Je suis peut-être né de la dernière pluie mais je m'intéresse seulement à la méthode Wim Hof.
Quelqu'un ici l'a t-il déjà implémenté et en a tiré des bénéfices pour sa pratique du tri ?
Vos avis sur la méthode Wim Hof ?
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léo76
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Thierry *OnlineTri*
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Re: Vos avis sur la méthode Wim Hof ?
J'ai eu ma période Wim Hof et j'ai même pratiqué un stage (avec baignade dans les glaçons & rivières de montagne, balade en caleçon dans les montagnes eneigées... ). J'ai trouvé cela très intéressant!
En premier lieu tu as une compréhension "physique" de ce qu'est le lacher prise. L'un des premiers exercices que nous as donné le formateur était d'arriver à se relaxer dans un bassin de glaçons.
Le formateur (un ex-triathlète) notait que c'était généralement les triathlètes qui "luttaient" le plus longtemps (tension musculaire & crispation visible avec de l'hyper ventilation...). Le but de l'exercice était au contraire d'arriver à reprendre le contrôler de sa respiration et se détendre... d'accepter simplement la sensation de froid. A mesure que les membres du groupe passaient, il était facile d'observer cette "bascule" de la lutte à l'acceptation chez les uns et les autres.
Je ne saurais dire quel est la part réel de la respiration la dedans. Vrai bénéfice ou conditionnement mental? Sans doute un peu des 2.
Le transfer pour le tri ou toute discipline extérieure peut alors être assez immédiat : on craindra moins d'avoir des conditions pourries lors d'une épreuve ou d'un entrainement et faire preuve de lacher prise dans d'autres situations autrement "stressantes"... A mon sens le gain est plus dans le mental qu'un gain physique.
Actuellement j'ai réduit mes jeux avec le froid car je souffre du syndrome de Raynaud (je ne pense pas que cela soit lié à WH) depuis 2 ou 3 ans.
T.
En premier lieu tu as une compréhension "physique" de ce qu'est le lacher prise. L'un des premiers exercices que nous as donné le formateur était d'arriver à se relaxer dans un bassin de glaçons.
Le formateur (un ex-triathlète) notait que c'était généralement les triathlètes qui "luttaient" le plus longtemps (tension musculaire & crispation visible avec de l'hyper ventilation...). Le but de l'exercice était au contraire d'arriver à reprendre le contrôler de sa respiration et se détendre... d'accepter simplement la sensation de froid. A mesure que les membres du groupe passaient, il était facile d'observer cette "bascule" de la lutte à l'acceptation chez les uns et les autres.
Je ne saurais dire quel est la part réel de la respiration la dedans. Vrai bénéfice ou conditionnement mental? Sans doute un peu des 2.
Le transfer pour le tri ou toute discipline extérieure peut alors être assez immédiat : on craindra moins d'avoir des conditions pourries lors d'une épreuve ou d'un entrainement et faire preuve de lacher prise dans d'autres situations autrement "stressantes"... A mon sens le gain est plus dans le mental qu'un gain physique.
Actuellement j'ai réduit mes jeux avec le froid car je souffre du syndrome de Raynaud (je ne pense pas que cela soit lié à WH) depuis 2 ou 3 ans.
T.
thierry @ onlinetri.com
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hugopierre
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Re: Vos avis sur la méthode Wim Hof ?
J’ai testé pas mal de choses autour de la respiration aussi, pas forcément Wim Hof à 100 %, mais des variantes inspirées (travail sur le souffle, gestion du froid, etc.).
De mon côté, ce que j’en ai surtout retiré, c’est exactement ce que Thierry décrit : la capacité à reprendre le contrôle quand le corps part un peu en vrille (stress, froid, effort prolongé). Sur l’endurance, ça aide surtout à ne pas paniquer quand la respiration s’emballe ou que les sensations deviennent désagréables. Plus un gain mental que physique pur, à mon avis.
Par contre, je pense que ça dépend beaucoup des profils. Chez certains, ça devient presque contre-productif s’ils cherchent à “forcer” la respiration au lieu de relâcher. J’ai eu de meilleurs résultats en restant sur des choses plus simples, intégrables au quotidien, sans protocole lourd.
Perso, j’ai complété ça avec des petits outils olfactifs comme le yadom par exemple pour m’aider à recentrer la respiration dans certaines situations (transport, stress, coup de mou), notamment ce genre de truc .
Ça m’a permis de rester plus calme sans repartir dans des exercices trop intenses.
Au final, WH peut être intéressant comme expérience ou prise de conscience, mais je ne suis pas sûr que ce soit indispensable pour progresser en tri.
De mon côté, ce que j’en ai surtout retiré, c’est exactement ce que Thierry décrit : la capacité à reprendre le contrôle quand le corps part un peu en vrille (stress, froid, effort prolongé). Sur l’endurance, ça aide surtout à ne pas paniquer quand la respiration s’emballe ou que les sensations deviennent désagréables. Plus un gain mental que physique pur, à mon avis.
Par contre, je pense que ça dépend beaucoup des profils. Chez certains, ça devient presque contre-productif s’ils cherchent à “forcer” la respiration au lieu de relâcher. J’ai eu de meilleurs résultats en restant sur des choses plus simples, intégrables au quotidien, sans protocole lourd.
Perso, j’ai complété ça avec des petits outils olfactifs comme le yadom par exemple pour m’aider à recentrer la respiration dans certaines situations (transport, stress, coup de mou), notamment ce genre de truc .
Ça m’a permis de rester plus calme sans repartir dans des exercices trop intenses.
Au final, WH peut être intéressant comme expérience ou prise de conscience, mais je ne suis pas sûr que ce soit indispensable pour progresser en tri.