Régime Paléo

Quoi manger? Quoi boire?
100km
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Re: Régime Paléo

Message non lu par 100km » 03 janv. 2015 00:20

Hello

Je suis atteint d'une maladie auto-immune comme peuvent l'être le diabète, la sclerose en plaques, Crohn, spondylarthrite ankylosante...

Et a ce titre je suis le regime hypotoxique du Dr Seignalet qui préviens et apaise ces maux. Ce regime reprend de nombreux principes du regime Paléo : pas de cuisson supérieure à 110 degrés, pas de graines transformées (gluten, maïs...), pas de lait, pas de sucre blanc...

Le Dr Seignalet a ecrit un bouquin d'au moins 700 pages en expliquant les méfaits de l'alimentation moderne. Ceci étant, meme si j'ai toujours été convaincu de l'importance primordiale de l'alimentation dans le sport et la vie de tous les jours, je ne suis pas sûr qu'un regime aussi stricte soit intéressant pour la performance sportive. Il y a des idées a prendre mais je ne pense pas que le suivre complètement soit une manière d'optimiser ses performances.

Et a regarder de plus près vous allez vous exposer a une industrie grandissante : la diététique de l'effort. Dans ma maladie j'ai l'habitude de ces combats car ce mode de guérison/prévention naturel est evidement tres décrié car il va à l'encontre d'une médecine allopathique, des lobbys des labos, de l'industrie agro alimentaire qui fabrique toujours plus de nouveaux plats, etc...

Enfin moi j'ai choisi.

Et puis ca demande un peu d'organisation en course car c'est moins pratique que les gels et boissons isotoniques. On peut moins profiter de certains ravitos pantagruéliques. Mais je suis la preuve vivante qu'on peut faire un ironman en étant quasi végétarien, en s'alimentant d'eau, fruits secs, cacahuètes, compotes, patates...
J'ai laisse tombe les gels parce que finalement moins c'est transformé mieux c'est mais pour les extrémistes, il existe des recettes pour en faire des compatibles au regime hypo (à base d'agar-agar il me semble).
Faîtes de la douleur une amie et vous ne serez plus jamais seul

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Thierry *OnlineTri*
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Re: Régime Paléo

Message non lu par Thierry *OnlineTri* » 03 janv. 2015 10:06

100km a écrit : Le Dr Seignalet a ecrit un bouquin d'au moins 700 pages en expliquant les méfaits de l'alimentation moderne. Ceci étant, meme si j'ai toujours été convaincu de l'importance primordiale de l'alimentation dans le sport et la vie de tous les jours, je ne suis pas sûr qu'un regime aussi stricte soit intéressant pour la performance sportive. Il y a des idées a prendre mais je ne pense pas que le suivre complètement soit une manière d'optimiser ses performances.
Je ne pense pas que le régime paléo soit "vendu" comme un régime de performance sportive, personnellement son adoption est le fruit d'un choix vers une meilleure alimentation pour revenir et rester en pleine forme. Loin de me priver cela m'a permis d'élargir mon horizon nutritif et cela a même modifier mes goûts! Je ne me prive plus de pizza, j'en ai simplement plus envie... (chose a laquelle je n'aurai pas pu croire il y quelques mois!!), je ne pense pas que cela soit un mal ;)

Le bouquin de Julien Venesson consacre une large part aux sportifs, en faisant attention a ne pas trop diminuer l'apport en glucides l'athlète d'endurance peut trouver son compte dans le régime paléo.

http://www.triradar.com/training-advice ... he-effort/
http://triathlon.competitor.com/2014/07 ... etes_81073
http://thepaleodiet.com/sample-menus-fo ... -athletes/
...

Merci en tous cas pour ton retour, le bouquin du Dr Lallement fait une large part aux travaux du Dr Seignelet effectivement.

T.

jhr
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Re: Régime Paléo

Message non lu par jhr » 03 janv. 2015 10:57

Thierry *OnlineTri* a écrit :
jhr a écrit :Dans le même temps parait dans la revue "science", les résultats d'une étude US qui en allant vite, montre ( à défaut de prouver), une corrélation entre les cancer et le ..... Hasard! Lors des divisions cellulaires successives, les chances de voir apparaitre des cellules cancéreuses serait d'autant plus grandes que la régénération cellulaire serait active. Certains facteurs peuvent toujours être considérés comme agravant ( tabac, alcool), mais moins déterminant que ce que l'on pense.
Cette étude me semble enfoncer une porte ouverte et avoir quelques biais et surtout présenter les choses de manière assez fallacieuse (ce qui n'est pas pour déplaire aux gens de mauvaise vie LOL):

[*]Si 66% des cancers sont dus à pas de chance et 33% à l’environnement... alors les facteurs environnementaux/hériditaires dont certains sont sous notre contrôle (ex. cigarette) vont augmenté de 50% le risque d'incidence pour les 31 cancers étudiés confondus c'est pas forcement rien ;) mais forcement dire que 2 fois sur 3 c'est pas de bol, c'est moins flippant (rappelons nous qu'au loto 100% des gagnants ont tenté leur chance!)

[*]Étrangement les stats concernant les 9 cancers pour lequel il y a visiblement un facteur environnemental en jeu ne sont pas repris par les médias (je n'ai pas l'article de Science sous les yeux) mais mathématiquement l'augmentation de risque doit alors être bien supérieure à 50%... Cela ne dit absolument rien sur les facteurs causant cette augmentation du risque. Cela peut tout à fait être cohérent avec le fait que la cigarette augmente de 10 ou 15 le risque d'avoir un cancer du poumon, il faut voir quel est le pourcentage de fumeurs dans la population. Si un très faible pourcentage de la population est concerné par une situation particulière (ex. travailleur dans le nucléaire), il est probable que cette étude ne puisse mesurer l'impact du risque.

[*]Les chercheurs ont comparés le nombre de division cellulaire dans les différents tissus à l'incidence de cancer dans la population américaine. Est ce l'échantillon humain le plus hétérogène que l'on puisse trouver? Pour les cancers dus à "pas de chance", on devrait alors vérifier que l'on a la même incidence de cancer partout dans le monde. Cela reste à vérifier je suppose...

[*]Si la mutation génétique à la source d'un cancer est sans doute due à pas de bol, il semble que notre système immunitaire ne soit pas 100% passif par rapport à cela. Au foot, il y surement une corrélation importante entre le nombre de buts et le nombre de tirs au but. Il n'est cependant pas inutile d'avoir un gardien un peu meilleur que la moyenne ;)
jhr a écrit :Ceux qui pensent se soigner par l'alimentation risquent d'être déboussolés.
Pas franchement, le discours du Dr Lallement et des médecins défendant une alimentation "saine" est bien plus mesuré que cela. Il écrit même que ce serait du charlatanisme de prétendre qu'à elle seule l'alimentation peut guérir/prévenir tous les maux, mais a l'inverse ne pas du tout en tenir compte semble tout aussi hasardeux. Lui et d'autres médecins travaillent tous les jours avec des patients pas des tubes à essai, ils sont donc en mesure de faire qq constats et de poser quelques questions intéressantes.

Le choix d'essayer bien manger n'est pas que lié à faire baisser son risque de cancer, c'est juste un bonus ;)

T.
La tu interprète a ta façon les travaux relatés. Peut être en a tu les compétences mais pas moi alors... Concernant les différents discours de certains médecins :sm11: sur l'alimentation ils partent tous sur le postulat que notre alimentation est nocive ou du moins néfaste. On trouve d'autres étude qui considèrent notre alimentation actuelle bien que non parfaite comme étant la plus variée et riche( au sens choix et possibilité ), que nous ayons connu. Il y a 100 ans ( ce qui n'est rien question évolution), toute la nourriture était de saison et bio meme si ce concept n'existait pas. Bien sur il y avait d'autres factures mais la qualité de vis n'était pas meilleureet les maladies moins nombreuses on mourrait plus rapidement surtout....
Concernant 100 km la c'est un autre cas
Thierry *OnlineTri* a écrit :
jhr a écrit :Ça fait des lustres que pour le ballonnement le charbon actif est trés efficace et non nocif. Pas l peine de chercher bien loin. Pour les médocs comme pour l'alimentation d'un point de vue général tout est nocif mais ce qui l'est n'est pas le produit mais plutôt la quantité.
Je ne me prononce pas sur la nocivité ou non des charbons actifs ;) C'est juste la culture du médoc qui finalement finit par nous déresponsabiliser et faire que l'on traite souvent plus les symptômes que les causes. Aujourd'hui quelqu'un de fatigué se ferra une cure de magnésium, de fer, de café et/ou de vitamines diverses avant de penser que dormir un peu plus ou lever le pied serait peut-être la solution simple, saine, peu couteuse et sans doute la plus efficace (bon ok, les marchands de sommeil n'ont pas bonne réputation mais c'est autre chose).

T.
La par contre je suis tout a fait d'accord avec toi :wink:

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Thierry *OnlineTri*
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Re: Régime Paléo

Message non lu par Thierry *OnlineTri* » 03 janv. 2015 15:40

jhr a écrit :La tu interprète a ta façon les travaux relatés. Peut être en a tu les compétences mais pas moi alors...
Je suis juste un peu logique et matheux... j'ai été comme toi surpris d'entendre cela à la radio. La journaliste sort sans plus d'explication qu'une étude montre que 66% des cancers sont dus à "pas de chance" : sous entendu, les cigales rigolent... Les cancers sont largement du à la "fatalité" c'est sans doute vrai, cependant les conclusions que l'on tire "intuitivement" d'une telle statistique sont fausses.

Si tu as un cancer ET que tu es fumeur, combien de % de chance aurais tu eu de pouvoir l'éviter sans la cigarette? La réponse n'est pas 34% ;) Si c'est un cancer de l'œsophage, c'est sans doute que tu n'as pas eu de bol tu l'aurais eu dans tous les cas l'influence de la cigarette est alors proche de 0% , si c'est un cancer du poumon par contre la probabilité est sans doute supérieure à 90%... Cela sans remettre en cause le fait que 66% des cancers sont dus à "pas de bol"! Forcement vu sous cet angle c'est moins sexy, la cigale toussote et le journaliste n'aurait sans doute pas repris l'étude en question.

Idem si demain tu vas te faire tes séances de PMA autour de Fukushima (il y peu de circulation les risques d'accident y sont minimes) et que tu chopes un cancer ensuite... blameras-tu le manque de chance à 66%?

Pour les intéressés un résumé plus complet de l'étude qui montre les cancers "évitables" et ceux qui sont sans doute plus dus à "pas-de-bol":
http://www.hopkinsmedicine.org/news/med ... tudy_shows
jhr a écrit : Concernant les différents discours de certains médecins :sm11: sur l'alimentation ils partent tous sur le postulat que notre alimentation est nocive ou du moins néfaste. On trouve d'autres étude qui considèrent notre alimentation actuelle bien que non parfaite comme étant la plus variée et riche( au sens choix et possibilité ), que nous ayons connu. Il y a 100 ans ( ce qui n'est rien question évolution), toute la nourriture était de saison et bio meme si ce concept n'existait pas. Bien sur il y avait d'autres factures mais la qualité de vis n'était pas meilleureet les maladies moins nombreuses on mourrait plus rapidement surtout....
Attention -100 ans ce n'est pas le paléo ;) C'est un fait notre espérance de vie a augmenté ces dernières décénies. C'est surtout du aux progrès phénoménaux de la médecine et à l'accès aux soins, on fume et on boit moins aussi sans doute... Coté nourriture, c'est vrai qu'aujourd'hui dans nos pays industrialisés c'est l'abondance on est libre de manger n'importe quoi, n'importe quand en n'importe quelle quantité une chance que n'avait pas l'homme paléo (-10000 ans)! La question est : sait-on faire les bons choix et être raisonnable? Mes 15+ kgs en trop d'il y a encore quelques mois m'ont montré que visiblement j'étais à coté de la plaque de ce coté là et qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire ;)

T.

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lopapy
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Re: Régime Paléo

Message non lu par lopapy » 06 janv. 2015 11:59

jhr a écrit :
Thierry *OnlineTri* a écrit :J'ai rajouté Les clés de l'alimentation santé par le Dr Michel Lallement à la section nutrition de la rubrique livre du site. On n'y parle pas de régime paléo mais hypotoxique, et on s’aperçoit qu'étrangement les bases sont + ou - moins les mêmes. Les mécanismes du pourquoi certains aliments ne sont pas forcement tip-top pour nous y sont détaillés.

Amusant ou inquiétant d'entendre en ce moment une publicité sur les ondes pour un médicament contre les ballonnements... La logique élémentaire voudrait que l'on de se demande pourquoi on est ballonné et de faire les corrections alimentaires qui s'imposent plutôt que de chercher à prendre un pilule pour arrêter les symptômes mais ça serait trop simple :roll: :roll:

T.
Ça fait des lustres que pour le ballonnement le charbon actif est trés efficace et non nocif. Pas l peine de chercher bien loin. Pour les médocs comme pour l'alimentation d'un point de vue général tout est nocif mais ce qui l'est n'est pas le produit mais plutôt la quantité. Une bonne alimentation est une alimentation variée en termes d'apports ( c'est ce qu'avait conclu D' Riché lors d'un colloque ou j'avais eu la chance d'aller). Cette alimentation va permettre une activité nodale. Différente est celle d'un sportif de haut niveau ou d'ultra mais est une façon de vivre équilibrée que de se taper des courses a pied qui dépassent allègrement les 50 kilomètres..... Pour aller a l'encontre de ce que dit lo papy les chasseurs cueilleurs ne faisait pas tant de km par jours ( faut revenir avec le gibier....sur le dos) et surtout ils ne couraient que trés rarement( encore de nos jours les peuplades qui ont ce mode de vie semblent préconiser l'économie et marchent durant l'immense majorité de leurs déplacements). D'ou AMHA l'incompréhension du minimalisme qui commence a remplir les salle d'attentes des toubibs.
En dehors des références que j'ai donné, j'ai de la bibliographie des années 50 qui expliquait, justement, que jusqu'au début du 20ème siècle l'humain faisait de 20 à 60kms par jour, notamment pour amener son gibier sur le dos au Marché de la ville la plus proche.
Maintenant il est exact qu'en dehors de certains dont les métiers les poussaient à courir, la grande majorité de ces nombreux kilomètres étaient fait en marchant, comme lors d'un ultra trail...
Pour les chasseurs cueilleurs, les longues traques étaient des périodes de CAP intensives pour suivre les troupeaux avant de se reposer (comme le gibier) pour élaborer une attaque.
Et pour les indiens huaraches ? Qui font jusqu'à 100kms en tongues ? Ils courent la plupart du temps, mais font de longues pauses en marchant...
D'ailleurs, sur Marathon, jusqu'à 2h40', les pauses marchées de quelques secondes te permettent de maintenir une vitesse constante bien plus rapide, entre... (et de boire comme il faut) :D

Par contre ou notes tu une incompréhension minimaliste qui remplit les salles d'attente ? :shock:

Pour ma part les choses sont claires, il n'y a pas de solution miracle mais je note que conformément aux études disponibles à la cliniqueducoureur et lors des débats contradictoires, les pathologies du pied et du tendon Achille nécessitent effectivement de courir temporairement en maximaliste alors que pour celles au dessus (périostite/genoux/hanches/sciatique/etc...), le passage au minimaliste réduit sensiblement voire en guéri les symptômes par le changement de posture et l'utilisation des amortis ancestraux. (de plus en plus de podologues suivent des cours pour adapter leur profession "sportive" au minimaliste. D'ancien farouches défenseurs du maxi viennent maintenant échanger avec moi sur le minimalisme pour réorienter leur approche, sans jamais se renier car on sait que l'on ne sait pas LA vérité... Et on avance...)

J'ai des coureurs qui après interrogations, sont heureux de faire leurs récupérations en pieds nus et envisagent d'évoluer de plus en plus ainsi et d'autres qui sont farouchement contre. Pas de souci, l'important est d'être en accord avec soi même...
Comme pour le cross fit, cela fait rigoler bien des spectateurs, mais au vu des résultats, cela interpelle de plus en plus...

L'Papy_Il_n'y_a_qu'une_vérité_mais_chacun_la_sienne...

Edit : 100 ans n'est effectivement pas paléo et tout n'est pas à jeter dans la nutrition d'aujourd'hui.
D'ailleurs l'avancée n°1 qui a justement permis de bien avancer dans notre espérance de vie est la qualité sanitaire de notre nutrition.
Il y a plus de 100 ans, mourir d'empoisonnement était "normal" et (je n'ai plus les chiffres exacts) c'était l'une des premières causes de mortalité !

... Et pour cette étude sur le cancer, j'ai entendu des hurlements de Cancérologue à son sujet.
Je n'ai pas bien compris les arguties, mais j'ai compris qu'il fallait que je change de sujet, arf... :oops:

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Thierry *OnlineTri*
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Re: Régime Paléo

Message non lu par Thierry *OnlineTri* » 06 janv. 2015 15:14

Concernant la course à pied, mon sentiment est qu'avant de penser foulée et minimalisme, il faut être à son poids de forme. Quand on a 5, 10, 15 ou 20kgs de surpoids cela n'est pas sans conséquence sur l'organisme et c'est peut-être là que les chaussures montrent tout leur intérêt.

Pour atteindre son poids de forme, pas de mystère : il faut bouger et surtout manger sain, équilibré & en quantité raisonnable (et non se servir du fait qu'on court pour mettre tout et n'importe quoi dans son assiette), c'est là que le "paléo" prend tout son sens.

On notera qu'il n'existe pas UN mais DES régimes paléos, l'homme s'adaptant à son habitat. Peu de points communs entre l'alimentation d'un inuït et celle d'un africain... Je doute que ces populations se mélangeait au paléo, chacune s'était adaptée à son biotope au fil des générations.

Aujourd'hui les déplacements étant très faciles, chacun d'entre nous est surement le fruit d'un beau brassage sur le plan génétique possiblement sans lien avec l'endroit où l'on vit. Ce qui induit la question : qu'est ce qui est "naturel" de manger? Est ce logique d'avoir recours a des aliments venant de l'autre bout de la planète? Que reste-t-il dans nos pays du biotope "naturel"?

T.

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lopapy
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Re: Régime Paléo

Message non lu par lopapy » 14 janv. 2015 11:11

:D

Pour le poids de forme je suis à moitié d'accord, après l'avoir été durant des années... :mrgreen:

En effet, déja dans le minimalisme il y a, au moins grossièrement, 2 paramètres, le drop et l'amorti.

Je ne vois pas en quoi le poids joue de manière importante pour le drop, qui est un élément pour soulager le tendon d'Achille.

Après j'ai des chaussures zéro drop avec un minimum d'amorti (des columbia) et je jongle avec différentes paires qui vont jusqu'à l'intégrisme des FF avec zéro amorti.
Mes chaussures de compétitions sont des Merrell (route amorti mini) et des NB (trail léger amorti)...

Pour les athlètes dans ta configuration, justement, le minimalisme est une opportunité pour remettre l'ensemble du corps en route MAIS ne JAMAIS oublié la progressivité.

Comme pour la nutrition ou, AMHA, il est intéressant de s'approcher de son biotope local progressivement quand on déménage, je propose à tous les athlètes revenant de blessure une adaptation progressive au minimalisme qui commence par de long mois avec récupération en "pieds nus".
Et pour les plus motivés, du Cross Fit ou du Tabata pendant ces instants.
(L'an dernier ce n'était réservé qu'au Triathlète, cette année, avec tes écrits, j'ai étendu cela avec bonheur aux CAP)

Après, un passage au minimalisme complet je ne le conçois que lorsque mettre des maximalistes cause souci et, malheureusement pour moi, c'est le cas actuellement. Quand je remet mes chaussures maxi presque neuves, j'ai des douleurs d'adaptation de la cheville à la hanche qui reviennent.

Je ne pousse personne dans cette voie, mais une réadaptation progressive minimaliste par la récup' montre une longévité face à la blessure qui étonne bien des "pistards" ou autres spécialistes de la route en CAP.

Bien entendu, le cross fit (issu du KravMaga) et la cinétique (©Millet + ARoche) ouvre également le champ des possible pour leur étonnement.

J'ai un pote qui fait 100/110kgs aujourd'hui qui tente de reprendre la CAP depuis des années (Ancien lutteur demi finaliste des france, est descendu à <90kg pour 3h30' au Marathon) mais n'y arrive pas (faut qu'il marche pour l'instant). J'aimerais l'amener sur cette voie, surtout à la marche, pour voir comment réagit son corps et si son enthousiasme face à de nouvelles sensations, ne retombe pas comme à chaque redémarrage classique aujourd'hui...

L'Papy_kihé_limite_fatigue_chronique_en_ce_moment_et_kidoi_réintégrer_le_sommeil_profond_dans_son_entrainement
(CAD_faire_cekidi_ozatlète_ :evil: )

morpheusio
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Re: Régime Paléo

Message non lu par morpheusio » 01 mai 2015 20:07

Bonjour à tous,
y a-t-il parmi vous qui ont appliqué le régime paléo ? Comment appliquez vous l alimentation Paléo pour tenir les entraînements sans glucides dit traditionnel (riz, céréales etc..) ?
J ai suivi le régime surement un peu trop à la lettre car depuis 15jours grosse fatigue et performances au plus bas...merci à vous
Tout pour faire avancer le tri !!

VC Eckwersheim - Triathlon (67)

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Thierry *OnlineTri*
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Re: Régime Paléo

Message non lu par Thierry *OnlineTri* » 03 mai 2015 11:29

Quelques éléments de réflexion :

Pour un bon "régime" il faut :

- Manger en quantité suffisante
- Manger les bonnes choses
- Manger sain

1) Si l'on recherche la perte de poids, clairement il faut à un moment manger moins que ce que l'on consomme. Cela a ses limites, une fois le gras superflu "cramé" c'est clair qu'en maintenant son régime on manque d'énergie... Le truc est que les légumes sont généralement assez peu caloriques, si tu voulais courir en mangeant que des haricots verts il t'en faudrait 10+ kg par jour pour tenir!!! Il est donc bon d'évaluer le nombre de calories que l'on consomme en mangeant "normalement". Il n'est donc pas mauvais de peser et d'évaluer pendant qq jours tout ce que l'on mange, histoire de se rendre compte & mieux (se) comprendre.

2) Les "bonnes" choses, le concept est vaste et même dans le "paléo" tu as plein de source d'inspiration entre un régime proche du cétogène à la Mark Sisson ou si tu suis Julien Venesson tes choix sont un peu plus large... Si tu as bien réduit les glucides comme le suggère Mark Sisson, cela peu valoir le coup de tester le cétogène, c'est à dire garder ta portion de glucide < 50g... au bout d'une quinzaine de jours ton corps devrait rentrer en cétose et commencer à utiliser les lipides comme principale source d'énergie. Par contre le moindre jour off et tu retournes à la case départ si j'ai bien compris, c'est donc peut-être "chaud" à tenir. Cela veut dire tourner le dos aux boisons énergétiques (principalement glucidiques). Si au contraire tu décides que cela n'est pas pour toi, il faut suivre Venesson et augmenter ta portion en glucide via le riz basmati par exemple. Les portions seront guidées par tes besoins énergétiques. La encore, mesurer ce que l'on mange pendant qq jours peut-être instructif...

3) Pour la partie "sain", je te laisse juge en fonction de tes choix ;)

Sur le groupe paléo de Facebook les conseils vont vers un apport plus important en protéines, quelle proportion? pourquoi? Bien sur que les protéines sont importantes, mais avoir recourt à un apport "artificiel" est une solution de facilité je trouve et n'engage pas dans la recherche d'une alimentation saine & équilibrée.

T.

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valtrés
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Re: Régime Paléo

Message non lu par valtrés » 11 août 2016 10:14

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Richie
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Re: Régime Paléo

Message non lu par Richie » 09 oct. 2016 20:29

http://passeurdesciences.blog.lemonde.f ... ime-paleo/

9 octobre 2016, par Pierre Barthélémy
Les arguments pseudo-scientifiques du régime « paléo »

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Les San (aussi connus sous le nom de Bochimans ou Bushmen) sont un des derniers peuples de chasseurs-cueilleurs. © Aino Tuominen.
JE N’AURAIS vraiment pas dû lire Marie-France mais maintenant c’est trop tard, le mal est fait. C’est un « papier » sur le régime dit « paléo », publié sur le site du magazine, dans sa rubrique « Santé », vendredi 7 octobre. Dans une courte introduction, l’auteur de ce texte cite à la volée plusieurs notions scientifiques pour bien montrer que, derrière ce régime alimentaire qui prône un retour à ce que mangeaient nos ancêtres (pas les Gaulois mais les hommes du paléolithique…), on trouve un bon gros tas d’informations issues de la recherche : on évoque un anthropologue, une publication dans le New England Journal of Medicine, revue majeure de la littérature scientifique médicale, on nous parle des infimes différences entre le génome des chasseurs-cueilleurs de la préhistoire et le nôtre et aussi des maladies dégénératives que nos lointains ascendants ne connaissaient pas (probablement pour la bonne raison qu’ils mouraient avant de les avoir, mais passons).

L’idée de cette compilation rapide est d’induire dans la tête des lecteurs et lectrices de ce genre de magazines que le régime « paléo », très en vogue ces derniers temps, se justifie scientifiquement. En résumé, si ce régime était adapté aux hommes du paléolithique – qui est la période de la préhistoire précédant l’apparition de l’agriculture et de l’élevage –, il l’est encore pour nous et certaines des maladies chroniques qui nous touchent proviennent du fait que nous nous sommes trop éloignés d’une alimentation « naturelle », pour reprendre un autre argument de Marie-France. Pour vivre mieux, mangeons donc comme les hommes des cavernes et bannissons tous les produits qui n’existaient pas au paléolithique. Retour donc à la viande, au poisson et aux fruits de mer, aux fruits et légumes, en faisant disparaître les produits cultivés (légumineuses, céréales), les dérivés du lait, le sucre raffiné, etc.

L’ennui, c’est que ces justifications n’ont en réalité rien de scientifique, comme le démontre très bien, dans son dernier livre intitulé Dans l’œil du pigeon (éd. Le Pommier, 192 p., 19 €), le chercheur canadien Luc-Alain Giraldeau. Ce professeur d’écologie comportementale à l’université du Québec à Montréal (UQAM) explique d’abord, en s’appuyant sur les travaux de la biologiste américaine Marlene Zuk, que l’idéologie du régime paléo « repose sur une image naïve, simpliste et irréelle de l’ère paléolithique. Prenons un exemple. Un site Internet de régime paléo vous suggère le petit déjeuner suivant : omelette, oignon sauté, champignons, brocoli et huile d’olive. D’abord, trouver des œufs au paléolithique pour faire une omelette aurait représenté un défi important puisque les oiseaux ne se tenaient pas en basse-cour ; par conséquent il aurait fallu attendre la saison de reproduction des oiseaux, une fois l’an. Ensuite, les oignons n’existaient pas tels que nous les connaissons aujourd’hui, ni le brocoli d’ailleurs. De plus, il aurait été impossible aux hommes du paléolithique d’extraire l’huile d’olive. »

Une alimentation fantasmée

Ce qu’oublient, volontairement ou non, les tenants du régime « paléo », c’est que, si l’on met de côté les produits de la chasse et de la pêche, l’écrasante majorité des aliments qu’ils recommandent viennent… de l’agriculture et de l’élevage, bio ou pas, et n’existaient donc pas sous leur forme actuelle au paléolithique puisqu’ils ont subi des millénaires de sélection dirigée par l’homme ! Le catalogue que dresse Luc-Alain Giraldeau est édifiant et on ne m’en voudra pas d’en faire une longue citation : au paléolithique « il n’y avait pas d’oranges ; les bananes étaient si petites et remplies de tant de graines qu’elles nous paraîtraient aujourd’hui non comestibles. (…) Les tubercules comme les carottes et les pommes de terre étaient petits, durs et souvent bourrés de toxines. Même l’ancêtre de la laitue contenait du latex toxique ; ses feuilles étaient dures et portaient des épines. Le brocoli et les choux (chou de Bruxelles, chou-fleur, chou frisé, chou-rave) sont encore des variétés créées par l’homme moderne à partir d’une même espèce de plante (Brassica). Les amandes et les abricots, deux aliments phares du régime paléo, sont issus de proches parents, mais les deux sont le résultat de manipulations par l’homme moderne, par croisement et sélection : l’amande a été modifiée pour éliminer le cyanure de son noyau, et l’abricot pour accroître la quantité de chair autour de son noyau. »

Idem pour la viande. Non seulement notre bœuf, notre porc, notre mouton, ne sont pas le gibier consommé par les chasseurs de la préhistoire mais ceux-ci ne se contentaient pas d’en manger le muscle comme nous le faisons le plus souvent : « Les chasseurs du paléolithique consommaient presque tous les tissus, rappelle Luc-Alain Giraldeau : estomac, panse, poumons, rate, cerveau, moelle, rognons et foie. Plus important encore, le gras des animaux sauvages ne contient pas les mêmes acides gras que celui des bovins nourris au grain et au maïs. L’image du régime paléolithique est effectivement séduisante, et ses adeptes disent perdre du poids, se sentir mieux et avoir plus d’énergie. Toutefois, ce régime est essentiellement fondé sur un fantasme de ce qu’était l’environnement alimentaire pour lequel nous serions adaptés, un environnement qui nous est aujourd’hui totalement inaccessible. »

Le chercheur canadien rappelle également qu’il n’y avait pas un régime de chasseurs-cueilleurs pendant le paléolithique mais toute une palette, que l’on retrouve (ou retrouvait encore récemment) chez leurs héritiers. Il suffit par exemple de penser au régime alimentaire des Inuits, composé presque à 100 % de produits animaux (mammifères marins et poissons), pour voir que l’on peut avoir un régime culturellement « paléo » et être bien loin des volailles, œufs, noix, fruits et légumes préconisés par des diététiciens occidentaux…

L’évolution continue

Le dernier point sur lequel il faut sans doute insister pour décrypter l’idéologie pseudo-scientifique sur laquelle s’appuie le régime « paléo » est le concept selon lequel nous lui serions plus adaptés qu’à ce que nous mangeons aujourd’hui. Cela « suppose, écrit Luc-Alain Giraldeau, que l’humain n’aurait pas évolué depuis l’avènement de l’agriculture, soit depuis au moins dix mille ans… Dans les faits, nous savons que c’est faux : le cas le plus connu d’évolution alimentaire récente est l’acquisition, chez certaines populations humaines, de la capacité qu’ont plusieurs adultes de digérer le lactose, le sucre contenu dans le lait. On sait que cette mutation génétique s’est produite à au moins quatre reprises : trois fois en Afrique de l’Est, il y a de trois à sept mille ans, et une fois en Europe du Nord, il y a cinq mille ans. Dans tous les cas, cette mutation s’est répandue chez des peuples qui élevaient du bétail. L’humain aurait donc eu amplement le temps d’évoluer pour arriver à s’adapter à de nouvelles nourritures depuis le paléolithique. » Non seulement le régime « s’appuie » sur une image fantasmée d’un Eden alimentaire originel mais il fait fi (alors que certains l’appellent le « régime évolution » !) de l’évolution biologique à laquelle notre environnement alimentaire et nous-mêmes avons été soumis.

Que l’on ne s’y trompe pas. L’objectif de ce billet n’est pas de dire que le régime « paléo » est stupide ni de faire changer d’avis ceux qui le suivent. Ils sont libres de manger ce qu’ils veulent. Simplement, qu’ils n’essaient pas d’embrigader la science ni la nature dans leur choix. Comme l’écrit fort justement Luc-Alain Giraldeau, sans doute en pensant à la caricature du darwinisme qu’ont été le darwinisme social et ses dérives, il faut rester vigilant et dénoncer sans relâche ce qu’il appelle les « abus du discours biologique, ainsi que les biais et les détournements qui en découlent. A commencer par le danger d’attribuer à la nature des vertus de pureté, de sagesse et d’exemplarité. »

Pierre Barthélémy (suivez-moi ici sur Twitter ou bien là sur Facebook)

http://www.mariefrance.fr/sante/nutriti ... 84298.html

C’EST QUOI LE RÉGIME PALÉO ?
Paléo vient du mot « paléolithique ». Si vous ne vivez pas dans une caverne (ah ah !), vous vous souvenez sans doute avoir étudié cette période de l’histoire en primaire. Si ce régime porte ce nom, c’est qu’il fait clairement référence à ce que les premiers humains mangeaient de façon naturelle. Le Dr S. Boyd Eaton, radiologiste et anthropologue l’a remis au « goût du jour » en 1985, dans sa publication « Paleolithic Nutrition » pour le New England Journal of Medicine. L’idée ? Puisque le génome humain ne diffère que de 0,02 % de celui de nos lointains ancêtres, leur alimentation devrait nous convenir. De plus, sachant que les hommes préhistoriques ne connaissaient pas les maladies dégénératives, on est en droit de se demander si cette alimentation ne serait pas même meilleure !

QU’EST-CE QU’ON MANGE ?
On supprime deux grands groupes d’aliments : les produits laitiers et les céréales. Ainsi que les viandes grasses, le sucre, les boissons gazeuses, les produits transformés.
Sont autorisés toutes les viandes maigres, les volailles, les poissons de mer, les oeufs mais aussi toutes les noix, les graines, les fruits et les légumes pauvres en amidon.

NOTRE AVIS SUR LA TENDANCE PALÉO
Selon Valérie Espinasse, micronutritionniste et spécialiste des intolérances alimentaires, ce « régime » applique des règles de bon sens étant donné qu’il ne contient ni produits transformés et qu’il encourage à consommer des viandes maigres, du poisson, des crustacés et beaucoup de fruits et de légumes crus. Le hic ? Notre experte estime qu’il serait regrettable en revanche d’éliminer les céréales complètes et les légumineuses qui sont des aliments très intéressants d’un point de vue nutritionnel.

Verdict ? On prend l’idée globale et on adapte en introduisant des légumineuses et des céréales complètes pour une alimentation équilibrée et variée.

100km
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Re: Régime Paléo

Message non lu par 100km » 10 oct. 2016 11:02

Richie a écrit :Prenons un exemple. Un site Internet de régime paléo vous suggère le petit déjeuner suivant : omelette, oignon sauté, champignons, brocoli et huile d’olive.
L'exemple est aussi mal choisi. Car le régime paléo prône l'éviction des cuissons normalement !
Que l’on ne s’y trompe pas. L’objectif de ce billet n’est pas de dire que le régime « paléo » est stupide ni de faire changer d’avis ceux qui le suivent. Ils sont libres de manger ce qu’ils veulent. Simplement, qu’ils n’essaient pas d’embrigader la science ni la nature dans leur choix.
Quant à la conclusion, facile, on peut l'appliquer à tous les régimes ou types d'alimentation ! Sans viande, sans sel, sans gluten, etc...
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Thierry *OnlineTri*
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Re: Régime Paléo

Message non lu par Thierry *OnlineTri* » 13 oct. 2016 14:31

100km a écrit :L'exemple est aussi mal choisi. Car le régime paléo prône l'éviction des cuissons normalement !
Non, non. l'homme maitrise le feu depuis bien longtemps. La cuisson n'est pas un soucis pour les "paléos".

T.

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Re: Régime Paléo

Message non lu par Thierry *OnlineTri* » 15 oct. 2016 06:13

La critique est tout à fait valide, après comme on dit il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain ;)

Dans la mesure où l'homme paléo mangeait local & de saison de toute façon il y avait autant de "régimes paléos" que d'écosystèmes, de plus si l'on suit la "logique" paléo il faudrait que chacun mange selon ses origines (pour garantir que nous sommes biologiquement adapté à ce que nous mangeons) hors nous sommes pour la plus-part aujourd'hui les fruits d'un beau brassage génétique avec des ancêtres de provenance géographique très différentes. Ces deux faits "triviaux" font qu'effectivement sur un plan scientifique l'idée d'un régime "paléo" fait sourire sans avoir même besoin d'aller chercher d'autres arguments.

Maintenant il ne me semble pas que manger "local et de saison" soit une mauvaise idée même si mes ancêtres venait du Sud et que j'habite au Nord. S'orienter vers plus de légumes et moins de trucs industriels n'est pas forcement une mauvaise idée non plus. Prendre conscience de ce qui passe dans nos assiettes est de toutes façons salutaire.

T.

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Re: Régime Paléo

Message non lu par 100km » 15 oct. 2016 07:05

Thierry *OnlineTri* a écrit :
100km a écrit :L'exemple est aussi mal choisi. Car le régime paléo prône l'éviction des cuissons normalement !
Non, non. l'homme maitrise le feu depuis bien longtemps. La cuisson n'est pas un soucis pour les "paléos".

T.
Oui mais le concept implique donc des cuissons inférieures à 110 degrés. Au delà l'apparition de toxines est évidente.

Moi je suis passé à la cuisson lente et au four à vapeur.

Évidement le four à micro ondes est à proscrire
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