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les révélations de Wikileaks

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FAYARD
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les révélations de Wikileaks

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La popularité de Ségolène Royal en 2006 était une "hallucination collective", selon DSK
pour Le Monde.fr | 01.12.10 | 13h19 • Mis à jour le 01.12.10 | 13h28



Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, en meeting à Lille, jeudi 3 mai 2007.REUTERS/JACKY NAEGELEN

Un an avant la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de mai 2007, le phénomène Ségolène Royal prenait de la vigueur au sein du Parti socialiste. Il fut longuement évoqué par Dominique Strauss-Kahn, le 16 mai 2006, au cours d'une visite à l'ambassade américaine à Paris, rapportée dans un télégramme obtenu par WikiLeaks et révélé par Le Monde.


L'actuel patron du Fonds monétaire international a qualifié ce jour-là la forte popularité de Ségolène Royal dans les sondages d'"hallucination collective". Interrogé sur Nicolas Sarkozy, M. Strauss-Kahn a reconnu que ce dernier "était un politicien extrêmement talentueux".

A la même époque, après une rencontre avec Ségolène Royal, l'ambassade américaine rapporte les sentiments qui animaient Mme Royal à l'égard des Etats-Unis : elle "a fait clairement comprendre qu'elle ne rejetait pas la culture populaire américaine, en indiquant qu'elle regardait 'Desperate Housewives''". Le diplomate estime par ailleurs qu'elle a des "des idées préconçues gauchistes traditionnelles – pour ne pas dire des préjugés – sur les Etats-Unis".

Piotr Smolar

Je sais pas pour vous mais je crois qu'on va bien se marrer avec ces documents classés "secrets"..... :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
“Les réseaux sociaux vous ont tous mis trop à l’aise avec le fait de manquer de respect aux gens, sans vous faire casser la gueule”. Mike Tyson :eusa-whistle:
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Re: les révélations de Wikileaks

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WikiLeaks : « Sarkozy, déjà très tendu quand tout va bien »
Par Pascal Riché | Rue89 | 01/12/2010 | 01H20


Les télégrammes diplomatiques américains, dévoilés par l'équipe d'Assange, dépeignent un déroutant « Sarkozy l'Américain ».

Que Nicolas Sarkozy ait donné un virage atlantiste à la politique étrangère de la France, ce n'est pas une révélation. Les Américains, d'ailleurs, lui rendent volontiers son affection. Cet attrait réciproque est reflété dans les télégrammes diplomatiques que Le Monde et le Guardian ont exhumés des monceaux de documents mis en ligne par WikiLeaks.

Sarkozy y apparaît comme « brillant », « impatient », « irritable », « autoritaire », « imprévisible » ou « charmant »…

Un avion dérouté pour ne pas froisser Sarkozy
Son caractère irascible est vite perçu des Américains. A lire les mémos, il faut toujours le prendre avec des pincettes, et ses conseillers sont tyrannisés. En
décembre 2009, l'ambassadeur Charles Rivkin écrit ainsi à la secrétaire d'Etat
Hillary Clinton :

« Des contacts à l'Elysée nous ont rapporté en long et en large qu'ils évitent de le désapprouver ou provoquer son déplaisir [“displeasure” dans le texte, ndlr], allant jusqu'à dérouter l'avion présidentiel pour lui éviter de voir la tour Eiffel illuminée [par la mairie de Paris, ndlr] aux couleurs de la Turquie, lors de la visite du Premier ministre Erdogan. »


Sarkozy, on le sait, a tout fait pour bloquer l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, un des rares dossiers sur lequel il est en désaccord avec les Américains.

Dans le même télégramme, l'ambassadeur s'inquiète de constater qu'aucun de ses collaborateurs n'ose lui rappeler que « l'empereur n'est pas complètement habillé » -on appréciera l'euphémisme.

Rien, « aucun frein », n'est en mesure de limiter ses « ambitions mondiales », constate-t-il. D'autant qu'il promeut « ceux qui sont prêts à suivre ses politiques » et marginalise « ceux qui ont des vues divergentes ».

Quand le divorce du Président soucie les Américains
Les télégrammes s'intéressent aussi à la vie privée du président français : son divorce, son remariage… Six mois après le début de son mandat, un télégramme anonyme s'inquiète de l'impact du divorce sur le caractère du chef d'Etat français :

« Le récent divorce de Sarkozy, un homme déjà très tendu quand tout va bien, soulève des questions sur sa capacité à maintenir son équilibre et à se concentrer. Sarkozy a déjà mentionné sa dépendance à Cécilia - “ma force et mon talon d'Achille”, comme il dit.

Pendant leur séparation en 2005, c'est un Sarkozy irritable, plus sombre, qui était apparu -le même qu'on a retrouvé lors du sommet de Lisbonne, au lendemain de l'annonce du divorce. »


Quelques mois plus tard, après son remariage avec Carla Bruni, un télégramme destiné à Bush décrit la chute de Sarkozy dans les sondages, et la relie, notamment, à sa vie bling-bling (un mot traduit dans le vocabulaire diplomatique américain par « glitz »).

Sa « liaison très jet set » avec Carla Bruni est présentée comme une « erreur de calcul énorme en terme d'image »… Pourtant, une autre note relève, non sans une certaine admiration, que Sarkozy s'appuie sur la célébrité de sa femme pour séduire les Brésiliens :

« Nous estimons que Sarkozy utilise à plein la popularité personnelle de Carla Bruni, et la popularité de leur couple, pour faire avancer les intérêts français au Brésil. »


Obama arrive au pouvoir et, en mars, les diplomates décrivent, à son attention, les traits de caractère de son homologue français :

« Pragmatique et homme d'action, il peut être brillant, impatient, peu diplomatique, charmant imaginatif et avec un penchant pour les sommets. »


Selon un diplomate européen dont le nom est anonymisé, « il suffit que Sarkozy soit dans une pièce pour que le niveau de stress de chacun augmente ».

Un Président américanophile
Malgré tous ces petits défauts, et même s'il parle « un anglais très limité », ce politicien français-là plaît aux diplomates américains.

•Parce qu'il s'est opposé au veto de la France contre la guerre en Irak (sans la soutenir pour autant, certes).
•Parce qu'il est pro-israélien (une conviction que les Américains mettent au compte de son « héritage juif »).
•Parce qu'il travaille à la « rénovation » de la relation de la France avec l'Otan.
•Mais aussi parce qu'il n'a de cesse de chercher à plaire à Bush, puis à Obama.


On apprend ainsi que Nicolas Sarkozy a annoncé sa candidature à l'ambassadeur américain, Craig Stapleton, et au conseiller économique de Bush, Allan Hubbard, dès le 1er août 2005, soit seize mois avant qu'il ne l'annonce au peuple français. Il est vrai qu'à l'époque, c'était un secret de polichinelle. Mais le candidat va alors très loin dans son témoignage d'amitié, si l'on en croit le compte-rendu de l'ambassadeur :

« Sarkozy a exprimé son admiration pour le Président Bush. Sarkozy a dit que, comme le Président, lui aussi mettait un point d'honneur à tenir sa parole et à affronter honnêtement les problèmes réels de son pays.

Sarkozy s'est lamenté de l'état troublé des relations entre les Etats-Unis et la France au cours des dernières années. Affirmant que c'est quelque chose que lui “ne ferait jamais”, il a évoqué l'utilisation, par Chirac et Villepin, du veto de la France au Conseil de sécurité contre les Etats-Unis en février 2002, comme étant une réaction injustifiable et excessive. »


Le candidat est alors le favori de Washington. Il est « l'homme qui pourrait changer la France » :

« Il est vigoureux sur le besoin pour la France de dépasser ses réflexes anti-américains. […] L'homme politique français qui soutient le plus le rôle des Etats-Unis dans le monde. […] Son sobriquet est “Sarkozy l'Américain”, et son affinité avec l'Amérique est authentique et vient du fond du cœur. »


Sarkozy courant après le chien courant après le lapin
En 2006, il reçoit l'ambassadeur, et lui présente son fils Louis, 9 ans. Un télégramme raconte une scène curieuse, qui témoigne du fait que la diplomatie va très loin dans le détail :

« L'enfant paraît, un petit chien à ses pieds et un gros lapin dans ses bras. Pour serrer la main de l'ambassadeur, il dépose le lapin.

Et le chien commence à lui courir après à travers le bureau de Sarkozy, offrant le spectacle inoubliable de Sarkozy, penché en deux, chassant le chien chassant le lapin… »
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Christian Robin
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Re: les révélations de Wikileaks

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Je pense qu'avec ces deux candidats, Royal et Sarkozy, on a touché deux cas sociaux d'egos surdimensionnés d'opportunistes forcenés, et d'incultes avérés. A mon sens, avoir de tels nazes au pouvoir ou potentiellement au pouvoir, ne fait que mettre en exergue l'obsolescence de la constitution d'une Vème république ciselée pour le putschiste De gaulle ( aura historique cependant, mais plus soucieux d'établir une monarchie élective que de traduire institutionnellement le travail du Conseil National de la résistance) Les présidents qui se sont succédés traduisaient une vision politique de la France ( Pompidou et Giscard) , les deux suivants, Mitterand et Chirac, ont donné à la magouille politique liée à l'impuissance d'action leurs lettres de noblesse, avec charisme pour l'un comme pour l'autre.....mais là....rien ! un môme ravi de son joujou, la France, pour qui les mots n'ont aucun contenu conventionnel....Qu'il soit ainsi ne me touche pas, mais qu'il puisse l'être en étant officiellement le chef de l'Etat me choque: le système est mauvais...
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Re: les révélations de Wikileaks

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Le petit détail croustillant avec Wikileaks c'est que le fondateur est recherché... pour agression sexuelle :shock: . Il a un petit soucis avec l'éthique et la morale le garçon.
Bientôt les révélations sur le système bancaire.
Récits de courses :
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Christian Robin a écrit :Je pense qu'avec ces deux candidats, Royal et Sarkozy, on a touché deux cas sociaux d'egos surdimensionnés d'opportunistes forcenés, et d'incultes avérés. A mon sens, avoir de tels nazes au pouvoir ou potentiellement au pouvoir, ne fait que mettre en exergue l'obsolescence de la constitution d'une Vème république ciselée pour le putschiste De gaulle ( aura historique cependant, mais plus soucieux d'établir une monarchie élective que de traduire institutionnellement le travail du Conseil National de la résistance) Les présidents qui se sont succédés traduisaient une vision politique de la France ( Pompidou et Giscard) , les deux suivants, Mitterand et Chirac, ont donné à la magouille politique liée à l'impuissance d'action leurs lettres de noblesse, avec charisme pour l'un comme pour l'autre.....mais là....rien ! un môme ravi de son joujou, la France, pour qui les mots n'ont aucun contenu conventionnel....Qu'il soit ainsi ne me touche pas, mais qu'il puisse l'être en étant officiellement le chef de l'Etat me choque: le système est mauvais...
:sm6: :sm6: :sm6: :sm6:
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FAYARD
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Re: les révélations de Wikileaks

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Alors là je prends !!!! :evil: :evil: :evil:
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Facebook, maître du renseignement et de la revente de données...

http://www.ecrans.fr/Facebook-la-memoir ... 13424.html

Facebook : la mémoire cachée
par Camille Gévaudan
tags : vie privée , facebook , Europe , droit


Photo Glenn J. Mason, CC BY

L’appétit vorace de Facebook pour les données personnelles n’est un secret pour personne. Régulièrement, son estomac numérique gargouille auprès de ses membres pour réclamer son dû. « Donnez-moi votre numéro de mobile, que je puisse renvoyer votre mot de passe en cas d’oubli ! » « Expliquez-moi vos opinions politiques, que je puisse mieux cibler mes publicités ! » « Dites-moi ce que vous lisez, ce que vous écoutez, ce que vous regardez, ce que vous cuisinez, que vos amis puissent en profiter ! » Et la plupart des 800 millions d’inscrits, dociles, jettent leurs gros steaks de vie privée dans la gueule béante du réseau social. Ce que personne ne semble savoir, en revanche, c’est que le monstre est dépourvu de système digestif. Il se contente de stocker les données, toujours plus de données, sans jamais en effacer aucune.

Les découvertes du jeune Max Schrems sont effarantes. Au mois de juillet, cet étudiant autrichien en droit a réussi à se procurer l’ensemble des données dont Facebook dispose sur lui. En épluchant les 1222 pages ( !) de son dossier, il a constaté que le réseau social avait soigneusement archivé toutes les informations qu’il croyait avoir supprimées depuis belle lurette. Anciens pseudonymes, messages privés, demandes d’amis refusées... Il soupçonne même l’existence de fiches sur les internautes non inscrits à Facebook. Max Schrems a décidé de saisir les autorités compétentes en Irlande, où Facebook a son siège européen, pour demander une enquête approfondie. À 24 ans, il est en passe de devenir une sérieuse épine dans le pied du réseau qui valait 70 milliards de dollars.

« Statut : effacé »

« Je ne cherche aucun gain financier ou personnel. Je veux simplement pouvoir aller sur Facebook sans me soucier du traitement de ma vie privée », justifie-t-il. Lors de son échange universitaire en Californie, l’an dernier, il a eu l’occasion de rencontrer des responsables de Facebook et de parler avec eux des différences de législation entre les États-Unis et l’Europe en matière de protection de la vie privée. Les premiers sont très laxistes, et le vieux Continent beaucoup plus strict. « J’ai écrit un article sur ce sujet, et j’ai alors découvert que tous les utilisateurs de Facebook vivant en dehors des États-Unis et du Canada étaient liés par contrat à Facebook Irlande », une société « qu’ils ont probablement installée là pour bénéficier d’une fiscalité avantageuse ». Hors Amérique du Nord, donc, « Facebook dépend des lois européennes sur la vie privée. Et bien sûr, il ne les respecte pas. » La bataille commence.

Dégainant sa directive 95/46/CE qui garantit un tel droit à tout citoyen européen, Max Schrems écrit à Facebook pour réclamer l’accès à l’ensemble des données le concernant, via un formulaire très bien caché sur le site du réseau. Il doit insister un peu, et finit par recevoir sur CD-Rom un fichier PDF lourd de plusieurs centaines de mégaoctets et long de 1222 pages. Avec les quelques étudiants qui l’accompagnent dans sa démarche, il a créé le site « Europe versus Facebook » pour partager ses découvertes et expliquer aux internautes comment faire de même. Il y publie son dossier PDF après l’avoir anonymisé, et liste très précisément le type d’informations stockées par Facebook pour chacun de ses membres.

Facebook connaît bien sûr la liste d’amis liée à un profil, mais conserve également le nom de tous les prétendants refusés. Puisque leur demande a été rejetée, il y a des chances non négligeables ces personnes soient totalement étrangères à l’internaute en question. Mais Facebook conserve tout de même, pour une durée indéterminée, la trace d’un lien virtuel entre ces individus étrangers l’un à l’autre.

Même son de cloche du côté des « événements ». Facebook garde la liste complète des invitations adressées à un membre depuis la date de son inscription, quelle qu’ait été sa réponse. S’il a dit qu’il viendrait à la soirée, Facebook le sait. S’il a dit « non » ou « peut-être », idem. S’il n’a pas répondu parce qu’il ne se sentait pas concerné par cet événement, Facebook retient qu’il n’a pas répondu mais qu’il était invité.

Les messages sont sans doute l’aspect le plus scandaleux du dossier. Courriers privés et tchats entre amis sont tous archivés dans le même système de messagerie sur Facebook et y restent pour toujours. Le bouton « Supprimer » n’a qu’une fonction cosmétique : il permet de masquer le message aux yeux de l’internaute, mais reste sur les serveurs de Facebook avec la mention « statut : effacé ».

Même subterfuge pour les statuts, les pokes... et les tags de photos : ils sont indélébiles sur les serveurs. Quand un membre de Facebook décide de marquer la présence d’un autre membre sur une photo, le consentement de ce dernier n’est pas requis. Il peut retirer le « tag » après coup s’il ne souhaite pas être associé à l’image, mais celui-ci devient simplement invisible sur le site. Facebook garde la trace du lien entre la personne et la photographie.

Que de réjouissances, encore, au chapitre « Machines » du dossier ! « Facebook place un fichier “cookie” sur chaque ordinateur qui se connecte au site. Outre le traçage des internautes, ils s’en servent aussi pour créer des liens entre les utilisateurs et leurs ordinateurs. Ils ont une liste complète des ordinateurs qu’une personne a utilisés pour aller sur Facebook, et une liste de toutes les personnes ayant utilisé un même ordinateur pour aller sur Facebook. » En clair, Facebook sait qui fréquente qui, au travail ou à domicile, y compris parmi les personne n’étant pas « amies » sur le réseau social.

Quant au chapitre « Checkins », il liste tout simplement toutes les connections d’un internaute à Facebook depuis son inscription. Chaque checkin est associé à un numéro unique, une date, une heure, une longitude et une latitude.

« Shadow profiles »

À la page 3 de son dossier, Max Schrems a froncé les sourcils. « Il y avait des adresses e-mail que je n’ai jamais communiquées à Facebook, raconte-t-il à Ecrans.fr. Et pourtant il les connaissait ! » Étrange, très étrange. Il soupçonne l’outil « Rechercher des amis », qui permet d’importer son carnet d’adresses sur Facebook et donc de fournir au réseau ce genre de coordonnées. Une de ses connaissances aurait ainsi enrichi le profil de Schrems sans même en avoir conscience.

Puis il fait le lien avec une autre bizarrerie. « Quand on invite à un événement quelqu’un qui n’est pas sur Facebook, il faut rentrer son adresse e-mail. Cette personne reçoit alors un courrier l’encourageant à s’inscrire sur le réseau, avec le nom et la photo de tous les gens que Facebook pense qu’il peut connaître. » On comprend que Facebook ait fait le lien entre l’émetteur de l’invitation et son destinataire, mais comment peut-il suggérer dix autres connaissances potentielles ? Pour Max Schrems, il n’y a qu’une possibilité : ce non-inscrit dispose d’une fiche secrète sur Facebook — un « shadow profile » alimenté par les membres du réseau.

Quand on tape un nom dans le moteur de recherche, que l’on synchronise son mobile ou son carnet d’adresses avec le réseau social, toutes les informations grappillées seraient ainsi conservées et recoupées entre elles de manière automatique. Facebook pourrait ainsi piocher dans ces « shadow profiles » pour envoyer des e-mails très personnalisés aux internautes non inscrits.
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Christian Robin
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Re: les révélations de Wikileaks

Message non lu par Christian Robin »

Eh bien, pour noyer Facebook, il faut que les 7 milliards d'humains s'inscrivent, balancent des conneries contradictoires "je suis catholico -trotkiste lesbien ( j'aime les femmes...) etc etc....Quel cerceau même informatique, peut digérer à la big brother le sort de l'humanité?????
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Message non lu par matafan »

Je ne vois vraiment pas ce qu'un cerceau vient faire là dedans, fût-il informatique :arrow:
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Re: les révélations de Wikileaks

Message non lu par Richie »

matafan a écrit :Je ne vois vraiment pas ce qu'un cerceau vient faire là dedans, fût-il informatique :arrow:
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Cerveau_d'acier
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Re: les révélations de Wikileaks

Message non lu par Richie »

Hum, bizarre, très bizarre, empoisonnement :?:

http://www.lepoint.fr/monde/assange-sou ... 981_24.php

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, réfugié à l'ambassade d'Équateur à Londres depuis cinq mois, souffre d'une affection pulmonaire qui risque de s'aggraver, a déclaré mercredi l'ambassadrice équatorienne au Royaume-Uni, Ana Alban, lors d'une visite à Quito.

"Il souffre d'une affection chronique aux poumons qui peut s'aggraver à tout moment", a affirmé à la presse Ana Alban, avant une réunion du corps diplomatique avec le président Rafael Correa. "L'État équatorien couvre les frais médicaux" et lui "assure des visites médicales quotidiennes", a précisé l'ambassadrice en rappelant que le cybermilitant vivait dans un "espace réduit". Interrogée par l'AFP, une porte-parole de WikiLeaks à Londres, Kristinn Hrafnsson, a refusé de commenter l'annonce de Quito sur la santé de son fondateur.

Peine de mort

Julian Assange est réfugié depuis 162 jours à l'ambassade d'Équateur située dans un appartement londonien, afin d'échapper à son extradition vers la Suède pour une affaire de viol et d'agression sexuelle présumés que ce dernier a toujours niés. L'Équateur lui a accordé l'asile politique, mais Londres entend appliquer le mandat d'arrêt suédois. Les tractations entre les deux pays n'ont pour l'instant débouché sur aucune solution. L'Australien de 41 ans affirme que, s'il est envoyé en Suède, il risque à terme d'être extradé vers les États-Unis, furieux de la publication par WikiLeaks de documents américains secrets, et d'y encourir la peine de mort.

Fin octobre, l'Équateur avait déjà pointé le risque d'une dégradation de santé de Julian Assange, reprochant à Londres de ne pas lui permettre de sortir librement de l'ambassade pour y être hospitalisé. Le vice-ministre équatorien des Affaires étrangères, Marco Albuja, avait notamment affirmé qu'il avait "beaucoup maigri" et que Quito était "très inquiet pour sa santé". Le fondateur de WikiLeaks était toutefois apparu peu de temps après, visiblement en bonne forme physique, dans un entretien accordé depuis l'ambassade équatorienne à la chaîne américaine CNN.