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L'Homme qui bouge, la Terre qui tremble

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FAYARD
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Re: L'Homme qui bouge, la Terre qui tremble

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Joel a écrit :Si on pouvait effectivement éviter que ce post ne parte en biberine .... ça m'éviterait d'avoir à faire trop de ménage.
Il y a déjà 2 ou 3 sujets ouverts sur blanc, noir, gris Marine and C° (et qui tournent d'ailleurs un peu en rond ...), pour pouvoir "jouer".
C'est clair.... christophe192, tu nous casses les couilles là, avec tes délires et en plus tu comprends rien au nucléaire mais alors rien dutout..va plutôt développer tes théses sur les supporters de foot au bar de l'équipe, c'est ta place... :evil:
“Les réseaux sociaux vous ont tous mis trop à l’aise avec le fait de manquer de respect aux gens, sans vous faire casser la gueule”. Mike Tyson :eusa-whistle:
triplette
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Re: L'Homme qui bouge, la Terre qui tremble

Message non lu par triplette »

Joel a écrit :Si on pouvait effectivement éviter que ce post ne parte en biberine .... ça m'éviterait d'avoir à faire trop de ménage.
Il y a déjà 2 ou 3 sujets ouverts sur blanc, noir, gris Marine and C° (et qui tournent d'ailleurs un peu en rond ...), pour pouvoir "jouer".
Ouais, sujets qui ont depuis très longtemps transgressé le commandement n°1 des règles du forums, sans qu'il y ait eu un coup de balai.... :wink:
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Joel
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Re: L'Homme qui bouge, la Terre qui tremble

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C'est pour ça qu'on va laisser celui là tranquille là dessus .....
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Re: L'Homme qui bouge, la Terre qui tremble

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jmboma a écrit :
CHRISTOPHE192 a écrit : il n' y a pas d'autre alternative au nucléaire que les centrales au gaz , au charbon ou au pétrole .
or , avec près de 80% de nucléaire en France , il est totalement démago de dire comme les pays à 10% , on sort du nucléaire .
Tu t'es bien fait bourrer le crâne sur le nucléaire. Il y a pleins d'alternatives au nucléaire. Achète le HS d'Alternatives économiques, tu découvriras des choses.
Le problème en France c'est que la recherche nucléaire phagocyte tout l'argent de la recherche énergétique. Pendant ce temps là nos amis allemands sont partis sur la recherche dans le solaire et les autres énergies alternatives depuis un moment. Qd le marché va exploser, ca sera eux qui seront en train d'installer le parc. Pendant ce temps là on continuera de vendre des centrales alors qu'il n'y aura plus d'uranium.
encore un joli documentaire sur arte+7 : "Dechets: le cauchemar du nucléaire"..trés interressant et toujours les mêmes methodes de la part de l'industrie du nucléaire.. :sm10:
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Re: L'Homme qui bouge, la Terre qui tremble

Message non lu par CHRISTOPHE192 »

FAYARD a écrit :
Joel a écrit :Si on pouvait effectivement éviter que ce post ne parte en biberine .... ça m'éviterait d'avoir à faire trop de ménage.
Il y a déjà 2 ou 3 sujets ouverts sur blanc, noir, gris Marine and C° (et qui tournent d'ailleurs un peu en rond ...), pour pouvoir "jouer".
C'est clair.... christophe192, tu nous casses les couilles là, avec tes délires et en plus tu comprends rien au nucléaire mais alors rien dutout..va plutôt développer tes théses sur les supporters de foot au bar de l'équipe, c'est ta place... :evil:
toi , hormis agresser et jeter l' anathème sur tes contradicteurs , c' est à peu près tout .

avoir une conscience écologique , c' est donc obligatoirement pour toi d' arrêter au plus vite nos centrales qui nous fournissent près de 80% de notre électricité et après grand écolo ??? .... et bien , il faut faire comme les allemands et avoir à la place des centrales au gaz et au charbon avec une émission de CO2 qui explose !
le dogme , c' est donc de dire qu' il n' y a aucune sécurité avec le nucléaire ... et vive la pluralité d' opinion . :(
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Re: L'Homme qui bouge, la Terre qui tremble

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fukushima,"c'est un détail de l'histoire"!!!!!!! :sm1:
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Re: L'Homme qui bouge, la Terre qui tremble

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CHRISTOPHE192 a écrit :
FAYARD a écrit :
Joel a écrit :Si on pouvait effectivement éviter que ce post ne parte en biberine .... ça m'éviterait d'avoir à faire trop de ménage.
Il y a déjà 2 ou 3 sujets ouverts sur blanc, noir, gris Marine and C° (et qui tournent d'ailleurs un peu en rond ...), pour pouvoir "jouer".
C'est clair.... christophe192, tu nous casses les couilles là, avec tes délires et en plus tu comprends rien au nucléaire mais alors rien dutout..va plutôt développer tes théses sur les supporters de foot au bar de l'équipe, c'est ta place... :evil:
toi , hormis agresser et jeter l' anathème sur tes contradicteurs , c' est à peu près tout .

avoir une conscience écologique , c' est donc obligatoirement pour toi d' arrêter au plus vite nos centrales qui nous fournissent près de 80% de notre électricité et après grand écolo ??? .... et bien , il faut faire comme les allemands et avoir à la place des centrales au gaz et au charbon avec une émission de CO2 qui explose !
le dogme , c' est donc de dire qu' il n' y a aucune sécurité avec le nucléaire ... et vive la pluralité d' opinion . :(
allez va te documenter et aprés on pourra peut-être discuter...à condition que tu arrêtes ta mauvaise foi....tu sais la même que pour les supporters de foot...tiens juste un petit chiffre issu du reportage d'arte...certains déchets "traités" par la COGEMA seront dangereux pendant 150 000 ans soit 6000 générations..avec un pb majeur: la mémoire de l'humanité...quand tu vois le changement de situation géopolitique en une décénnie alors 150 000 ans....comment se projeter ???? et puis l'industrie du nucléaire a menti depuis le début et continue allégrement aujourd'hui...
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Re: L'Homme qui bouge, la Terre qui tremble

Message non lu par jmboma »

FAYARD a écrit : allez va te documenter et aprés on pourra peut-être discuter...à condition que tu arrêtes ta mauvaise foi....tu sais la même que pour les supporters de foot...tiens juste un petit chiffre issu du reportage d'arte...certains déchets "traités" par la COGEMA seront dangereux pendant 150 000 ans soit 6000 générations..avec un pb majeur: la mémoire de l'humanité...quand tu vois le changement de situation géopolitique en une décénnie alors 150 000 ans....comment se projeter ???? et puis l'industrie du nucléaire a menti depuis le début et continue allégrement aujourd'hui...
Y a des déchets qui ont une durée de vie encore plus longue.
J'ai croisé des gens qui bossaient sur la mémoire des déchets. Le sujet est passionnant mais très complexe tant notre histoire est courte. Comment faire comprendre aux hommes (s'ils en existent encore) dans 200 ou 2000 ans que sous leurs pieds est stockée une grande quantité de déchets, de quoi il s'agit, qu'en faire..? Car l'homme du futur parlera t il la même langue? Aura t il encore les mêmes usages culturels? Faut il mettre des barrières? Des idéogrammes universels?

Christophe, il n'y a pas que le charbon, le nucléaire, l'éolien, le solaire et l'hydraulique comme sources d'énergie. Encore faut il investir dans la recherche énergétique autre que nucléaire...
La question n'est d'ailleurs pas tant de savoir comment produire de l'énergie mais comment l'économiser! Nous recherchons toujours une énergie de substitution pour assouvir notre boulimie énergétique. Le projet ITER en est un parfait exemple. Nous imaginons pouvoir produire une énergie infinie... Nous sommes des fous.
Récits de courses :
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N'oublions pas non plus LE PLUS GRAND DÉFI de nos sociétés "modernes" : DIMINUER NOS BESOINS/NOTRE CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUES !!!

C'est le nœud essentiel du problème. NOUS sommes les rois du gâchis :cry: :cry: :cry:
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Richie
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Re: L'Homme qui bouge, la Terre qui tremble

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Débâcle de l'industrie solaire en Allemagne : Q-Cells, leader du photovoltaïque, en dépôt de bilan


Des panneaux solaires de la société Q-cells en 2008 à Bitterfeld-Wolfen, dans l'est de l'Allemagne
Le leader de l'énergie photovoltaïque en Allemagne Q-Cells a annoncé lundi son dépôt de bilan, laissant plus de 2.000 salariés dans l'incertitude et illustrant la débâcle de toute une industrie, passée en quelques années du boom à la faillite généralisée.
Q-Cells, qui explique dans un communiqué que "les perspectives d'existence de l'entreprise n'étaient plus suffisamment garanties", doit déposer mardi son bilan au tribunal administratif de Dessau (est).
Cette annonce est la plus spectaculaire d'une série de défaillances récentes dans le secteur de l'énergie solaire en Allemagne, qui a laissé sur le carreau les sociétés Solon, Solarhybrid ou encore Solar Millenium.
Q-Cells tentait depuis des semaines de faire adopter par ses créanciers un plan de rééchelonnement et de restructuration de sa dette.
Il semblait avoir réussi, avant qu'une minorité d'entre eux ne bloque le processus en fin de semaine dernière.
Son action était en chute libre lundi, perdant près de 34% à 14 centimes d'euro vers 13h36 GMT. Fin 2007, alors que Q-Cells était au sommet de sa réussite et passait pour candidat à l'indice vedette boursier allemand Dax, aux côtés de Daimler ou BMW, son titre coûtait plus de 90 euros.
Q-Cells avait annoncé fin janvier être dans une situation critique, le montant abyssal de ses pertes ayant dépassé celui de ses fonds propres. En 2011, il a ainsi subi une perte nette provisoire de près de 850 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires à peine plus élevé de 1 milliard d'euros.
Cet déconfiture illustre la déroute de l'industrie solaire en Allemagne, et plus largement en Europe.

Le siège de Q-Cells à Bitterfeld-Wolfen, dans l'est de l'Allemagne, en juillet 2008
Elle s'explique à la fois par la concurrence de fabricants chinois bon marché et par la réduction progressive des subventions dans plusieurs marchés clés européens comme l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne.
Fondée en 1999, Q-Cells a connu son apogée fin 2007 en devenant premier fabricant mondial de cellules photovoltaïques.
Il faisait figure à l'époque de modèle de reconversion économique pour l'ex-RDA, au point que l'ancien bassin industriel ruiné où il a son siège, dans l'Etat régional de Saxe-Anhalt, avait été rebaptisé pompeusement "Solar Valley".
Mais à partir de 2008, la société a connu une dégringolade impossible à endiguer.
Q-Cells a tenté de réagir, en vain, en ouvrant une usine en Malaisie et en y faisant produire un nombre toujours plus important de cellules photovoltaïques.
La décision récente de Berlin de réduire fortement les subventions à l'électricité photovoltaïque, responsables d'un boom des installations sans rapport avec la part de cette énergie dans la consommation du pays (moins de 5%), ou avec le degré d'ensoleillement, a également constitué un coup dur pour le groupe, comme pour d'autres fabricants allemands.
Le système de subventions passe par un prix garanti, répercuté via une surtaxe sur les factures des consommateurs.
Pour éviter l'inflation de ces factures, les députés allemands viennent de donner leur feu vert à un plan de réduction progressive du prix garanti, passant par une première baisse prenant effet le 1er avril, et comprise entre 20 et 32% selon la superficie des panneaux.
Les perspectives sont moroses pour Q-Cells et consorts, prévient déjà Manfred Jaisfeld, analyste de la National-Bank.
"2012 sera comme 2011: des volumes de vente qui augmentent, mais des prix qui dégringolent, et donc des chiffres d'affaires et des bénéfices en baisse", dit-il à l'AFP, en reconnaissant que "personne n'avait vu venir une crise de cette ampleur" pour le secteur.

"La survie passera pour les fabricants allemands par des marchés de niche. Pour ce qui est de la production de masse et de la concurrence par le prix, il est impossible de faire face à la Chine", qui a "la volonté politique de dominer ce marché au niveau mondial", assure-t-il.
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jmboma
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Re: L'Homme qui bouge, la Terre qui tremble

Message non lu par jmboma »

Le futur cataclysme viendra du soleil dans pas bien longtemps. Sommes-nous aptes à tenir? Ces questions sont connues depuis très longtemps mais ne semblent pas traitées. Est-ce par que nous n'avons pas de solutions techniques?

http://passeurdesciences.blog.lemonde.f ... i-solaire/

Sommes-nous prêts à affronter un tsunami solaire ?

Tout comme il y a une saison des ouragans aux Caraïbes et aux Etats-Unis, il existe une saison des tempêtes solaires, associée au cycle d'activité de notre étoile, qui grimpe à un maximum tous les onze ans. Le cycle numéro 24 dans lequel nous sommes devrait atteindre son maximum en 2013 selon les prévisions des astronomes. Après trois années (2006 à 2008) de transition très calmes, l'activité solaire monte doucement mais sûrement en puissance, comme le montrent les signaux violents enregistrés au cours des derniers mois. Illustré par la photo qui ouvre ce billet, le dernier événement date du 16 avril. Il s'agit d'une éruption moyenne associée à une grosse protubérance qui finit par éclater comme une bulle de savon et expédie une partie de son contenu dans l'espace. Une vidéo (en accéléré car le tout a pris quelques heures) est visible ci-dessous :

Cette bulle, plus grosse que la planète géante Jupiter, n'était cependant pas bien méchante. En tout cas moins que l'éjection de masse coronale (EMC) enregistrée au mois de mars, qui a expédié son contenu de particules électriquement chargées droit sur la Terre. Il arrive fréquemment que le Soleil éjecte, lors d'une EMC, plus d'un milliard de tonnes de particules, à des vitesses de plusieurs centaines voire de plusieurs milliers de kilomètres par seconde. Heureusement pour nous, le champ magnétique de notre planète nous protège en déviant en grande partie ce plasma. Mais pas complètement. La magnétosphère n'est pas étanche, les particules peuvent y pénétrer et descendre jusqu'à l'atmosphère où elles provoquent les aurores boréales et australes. Pendant l'événement de mars, la haute atmosphère a ainsi reçu pour 26 milliards de kilowattheures d'énergie, soit l'équivalent de 5 % de l'électricité consommée en France en une année entière ! Une grande partie de cette énergie a été renvoyée vers l'espace et aucun dégât n'a été à déplorer.

Ce n'est pas le cas de toutes les EMC. Ainsi, en mars 1989, trois jours après avoir quitté le Soleil, un énorme nuage de particules vient, comme un puncheur, frapper la magnétosphère terrestre. Des aurores boréales se voient jusqu'au Texas. Et, surtout, des courants électriques induits par l'orage géomagnétique font sauter les uns après les autres les systèmes de sécurité du réseau électrique au Québec, laissant quelque 6 millions de personnes sans courant pendant neuf heures en cette fin d'hiver canadien. L'addition est salée : entre les réparations du réseau électrique, les protections supplémentaires qui y sont apportées et le manque à gagner de l'économie locale, la note s'élève à 2 milliards de dollars. Corollaire de l'incident, les agences spatiales ont perdu temporairement le contact avec des centaines de satellites.

Selon les astronomes, cet événement de 1989 n'est que de la petite bière à côté d'une autre tempête solaire survenue cent trente ans plus tôt. Au début du mois de septembre 1859, des aurores qu'on n'ose plus qualifier de boréales se voient dans les Antilles et jusqu'au Venezuela. A l'époque, les réseaux électriques n'existent pas et il n'y a donc pas de risque de ce côté-là. En revanche, des courants induits parcourent joyeusement les lignes du... télégraphe, faisant jaillir des étincelles aux poteaux et envoyant des décharges électriques à des employés. Les conséquences de cette EMC, au beau milieu du XIXe siècle ont somme toute été limitées. S'il se produisait aujourd'hui, le même phénomène, exceptionnel, aurait des répercussions nettement plus dramatiques. En cent cinquante ans, des réseaux de toutes les sortes se sont construits. Non seulement un tel événement mettrait à bas bien des réseaux électriques pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois, mais il s'attaquerait aussi aux oléoducs et aux gazoducs en accélérant leur oxydation, il détruirait probablement des satellites ainsi que de nombreux composants électroniques de divers appareils et couperait temporairement les communications radio et toute géolocalisation. Ce dernier point n'est pas négligeable car, comme l'a fait remarquer mon confrère du Monde, Yves Eudes, dans un récent article, "les systèmes GPS jouent désormais un rôle essentiel dans de nombreux secteurs d'activités : les transports terrestres, aériens et maritimes, la gestion de conteneurs, le guidage des machines agricoles, les communications électroniques et même les banques, qui se servent des signaux satellites comme d'une horloge universelle pour dater des transactions financières au centième de seconde." Un récent rapport américain estime que, pour les seuls Etats-Unis, un tel tsunami solaire pourrait coûter la bagatelle de 2 000 milliards de dollars, soit l'équivalent de vingt ouragans Katrina. Il faudrait en outre de quatre à dix ans pour tout remettre en ordre.

Pourquoi ? Parce que nous ne sommes pas prêts, explique en substance, dans un commentaire publié ce mercredi 18 avril dans Nature, Mike Hapgood, qui dirige l'unité de recherche sur l'environnement spatial au Rutherford Appleton Laboratory, un grand laboratoire de recherche britannique. Pour ce chercheur, notre dépendance au réseau électrique nous rend plus vulnérables que jamais, parce qu'il n'est pas configuré pour résister à une EMC majeure : "De nombreux systèmes électriques menacés sont conçus pour résister à des événements tels que ceux que l'on a vus au cours des 40 dernières années : il est par exemple désormais requis que les nouveaux transformateurs soient capables de résister aux conditions subies en 1989. Le tremblement de terre et le tsunami japonais de l'année dernière montrent quels dangers il y a à se préparer pour faire face seulement à des événements semblables à ceux des dernières décennies. Au lieu de cela, nous devrions nous préparer pour une tempête spatiale comme on n'en voit qu'une fois tous les mille ans."

De la même manière que, grâce au développement de la météorologie, nous organisons des alertes aux orages, aux tempêtes, aux ouragans, aux crues ou aux avalanches, il faut investir dans la météo spatiale. Cela commence, explique Mike Hapgood, par mieux connaître les risques et les phénomènes. Or, si les données satellitaires d'étude du Soleil sont de plus en plus fournies, elles ne couvrent que la période récente. Des données sur l'ionosphère existent sur 80 ans et celles sur le champ magnétique ont plus de 170 ans. Le hic, c'est qu'elles existent uniquement sur papier... Il faut donc les numériser et Mike Hapgood imagine que l'on pourrait, via le web, répartir cette tâche immense entre de nombreux bénévoles, tout comme le projet Solar Stormwatch demande aux internautes de décortiquer les films des incidents solaires pris par des satellites, en suivant des instructions simples. Autre tâche, qui incombe cette fois à 100 % aux scientifiques : mieux modéliser les EMC, pour comprendre comment elles voyagent dans le milieu interplanétaire et comment elles injectent leur énergie dans l'atmosphère. Pour Mike Hapgood, les modèles existants sont comparables à ceux de la climatologie il y a un demi-siècle. Enfin, et c'est à la fois le plus simple et le plus compliqué (parce que le plus coûteux), il faut renforcer la protection des réseaux et de leurs matériels. Tout simplement parce que notre société est devenue plus vulnérable en se rendant dépendante de ces systèmes. Leurs fragilités sont nos faiblesses.
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Re: L'Homme qui bouge, la Terre qui tremble

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Mais qui est GALILEE dans cette histoire, qui est la victime :?:
On est dans une position inverse...

Les vrais scientifiques devraient lâcher prise. Les gens n'achètent pas les bouquins des deux fréros par ce qu'ils ont eu une thèse, mais par ce qu'ils parviennent avec un certain talent à "vulgariser" la science. Des Levy, Musso, Webber de la science en quelque sorte.
Quand on voit qu'Elisabeth Teissier a pu faire valider sa thèse avant, les dégâts étaient déjà constatés sur la valeur d'une thèse.

:D
"contrefaçon", voila de quoi éviter la possibilité de se défendre pour la personne accusée, comme cela aurait pu être le as dans le cadre de la "diffamation" en prouvant / avançant des éléments pour venir à l'appui de la démonstration.

http://www.lemonde.fr/sciences/article/ ... 50684.html

Les chercheurs et la menace Bogdanov
LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 20.04.2012 à 21h05 • Mis à jour le 20.04.2012 à 21h08
Par Stéphane Foucart

Nombre de physiciens, d'astronomes, de cosmologistes n'en ont pas cru leurs yeux. Ce n'est pourtant pas un canular, mais une véritable dépêche de l'AgenceFrance-Presse qui circule depuis la fin mars, et selon laquelle Alain Riazuelo, chercheur (CNRS) à l'Institut d'astrophysique de Paris (IAP), a été condamné pour "contrefaçon", après une plainte de Grichka Bogdanov. L'astrophysicien avait publié sur son blog - pour en faire une vigoureuse critique - une "pré-thèse" de l'animateur et auteur à succès. Il a été condamné à verser 1 euro de dommages et intérêts au plaignant pour violation de ses droits d'auteur et à une amende de 2 000 euros avec sursis.
Rendu à la mi-mars, le jugement n'en finit pas de faire des remous. Une dizaine de chercheurs - parmi lesquels Jean Audouze, Luc Blanchet, Michel Cassé,Daniel Kunth - publiaient, mardi 17 avril sur le site du quotidien Libération, un long texte de soutien à leur pair. "La communauté des chercheurs s'est émue et ressent ce jugement comme une faute morale portant atteinte à l'éthique du protocole scientifique", écrivent-ils. D'autres initiatives sont en cours. En particulier, un autre texte de soutien à M. Riazuelo devrait être publié dans une prochaine édition de Ciel & Espace.
Dans un premier temps, M. Riazuelo avait récupéré auprès d'un chercheur britannique, John Barrow, un texte mathématique rédigé par Grichka Bogdanov, à une époque où ce dernier cherchait à rassembler un jury de thèse. M. Barrow n'avait pas donné suite, mais avait conservé copie de la "pré-thèse" en question.
Sa mise en ligne, par Alain Riazuelo, a-t-elle réellement porté préjudice à Grichka Bogdanov ? Ce dernier argumente que "le document mis en ligne datait de 1991 et n'était pas assez abouti pour être rendu public". Pour les chercheurs interrogés par Le Monde, les poursuites engagées à l'encontre de l'astrophysicien s'apparentent plutôt à une volonté d'éteindre toute critique sur les prétentions scientifiques des deux animateurs. Seuls 62 internautes ont cliqué sur le document...
L'affaire inquiète d'autant plus que d'autres chercheurs, également critiques, témoignent de pressions ou de menaces voilées de poursuites. "Entre novembre 2004 et février 2005, j'ai participé à un forum en ligne où certains se sont mis àparler des "travaux" des frères Bogdanov. Ces derniers sont intervenus, me demandant de lire un de leurs papiers, ce que j'ai accepté, raconte le mathématicien Damien Calaque (université Lyon-I, Ecole polytechnique fédérale de Zurich). Je l'ai ensuite durement critiqué, ajoutant qu'à mes yeux la thèse (enmathématiques) de Grichka relevait de l'escroquerie intellectuelle. Ils m'ont dit defaire attention et de replacer mes propos dans un contexte juridique..."
Les deux animateurs demandent ensuite à rencontrer le mathématicien pour leconvaincre. La rencontre a lieu fin 2010 à Paris. "Ils m'ont expliqué qu'Alain Riazuelo serait "châtié", dit Damien Calaque. Je leur ai répondu que s'ils poursuivaient en justice un membre de la communauté scientifique, je n'hésiterais pas à témoigner contre eux."
Le cosmologiste Alain Blanchard, professeur à l'université Paul-Sabatier à Toulouse, avait pour sa part dit, dans un article publié en novembre 2004 sur le site d'Acrimed (acrimed.org), ressentir un "malaise profond" à l'idée que les thèses des deux animateurs, soutenues en 1999 et 2002, aient bénéficié d'"une validation institutionnelle de l'Université". Cette situation représentant à ses yeux un "dégât irréparable". "Pendant plusieurs jours, j'ai reçu, de la part des jumeaux, des coups de téléphone à mon bureau et à mon domicile pour que je retire mes propos, raconte M. Blanchard. Ils m'expliquaient en substance vouloir me protéger, puisque, selon eux, France 2 menaçait de poursuivre l'auteur de l'article en question et que je pourrais en faire les frais devant la justice... Il ne s'est finalement rien passé."
Sous la pression, l'astronome Jean-Louis Heudier avait, lui, demandé le retrait des propos qu'il avait tenus dans le même article... "J'y disais que l'intervention que j'avais accepté de faire dans leur émission avait été manipulée au montage, pour me faire faire l'éloge de leurs travaux, témoigne-t-il aujourd'hui. Vu l'ampleur prise par cette affaire, j'ai en effet demandé le retrait des propos qui m'étaient attribués dans l'article d'Acrimed. (Les frères Bogdanov) ont ensuite utilisé cela pour direque ce retrait était la preuve que j'étais d'accord avec eux. C'est une autre de leurs manipulations."
Igor et Grichka Bogdanov démentent toute tentative de pressions sur des scientifiques. :D "Nous sommes ouverts aux critiques, mais lorsque celles-ci sont honnêtes et objectives, dit Igor Bogdanov. Or ce n'est pas la démarche de M. Riazuelo, qui nous poursuit de sa vindicte depuis 2004." :mrgreen: Depuis des années, l'astrophysicien critique, en termes crus, les écrits des deux animateurs. Pourquoi, alors, ne pas l'avoir attaqué pour diffamation ? "Parce qu'il y avait :?: prescription :?: et que la violation du droit d'auteur était notre dernier moyen de le fairetaire pour qu'il cesse de se comporter comme un délinquant" :mrgreen: , répond Igor Bogdanov.
En toile de fond de cette nouvelle affaire, une autre se profile. En octobre 2010,Marianne révélait l'existence et la teneur d'un rapport - anonyme et d'une nature inédite -, commandé par le Comité national de la recherche scientifique (CoNRS), selon lequel les thèses accordées aux deux animateurs :idea: sont scientifiquement ineptes.
Là encore, les deux animateurs demandent à des scientifiques cités par l'hebdomadaire de retirer leurs propos. Et, là encore, l'affaire finira dans les prétoires.
Deux plaintes ont en effet été déposées contre l'hebdomadaire. "La première est classique, c'est une banale affaire de diffamation avec une vingtaine de mentions visées dans quatre articles, explique Me Nicolas Bénoit, le conseil de Marianne. La seconde est plus étonnante puisque les plaignants estiment que la divulgation du rapport en question porte atteinte à leur vie privée." Les deux plaignants confirment ces informations.
Le rapport du CoNRS ulcère les deux hommes, qui n'entendent pas en rester là, contestant la légalité et l'existence même du texte en question. "D'autres actions seront bientôt menées à propos de ce pseudo-rapport, prévient ainsi Igor. On devrait bientôt en entendre parler fortement." Son frère assure, de son côté,"détenir des preuves" contre "certaines personnalités haut placées au CNRS"dans la fuite du rapport.
Les intimidations des deux animateurs, dont la proximité avec l'entourage de M. Sarkozy est notoire, n'amusent pas les chercheurs. De source proche du CNRS - qui a assuré la défense de M. Riazuelo -, d'intenses pressions politiques se sont exercées pour que le président de l'organisme de recherche, Alain Fuchs, accepte de recevoir les deux hommes. Ce fut fait le 25 octobre 2010, bien que M. Fuchs démente avec force y avoir été contraint.
Et, dans la dernière affaire en date, la diligence des services de police alimente les soupçons. Déposée le 19 mai 2011, la plainte de Grichka Bogdanov a donné lieu à une convocation de M. Riazuelo signifiée moins d'une semaine plus tard... De plus, selon plusieurs témoins, en rendant son jugement le 14 mars, la présidente de la 31e chambre correctionnelle du tribunal de Paris a déclaré oralement que le chercheur avait "manqué de prudence", vu "la notoriété du plaignant".
Sollicité par Le Monde, Alain Riazuelo dit préférer :D s'abstenir de tout commentaire. :D
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Richie
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http://www.agoravox.fr/actualites/envir ... -il-124957

Fukushima s’enfonce-t-il ?
L’expert nucléaire Arnie Gundersen vient, avec d’autres, de sonner l’alerte : le bâtiment n°4 de Fukushima s’enfoncerait dans le sol de façon inégale. lien

Information inquiétante si l’on veut bien se souvenir que c’est dans la piscine de refroidissement de ce bâtiment que se trouvent un très grand nombre d’assemblages nucléaires.

En effet, ce bâtiment se détériore rapidement, et si la piscine, laquelle se trouve perchée à 30 mètres de hauteur, (photo) venait à basculer, les 264 tonnes, représentant 1535 assemblages nucléaires, monteraient en température provoquant une situation quasi ingérable. lien

Ce qu’a confirmé Robert Alvarez, ancien haut responsable du département de l’énergie sous Bill Clinton : « si un tremblement de terre ou tout autre évènement venait à affecter cette piscine, il pourrait en résulter un incendie radiologique catastrophique, avec près de 10 fois la quantité de césium 137 qui s’est propagée à la suite de l’accident de Tchernobyl ».

En effet la piscine de ce bâtiment n°4 est surchargée de combustibles, certains sont neufs, et chacun sait que s’ils venaient à être en contact direct avec l’air, ils se mettraient à atteindre des températures telles qu’il deviendra très compliqué d’arrêter cette progression. lien

Actuellement ces assemblages sont sous une épaisseur protectrice de 8 mètres d’eau, et des experts avaient émis l’hypothèse qu’au début de la catastrophe, cette piscine se serait vidée en partie de son eau, provoquant un début de fonte des gaines contenant le combustible nucléaire. lien

Déjà en août dernier, le professeur Koichi Kitazawa, à la tête de JST (agence japonaise pour les Sciences et la Technologie) craignait que le « pire puisse advenir », qui menacerait la survie du Japon. lien

Mitsuhei Murata, ancien ambassadeur du Japon en Suisse, a fait une analyse lucide de la situation, expliquant qu’en réalité, c’est parce que les USA ont 31 centrales nucléaires du même type que celle de Fukushima, que le gouvernement US fait tout son possible, en accord avec le gouvernement japonais, pour masquer la réalité.

L’ex ambassadeur affirme que suite à l’explosion d’hydrogène qui a frappé le bâtiment n°4, le sol s’est affaissé de 80 cm, provoquant un danger d’effondrement de l’unité 4.

Si cela arrivait, les assemblages entreraient en fusion, et personne ne pouvant approcher, cela pourrait finir par concerner tous les autres bâtiments, provoquant la fusion des 14 225 assemblages encore présents sur le site de Fukushima Daïchi.

L’accident qui en résulterait signerait, d’après lui, la disparition du Japon, mais affecterait aussi le monde entier. vidéo

Le bâtiment s’enfonce-t-il donc ?

On se souvient en effet qu’au mois de mai 2012, de nombreux observateurs avaient affirmé que le bâtiment n°4 de Fukushima penchait, et que son angle Sud-Ouest était « bombé », preuves à l’appui. lien

Les mesures effectuées montraient à l’évidence, à un niveau constant de 13 mètres, la réalité d’un angle variant entre 6 et 33 mm. lien

Pourtant, à l’époque, Tepco avait affirmé que le bâtiment ne penchait pas.

Beaucoup de questions sont encore sans réponse au sujet de l’explosion d’hydrogène qui a frappé ce bâtiment, puisqu’à l’époque, le réacteur ne contenait pas de combustible.

Alors Tepco a avancé une explication : ce serait l’hydrogène produit par la fusion du réacteur n°3 qui serait arrivé dans le n°4, par une soupape restée ouverte. lien

Ce qui ne tient pas la route, l’explosion du réacteur n°3 ayant détruit la gaine de ventilation.

Pour ne rien arranger, un incendie s’est déclaré le 19 octobre, affectant le bâtiment « extra-high swichching yard » dans lequel se trouve un poste de transformation : il s’est étendu sur une surface de 700 m2 et aurait été maitrisé vers midi.

Tepco affirme qu’il n’y aurait eu ni blessés, ni augmentation « significative » de la radioactivité, affirmation qu’il faut prendre avec prudence quand on sait comment l’entreprise s’y prend pour masquer la réalité. lien

2 questions se posent : puisque ce transfo n’était pas « alimenté », comment est-il possible qu’il ait pu prendre feu ?

L’autre question mettant un doute sur la zone réelle d’incendie, puisque la fumée filmée par une caméra semble provenir d’une autre zone (ouest et nord des bâtiments 1 et 2). vidéo

Mais revenons à notre bâtiment n° 4 qui se met à jouer les « Tours de Pise ».

Certains observateurs se posent la question de la « liquéfaction des sols ».

Ce phénomène est bien connu des géologues : lors d’un tremblement de terre, il peut y avoir une « perte de cohésion » du sol, celui-ci se mettant à couler comme un liquide.

Or, lors du séisme du 11 mars 2011, des liquéfactions se sont déjà produites à plusieurs endroits. vidéo

A Fukushima, des cassures, des fissures ont été constatées, et ça pourrait être la preuve d’une liquéfaction du sol, expliquant l’angle qu’est en train de prendre le bâtiment n°4.

De plus le 22 octobre 2012, Arnie Gundersen dénonçait Tepco, lequel aurait utilisé les trucages permis par Photoshop, afin de cacher une fissure qui se trouvait à la base de ce bâtiment. lien

D’autres experts avancent une autre explication : à l’automne 2010, l’unité n°4 était à l’arrêt, car l’exploitant devait remplacer le blindage du support du réacteur.

Or les éléments très lourds déplacés (combustible, grues, dalles-couvercle, chapeaux en acier) représentaient pas moins de 900 tonnes et cette opération se positionnait à 40 mètres au dessus du piédestal de confinement, compromettant éventuellement la stabilité de l’ensemble. lien

Pour terminer provisoirement, pour ceux qui auraient gobé la farce de la catastrophe « en phase d’être définitivement réglée », on apprend sans surprise, grâce à la revue américaine « sciences » du 26 octobre que la centrale continue à rejeter des éléments radioactifs dans l’Océan. lien

De nombreux poissons qui, il y a un an, n’étaient pas contaminés par le césium 134 et 137, le sont maintenant. lien

Ça concerne 40% des poissons péchés dans les environs de la centrale.

Il faut savoir que le césium 137 à une « demie vie » (période) de 30 ans, c'est-à-dire qu’il perd la moitié de sa radioactivité au bout de 30 ans, puis la moitié du restant dans les 30 ans qui suivent…

Ken Buesseler et Mitsuo Uematsu, de l’université de Tokyo ont déclaré qu’il s’agissait « du plus important rejet radioactif dans l’océan de toute l’histoire ». lien

Ken Buesseler, qui est chimiste à l’institut océanographique de Wood Hole (Massachussets) ajoute : « il faudra faire plus qu’étudier les poissons pour prédire comment évolueront ces différents niveaux de contamination ».

La centrale continue donc de relâcher de la radioactivité, mais comment pourrait-il en être autrement, puisque les coriums ont joué les filles de l’air, et qu’ils relâchent en continu leur radioactivité.

Au sujet de ces coriums, on commence à avoir une idée de leur parcours.

Grâce à une campagne de mesures effectuées le 26 juin 2012, montrant une importante augmentation de la radioactivité en ce qui concerne le corium du réacteur n°1.

Depuis le mois de mars 2011, « avalant » le béton a une vitesse estimée a quelques centimètres par heure, il n’a du avoir aucune difficulté à traverser les 8 mètres de béton servant de base au réacteur. lien

Certains ont donc imaginé une possible fragmentation de celui-ci, surtout s’il a obliqué d’un coté ou de l’autre du réacteur, rencontrant une épaisseur d’eau d’environ 10 mètres, sous 2 petits mètres de béton, ce qui ne devrait pas le ralentir beaucoup si l’on se souvient que sa température se trouve aux alentours de 2500 °.

A partir de là, il n’est pas difficile d’imaginer que le béton des fondations ayant « fondu » d’un coté, la structure du bâtiment ait été fragilisée, et que le bâtiment puisse pencher d’un coté.

En attendant, Mitsuhei Murata n’a pu que constater que l’appel international qu’il a lancé afin de permettre à des experts du monde entier de prendre la situation en main avant l’irrémédiable, n’a pas rencontré beaucoup d’échos, d’autant que ni Tepco, ni le gouvernement Japonais ne semble décidé à « passer la main », et laisser des experts indépendants mettre leur nez dans la centrale dévastée.

Les dernières nouvelles ne sont pas rassurantes : le niveau de la radioactivité des réacteurs 2 et 3 est en forte augmentation, et le niveau d’eau dans le réacteur n°1 est très bas. La plupart des barres de combustible de celui-ci ont fondu, et sont tombées au fond de la cuve.

Tepco vient de découvrir 3000 tonnes d’eau très radioactive sous ce réacteur, rendant la situation intenable. lien

Comme dit mon vieil ami africain : « on peut vous empêcher de dormir, pas de rêver ».

L’image illustrant l’article provient de « gen4.fr ».

Merci aux internautes de leur aide précieuse.

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Richie
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http://www.legifrance.gouv.fr/affichTex ... rieLien=id

JORF n°0291 du 14 décembre 2012 page
texte n° 64

DECRET
Décret du 13 décembre 2012 portant nomination d'un délégué interministériel à la fermeture de la centrale nucléaire et à la reconversion du site de Fessenheim - M. ROL-TANGUY (Francis)

NOR: DEVK1241639D

Le Président de la République,
Sur le rapport du Premier ministre,
Vu la Constitution, notamment son article 13 ;
Vu la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires, ensemble la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, notamment son article 25 ;
Vu le décret n° 85-779 du 24 juillet 1985 portant application de l'article 25 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 fixant les emplois supérieurs pour lesquels les nominations sont laissées à la décision du Gouvernement ;
Vu le décret n° 2012-1384 du 11 décembre 2012 instituant un délégué interministériel à la fermeture de la centrale nucléaire et à la reconversion du site de Fessenheim ;
Le conseil des ministres entendu,
Décrète :

Article 1

M. Francis ROL-TANGUY, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, est nommé délégué interministériel à la fermeture de la centrale nucléaire et à la reconversion du site de Fessenheim (Haut-Rhin).

Article 2

Le Premier ministre, le ministre de l'intérieur et la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sont responsables, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait le 13 décembre 2012.

François Hollande

Par le Président de la République :

Le Premier ministre,

Jean-Marc Ayrault

La ministre de l'écologie,

du développement durable

et de l'énergie,

Delphine Batho

Le ministre de l'intérieur,

Manuel Valls
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Richie
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Re: L'Homme qui bouge, la Terre qui tremble

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http://passeurdesciences.blog.lemonde.f ... mericains/

23 décembre 2012, par Pierre Barthélémy
La planète en 2030 vue par les services de renseignement américains

C'est un cadeau pour le président Obama fraîchement réélu : le rapport Global Trends 2030, concocté par le National Intelligence Council (NIC) et qui vient d'être rendu public. Le NIC, petit cousin de la CIA, est en quelque sorte le bras analytique et prospectif des services de renseignement américains. Son rapport imagine le monde de 2030. Il présente logiquement un tropisme fort pour la géopolitique mais il a l'intelligence de ne pas oublier que les nations, les sociétés vivent sur une planète physique dont les limites s'avèrent de plus en plus flagrantes, que les êtres humains ont des besoins élémentaires (se nourrir, boire, se loger, se chauffer, se déplacer) et que ne pas pouvoir les satisfaire est aussi un facteur d'instabilité dans le monde. Je laisserai les aspects purement diplomatiques et géostratégiques aux journalistes et blogueurs spécialisés dans ces domaines pour m'attarder sur la manière dont les services de renseignement américains voient la Terre nourricière en 2030.

Les auteurs du rapport font un rapprochement entre le monde d'aujourd'hui et celui de grandes transitions dans l'Histoire : 1815 (fin de l'empire napoléonien), 1919 et 1945 (lendemains des deux guerres mondiales), et 1989 (chute du mur de Berlin et fin de l'affrontement Est-Ouest). A chaque fois, disent-ils, le chemin de l'avenir n'était pas tout tracé et plusieurs options s'offraient au monde. Il en va de même pour les années qui s'offrent à nous. Mais parmi les éléments qui contraindront le futur, il en existe un prépondérant : la démographie. 2030, c'est une planète de 8,3 milliards d'habitants (contre 7,1 à la fin de 2012), une planète vieillissante et de plus en plus urbanisée puisque, comme l'avait annoncé une étude publiée en septembre dont je m'étais fait l'écho, environ 5 milliards d'humains vivront alors en ville. Un chiffre à comparer avec les 750 millions d'urbains que comptait la Terre en 1950 (sur une population globale de 2,5 milliards d'habitants).

Soixante pour cent de la population mondiale dans les villes, cela n'est pas sans conséquences, notamment pour l'environnement. Le rapport explique qu'historiquement, l'urbanisation croissante "a conduit à des réductions drastiques des forêts, des changements négatifs dans le contenu nutritif et la composition microbienne des sols, des altérations dans la diversité des plantes et animaux supérieurs (incluant des extinctions locales) ainsi que des changements dans la disponibilité et la qualité de l'eau douce. Dans certaines études, ces impacts ont été détectés à des distances dépassant parfois les 100 kilomètres du plus proche centre urbain."

Au défi démographique s'ajoutent les défis climatique et alimentaire. Et tous les trois s'entremêlent. Une simple extrapolation des tendances actuelles en matière de consommation alimentaire donne des résultats susceptibles de faire tirer quelques signaux d'alarme. En raison de la croissance de la population et des changements de mode alimentaire dans les pays émergents, la demande mondiale en nourriture devrait augmenter de plus de 35 % d'ici à 2030. Or les rendements agricoles, même s'ils continuent de s'améliorer, ne suivent pas la même pente et, selon le rapport, nous vivons déjà sur les réserves : "Au cours de sept des huit dernières années, le monde a consommé plus de nourriture qu'il n'en a produit. Une grande étude internationale estime qu'en 2030, les besoins annuels en eau atteindront 6 900 milliards de mètres cubes, soit 40 % de plus que les ressources durables actuelles." Le rapport ajoute que, dans moins de deux décennies, presque la moitié de la population mondiale vivra dans des régions soumises à d'importants stress hydriques et il évoque clairement la question des guerres de l'eau.

Les tensions sur les ressources en eau et en nourriture risquent par ailleurs d'être avivées par le changement climatique. Au lendemain des négociations ratées de Doha sur la limitation des gaz à effet de serre, qui reflètent le manque d'engagement patent des Etats-Unis dans la lutte contre le réchauffement climatique, ce n'est pas sans une certaine ironie que l'on lit, sous la plume d'officiels américains, les craintes que le phénomène suscite. Même si les climatosceptiques ont bonne presse outre-Atlantique et si certains d'entre eux siègent à la Chambre des représentants et au Sénat, dès qu'il s'agit de choses sérieuses et de risques encourus par les Etats-Unis, plus personne, dans les hautes sphères, ne doute de la réalité du réchauffement climatique. Le rapport est on ne peut plus clair sur le sujet. Même si ses auteurs refusent, probablement en raison du "climatosceptiquement correct" en vigueur chez une majorité d'Américains, de trop mettre en avant les résultats des modèles climatologiques, ils sont bien obligés de reconnaître que la planète se dirige vers une hausse de la température moyenne d'"environ 2°C au milieu du siècle. Si les émissions [de gaz à effet de serre] continuent sur la tendance actuelle, une hausse de 6°C à la fin du siècle est plus probable que 3°C, ce qui aura des conséquences encore plus importantes."

Cela n'augure rien de bon pour les questions de sécurité alimentaire. Non seulement la population sera plus nombreuse, non seulement les populations des pays émergents sont, grâce à l'augmentation de leurs revenus, déjà en train de changer leur régime alimentaire en y incluant plus de viande, dont la production est coûteuse en eau et en céréales, non seulement les mégalopoles repoussent et grignotent les espaces agricoles, non seulement les rendements ne sont pas forcément au rendez-vous, notamment en Afrique, non seulement certains sols surexploités se dégradent, mais voilà que le changement climatique vient aussi perturber l'industrie agro-alimentaire : événements météorologiques extrêmes plus fréquents, modifications du régime des pluies, disparition de certains glaciers qui alimentent les cours d'eau pendant les saisons sèches, etc. On ne sera pas étonné de trouver, en tête des solutions envisagées pour remédier aux éventuelles crises alimentaires, le recours aux plantes génétiquement modifiées.

Pierre Barthélémy (@PasseurSciences sur Twitter)