triplette a écrit :Christian Robin a écrit :Ben...disons que Triathlex se fonde sur des faits, qu'il analyse selon des convictions, mais toi, tu te fondes uniquement sur la conviction qu'il ne faut pas être raciste, en escomptant que n'étant pas raciste, ton exemple fera que les autres ne le seront pas non plus.
C'est exactement le sujet du bouquin.Quoique les Indiens dont il est question ne soient pas particulièrement racistes envers nous : ils ont repéré que la Côte d'Azur conviendrait parfaitement à leur espace vital. Ils l'envahissent en IGNORANT ceux qui l'habitent, comme un tsunami ne connaît pas les hommes qu'il engloutit....
Voilà. Le lion n'en veut pas particulièrement au gnou qu'il bouffe. Le couple lion+gnou constitue le cycle de la chaîne alimentaire, mais le gnou ne le voit pas ainsi...
Un de mes étudiants marocains me disait la semaine dernière que la France était en bordel, parce qu'on n'y voyait plus beaucoup de français de souche.
Des collègues qui interviennent au Maghreb et en Afrique me rapportent que les locaux prennent ce qu'ils peuvent -formations, subventions, collaboration, mais n'ont aucun sentiment de reconnaissance envers la France, d'une part, et d'autre part n'ont absolument aucun grief contre la France à propos de ses exactions passées, esclavage, etc...
Je ne te dis pas que la totalité des gens est ainsi, mais tu dois reconnaître qu'entre enchaîner et bastonner des esclaves en les traitant comme des sous hommes d'une part, et avoir une légère inquiétude devant ce qui nous arrive, il y a une petite nuance....
T'es dans l'air du temps, tu vois l'antiracisme comme une posture morale confortable et normalisée. L'autre façon de définir le "politiquement correct" ou "la bien pensance", quoi...Mais à mon avis, rejeter une posture morale ne suffit pas à déconstruire un discours
fondé sur la réalité suivante que tu ne veux plus voir : le racisme est un rapport de force dominant/dominé parmi d'autre. Le dominant cherche à preserver son statut de dominant, le dominé cherche à s'affranchir de sa position. Banale Histoire du monde civilisé qui nous différencie du couple lion+gnou.
Voilà, où se situe la GROSSE inquiétude de Triathlex, dans la perte d'un statut hiérarchique, un déclassement. Or
dans les faits, nous subissons une somme de rapports de force à plusieurs niveaux qui naissent des considérables transformations materielles que nous subissons. Il préfère se réfugier dans des valeurs sacrées cultivant une monomanie qui l'empêche de les appréhender, il s'enferme ainsi dans un racisme absurde, mais à mon avis dangeureux.
Voilà, pour mes convictions anti-racistes et ça me semble plus rationnel qu'un discours Triathlexique, mais bon...
Ton problème Triplette, c'est que tu cherches systématiquement à appliquer ta grille de lecture sur les faits ou les gens. Tu es trop dogmatique. C'est encore plus criant quand tu prétends penser à ma place... Christian a parfaitement compris le bouquin de Raspail, les Envahisseurs n'ont aucune haine contre nous. Certes, mais ils nous méprisent quand même un peu (cf ce qui arrive au prêtre qui les aide au début, qui meurt de façon grotesque et dont ils se moquent complètement du sort, sans "compassion").
Moi c'est pareil, je n'ai aucune haine contre les envahisseurs, ni aucun mépris, ni même aucun réflexe de classe que tu veux bien essayer de m'attribuer (c'est étrange d'ailleurs cette mécanique Marxiste que l'alliance des Trotskos et du PIR peut donner...).
En revanche, ceux que j'exècre, ce sont ceux qui ont permis ce déferlement, les mêmes que dans le bouquin d'ailleurs (le journaliste, les politiques velléitaires et dépassés...).
L'amour des nôtres, la défense de notre héritage, tu l'appelles racisme. Je récuse totalement cette qualification. Une société ne peut perdurer que si elle a conscience d'elle-même, de ce qu'elle est, de son identité. Ça passe par l'amour des siens (et donc leur défense), le respect des anciens, de ce qu'ils ont construit et nous ont légué.
En transformant mon discours (L'amour des miens tu le traduis par "la haine des autres", mon respect pour les anciens et leur labeur, tu le traduis par "crispation de classe dominante"), tu fais oeuvre malhonnête.
L'Antiracisme n'est plus une posture morale. C'est devenu une arme de guerre politique de destruction de la France et des pays occidentaux. Et la guerre commence en changeant le sens des mots, comme dans "1984" : "l'amour, c'est la haine", etc.
La question que je me pose, c'est de savoir si tu le fais consciemment, avec une vraie volonté nihiliste, par pur idéalisme illuminé, ou si tu n'es qu'un pauvre pion totalement manipulé.
Triplette, je ne sais pas comment on peut en arriver à raisonner comme toi. Quel parcours intellectuel et moral peut mener à raisonner autant à l'envers, avec un discours de haine de soi si prononcé ? Je suis toujours fasciné quand je vois quelques Français de Souche dans des manifs du PIR. En effet, ces manifs déversent un flot de slogans haineux et revanchards à l'égard de la France et des Français et quand je vois ces pauvres types la dedans, j'ai presque de la compassion pour eux... Il y a bien, dans le discours "Indigéniste", une pseudo rhétorique (sous-théorie de la libération par l'expiation), qui inclurait les Français de souche dans leur système. Mais faut être bien idiot pour ne pas s'apercevoir que c'est très pauvre dans leur logique, juste là pour "donner le change". Comment prendre au sérieux un discours qui, en résumé, nous dit : rejetez votre identité pourrie, vous n'êtes que des colonialistes oppresseurs de peuples et acceptez notre identité sur ce territoire qui est maintenant à nous.
Alors Triplette, explique nous, quelle est la cause de cette espèce de syndrome de Stockholm que tu sembles vivre ?
Je pense que j'aurais du mal à comprendre, mais j'aimerais connaître ton parcours, pour savoir comment on peut en arriver là.
Parce que, pour le moment A l'instar du sado-masochisme, qui est une perversion sexuelle qu'il m'est difficile à comprendre (Je ne peux pas retirer du plaisir du mal qu'on me fait), je ne parviens pas à voir l'Antiracisme comme autre chose qu'une perversion politique et morale...