jmboma a écrit :Qu'un ministre de la République soit traité de singe à répétition ca ne mérite qu'une brève dans La Montagne? Venant de toi qui mets en avant le moindre fait divers pour nous démontrer l'échec total de la société multiculturel c'est assez ironique.
Surtout que tu nous clames haut et fort que tu n'es pas racistes, que tu es pour le retour à l'ordre, tu devrais alors condamner fermement ce type de propos envers un ministre de la République.
D'abord, elle n'a pas été traitée de singe à répétition.
Il y a 3 faits bien distincts :
1-la candidate FN et sa page Facebook
2-La gamine de la Manif pour tous
3-La Une de Minute
Les deux premiers peuvent être apparentés à ce que tu insinues. Pas le troisième fait qui est une provocation par voie de presse, mais pas une provocation à la haine raciale mais plus un test sur la liberté de la presse. Charlie Hebdo a fait bien pire et tout le monde trouve ça normal... On sent bien qu'on veut faire feu de tout bois, justement pour attiser la haine contre le mouvement populaire et national qui prend une ampleur qui semble affoler ces "petits Messieurs". Alors on sort les violons et tout l'attirail de la leçon d'indignation. Pfffff...
Tout ça est ridicule et va même devenir dérisoire, tant ça ne fonctionne plus. Je pense que les gens en ont tellement marre d'être pris pour des cons et manipulés depuis tant d'années, que plus rien n'aura prise sur eux, même quand des événements plus graves surviendront peut-être. Quand on passe un certain pallier d'exaspération, les gens se foutent de tout le reste, ils n'ont plus de pitié, plus d'empathie, au contraire, le malheur de l'autre ne fait qu'attiser davantage leur haine quand il devrait les attendrir en temps normal (il y a un passage très intéressant sur cette "insensibilité" merveilleusement décrite dans "D'un Château l'Autre" sur la détestation que celui qui souffre et se plaint peut provoquer chez d'autres qui s'estiment encore plus mal lotis).
Alors voilà, je pense que c'est contre productif pour l'élite médiatico-politique d'essayer d'instrumentaliser ces petits événements pour détourner l'attention et tenter d'allumer un contre-feu anti MLP. C'est contre-productif et très mesquin.Tout ça va au contraire renforcer l'opinion des gens passés de l'autre côté. Y a que les bobos parisiens ou provinciaux, lecteurs du Monde, de Libé ou des Inrocks qui sont sensibles à ce genre de campagne maintenant... ceux qui croient savoir qui ne savent rien, ou si peu.
Ensuite, je pense que ce genre de propos à l'égard d'un "ministre de la république", ne mérite pas qu'on s'emballe autant si on s'intéresse un minimum à l'histoire des débats parlementaires depuis la 3ème république. Des hommes politiques caricaturés en singes, ça a toujours existé, des injures, des vraies, bien grasses et bien vulgaires aussi... C'est le jeu. La Une de minute n'est ni une injure, ni une diffamation, ni une incitation à la haine raciale. C'est une provocation de presse, ça peut être considéré comme de mauvais goût, mais ce n'est pas délictueux. Sauf à ce que des magistrats décident d'appliquer un régime différencié en fonction des justiciables, selon les intentions supposées des auteurs. C'est possible, mais c'est un procès d'intention, et ce serait une grave atteinte à la liberté individuelle. Les procès d'intention, ça ne peut exister qu'en dictature... Nous verrons donc quel sera le résultat des gesticulations d'Ayrault qui a cru pouvoir saisir le Proc...
Quant à moi, je ne clame pas "haut et fort" que je ne suis pas raciste. Pour moi, ce n'est qu'une opinion très secondaire. Les racistes ont le tort de tout appréhender par la race, ce qui en fait des gens qui ont une approche partielle de la réalité politique et qui sont dangereux pour la liberté individuelle. Les Antiracistes ont les mêmes tares que les racistes, mais en miroir. Eux aussi sont dangereux pour la liberté individuelle.
Voilà pourquoi je ne suis pas raciste, mais je n'éprouve pas le besoin de le clamer haut et fort...
Il me semble de plus en plus que le philosophe, étant nécessairement l'homme de demain ou d'après-demain, s'est de tout temps trouvé en contradiction avec le présent ; il a toujours eu pour ennemi l'idéal du jour