré l’ancien patron du cyclisme mondial ajoutant que «sous (sa direction) l’UCI avait toujours lutté contre le dopage».
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par fifi63 »

Pascal L a écrit :Verbruggen prévenait les cyclistes soupçonnés de dopage
http://www.liberation.fr/sports/2013/01 ... nes_876137
L'ex-président de l'UCI l'avoue benoîtement à un agence néerlandaise : c'était «pour le bien du sport»

L’ancien président de l’Union cycliste internationale, Hein Verbruggen, avait pris durant son mandat l’initiative de prévenir les coureurs d’anomalies sanguines, «pour le bien du sport» selon lui, a-t-il avoué à l’agence de presse néerlandaise ANP. «L’UCI a pris le parti, comme d’autres fédérations sportives, de parler avec les coureurs dont les résultats des analyses sanguines paraissaient suspects. Cela donnait le signal à ceux qui se dopaient, mais qui n’avaient pas encore été contrôlés positifs, qu’ils pouvaient se retrouver dans de sales draps», explique Verbruggen, selon l’ANP.

«Et si l’anomalie n'était pas due au dopage, cela permettait au coureur d’effectuer une analyse médicale. Les managers et les médecins des équipes étaient tenus au courant», poursuit-il.

L’hebdomadaire Vrij Nederland, à paraître jeudi, affirme que Lance Armstrong, qui a avoué la semaine dernière s’est dopé pendant sa carrière et en particulier lors de ses sept victoires sur le Tour de France (1999-2005), a reçu ce genre d’avertissement de l’UCI dès 2001. Verbruggen explique dans ce magazine que «l’objectif de l’UCI a toujours été de rendre son sport propre». «Parfois, tu pouvais convaincre (les coureurs) d’arrêter le dopage, parfois pas», raconte celui qui fut président de l’Union cycliste internationale de 1991 à 2005. «Depuis l’instauration du passeport biologique (en 2008), les valeurs sanguines anormales peuvent être utilisées comme preuve de dopage», ajoute-t-il, assurant que «le cyclisme a toujours été un pionnier dans la lutte contre le dopage».

Souvent dépeint comme un fidèle soutien d’Armstrong, accusé par certains (l’ancien coureur Greg Lemond notamment) d’avoir couvert le Texan, Verbruggen avait noté la semaine dernière «avec satisfaction» que, dans sa confession, Lance Armstrong «avait nié» avoir été protégé par l’UCI. «Jamais rien n’a été caché», avait assuré l’ancien patron du cyclisme mondial ajoutant que «sous (sa direction) l’UCI avait toujours lutté contre le dopage».
Bin mince alors ! Y'avait même pas besoin de faire un don de 100 000 $US pour être... comment dirais-je "averti ?, prévenu ?, protégé ?, couvert ?" par l'UCI ! :wink:
Allez mon p'tit Hein, tu vas pas t'arrêter en si bon chemin ? T'as bien encore quelques anecdotes à nous raconter ? :sm12:
Philippe
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