tranber a écrit :Alain le newbie
As tu déjà pris le départ d'un IM ? ( la remarque n'est pas désobligeante)
Quand tu écris :
"D'ailleurs, je ne vois pas en quoi être au départ d'un Ironman peut foutre la trouille ? Au pire des cas, si tu n'es pas bien, tu abandonnes."
Ça me laisse penser que tu ne connais pas l'atmosphère d'un départ IM. Personnellement même préparé correctement je ne fais pas le malin au départ.
Je pratique d'autres sports à risque , et je préfère avoir une appréhension qui me gardera concentré.
Sans aller jusqu 'à la peur , je ne pense pas me tromper en disant qu'une grande partie ressent cette appréhension, et la logique d'abandon dont tu parles...n'est pas opportune .
Il y a d 'autres facteurs de risques ( natation , vélo )
Bref si tu n'as pas vu ou pris le départ d'un IM , je te conseille d'aller te rendre compte par toi mm. Tu changeras d'avis..
Bien sur il y a des choses plus importantes, ce n'est que du sport, mais pour beaucoup et pour moi en tous cas, ça fait parti de mon équilibre de vie ( marié 3 enfants et la vie qui va avec )
Non, je n'ai pas pris le départ d'un Ironman (par contre, j'ai déjà été spectateur au départ) même si j'y ai songé pendant un moment, finalement je n'ai jamais pris la décision de me lancer dans l’aventure Ironman, et je pense que je ne le ferais pas. J'ai expliqué plus haut pourquoi.
J'ai par contre fait des cyclosportives de 250km en montagne (et des longs trails), ce n'est pas totalement comparable, mais ça demande quand même une certaine préparation.
Je relativise trop pour avoir peur (à part ce qui concerne la sécurité) au départ d'une course (je ne dis pas que ça ne m'est jamais arrivé dans le passé, mais j'avais tort), car il y a tellement plus grave dans la vie que je minimise l'importance d'une course, car ça ne reste que du sport.
Et puis c'est en stressant que l'on augmente les chances de se rater. C'est toujours lorsque je "m'en fous" que ça se passe le mieux.
J'ai déjà pris le départ de longues épreuves en étant quasiment pas entrainé (à cause d'une blessure), évidemment on se dit que y a des chances que ça ne passe pas, mais c'est pas grave (et en général, en pensant ça, en roulant sans aucune pression, ça passe), au pire des cas, je le redis, on bâche si c'est vraiment pas possible autrement !

On fera mieux la prochaine fois.
C'est souvent quand tout s'est bien passé à l'entrainement que beaucoup stressent, car il y a une "obligation de résultat" pour ne pas décevoir (soi où les autres), pour ne pas passer pour un nul, etc...
Tout ça, c'est de la connerie, c'est juste l'égo humain qui fait chier.
Quand on se débarrasse de tout ça, on est libéré ! On ne garde que le positif.
Ça m'est déjà arrivé de faire une très mauvaise course, alors que je pensais être bien préparé.
Et alors ? Je me dis que j'ai déjà tellement de chance de pouvoir pratiquer un sport, car cela veut dire que j'ai suffisamment de santé pour le faire, et que j'habite dans un pays où tout cela est possible.
Je pense à tout ceux qui ne peuvent pas, les handicapés sérieux, les gens qui vivent dans des conditions de survie dans certains pays, etc... Et là, pas de déception de mon résultat, je me dis que je suis quand même un privilégié.
Concernant la peur liée aux risques, oui, c'est possible, un accident peut toujours arriver, mais j’essaie juste de faire très attention, de prendre le moins de risque possible. Cela ne veut pas dire que je n'ai aucune peur (sur certaines descentes de col, notamment).
Leonick a écrit :débutant a écrit :Depuis, Fabien Ollier a fait un DEA de philo, et il défend et enrichit la théorie critique du sport,
ben c'est sûr qu'en disant à ses élèves que le sport c'est pas bien, ils vont se retourner vers la lecture d'oeuvres de philo. Euh, peut-être bien qu'ils vont passer encore plus de temps devant des émissions de téléréalité ou sur les réseaux sociaux
Alainlenewbie a écrit :D'ailleurs, je ne vois pas en quoi être au départ d'un Ironman peut foutre la trouille ? Au pire des cas, si tu n'es pas bien, tu abandonnes.
Y a quand même bien plus grave dans la vie !
disons que pour certains, ça a été un gros investissement en temps et que de "réussir" son IM justifierait les concessions que leurs proches ont (du) faire !
mais ça n'est pas lié qu'au sport : si tu fais de la musique et que tu es incapable de ne pas jouer de fausses notes (mais habituellement ça ne t'arrive pas) ou que tu passes ton temps à t'occuper de ton jardin et au moment où tes plantes devraient fleurir, boum, de la grêle ou une grosse période de gel. Sans qu'il n'y ait d'esprit "concours", tu peux stresser.
Ou pour un examen, un premier RV, un entretien d'embauche,...
Tu as choisi de bons exemples (que j'ai pu expérimenter), c'est sur que sur le coup on peut être logiquement déçu, en colère, mais avec un peu de recul, on relativise, et rien de tout ça n'est grave.
Je pense que si j’habitais dans un pays où la récolte de ses champs conditionne toute l'année à venir et la bonne survie de ma famille, oui, là je pourrais sérieusement stresser.