Armée de terre et Triathlon

Que faire pour aller plus vite, plus loin, plus longtemps? Ici on débat de tout ce qui touche de près ou de loin à la préparation physique et mentale (y compris les clubs).
nicolemexicain
Messages : 9
Enregistré le : 26 août 2013 20:07

Re: Armée de terre et Triathlon

Message non lu par nicolemexicain » 21 mai 2018 17:07

Sylvain Sudrie est sous contrat avec l'ADT

Vank
Messages : 1920
Enregistré le : 01 avr. 2010 20:40

Re: Armée de terre et Triathlon

Message non lu par Vank » 23 mai 2018 13:53

Bonjour Quentin.

Quelques précisions avant de te répondre:
Boulegan a écrit :
17 mai 2018 16:31
Le Bataillon de Joinville ou EIS (Ecole Interarmées des Sports) qui a laissé la place désormais au CNSD (Centre National des Sports de la Défense), toujours à Fontainebleau sont l'un des meilleurs exemples.
Le BJ a été logiquement dissous en 2002 avec la disparition de la conscription, car c'est effectivement là que certains sportifs HN faisaient leur service national. C'était une des 2 composantes principales de l'EIS avec le Bataillon d'Antibes (BA) chargé pour sa part de la formation des spécialistes EPMS (moniteurs, moniteurs-chefs, etc...) des 3 armées et de la Gendarmerie. L'EIS (avec le BA comme seule composante principale désormais) existe toujours, intégrée au sein du CNSD avec l'Ecole Militaire d'Equitation.

Boulegan a écrit :
17 mai 2018 16:31
quentinbrunet a écrit :
17 mai 2018 11:20
L'armée est elle amené a favoriser la pratique du sport ? Non a haut niveau (...) mais a un niveau raisonnable ou au contraire est elle fermée a cette pratique qui ne sera pas mon métier principale
C'est une tradition, une culture même. :idea:
L'entraînement Physique Militaire et Sportif (EPMS) est bien plus qu'une "tradition" ou une "culture". C'est avant toute chose une impérieuse nécessité, un des piliers de la préparation opérationnelle, individuelle et collective. Nul besoin de développer pour comprendre..... Tout ça pour dire que ce n'est pas une "option à la carte" mais un élément important de ta future vie et à ce titre planifié et organisé pour toi (du moins je l'espère)
exil974 a écrit :
17 mai 2018 15:35
Je rejoins Francky48, le plus simple c'est de voir avec le bureau des sports et de te greffer aux groupes existants.
En fonction de ce que je t'ai dit plus haut je te conseille plutôt de te référer à ton supérieur direct :wink: La hiérarchie est une science exacte et passer outre cette voie est punissable....... :lol:

Ensuite, pour ce qui est de ta pratique hors service tu trouveras en effet des aides précieuses au sein du bureau des sports et/ou du Club Sportif de ton unité. Les moniteurs et moniteurs-chefs de ton BS seront nécessairement très impliqués dans les sections de ce club puisque ça fait aussi partie de leur job :wink:
Pain is inevitable, suffering is optionnal.

Vank
Messages : 1920
Enregistré le : 01 avr. 2010 20:40

Re: Armée de terre et Triathlon

Message non lu par Vank » 23 mai 2018 14:34

J'ai cliqué un peu vite sur "envoyer" car je n'avais pas fini.

Comme tu le sais sûrement la pratique du triathlon demande par construction plus de temps que d'autres sports. Ne compte donc pas exclusivement sur les créneaux "en service" pour un entraînement sérieux.

En course à pied tu pourras faire le plus souvent des footings collectifs, moins fréquemment des séances individuelles et/ou spécifiques.

En natation cela va beaucoup dépendre de ton unité: présence d'une piscine militaire dans le quartier, créneaux (très matinal) dans un bassin municipal. Il te faudra nécessairement nager également en dehors des heures de service.

Pour le vélo: assez compliqué en général "en service" pour plein de raisons faciles à deviner. Le "hors-service" (soir, WE) sera la pratique très majoritaire.


Enfin tu dois avoir conscience qu'en cas de mission extérieure tu vivras des saison blanches.

A titre d'exemple j'ai servi 33 ans comme officier entre 1978 et 2011, quasi exclusivement (sauf 2 années) en unités pro et ce bien avant la professionnalisation. Première expérience triathlétique un dimanche de l'automne 1986 sur une épreuve organisée à Tarbes par mon unité d'alors (pour la petite histoire un membre de cette unité - le regretté Serge Lecrique - gagnait ce jour-là le 1er triathlon de Paris). Le virus était pris mais j'ai dû attendre 1989 et ma mutation dans un organisme de formation à Pau pour renouveler l'expérience. Puis jusqu'en 2011 je n'ai pu prendre en tout et pour tout qu'une petite demi-douzaine de licences à l'occasion de ces "respirations" que permettent parfois les affectations en organisme de formation ou en Etat-Major (quoique).

Voilà. La fin est limite hors-sujet mais je souhaitais en profiter pour tordre le cou à la légende selon laquelle "les militaires ont de la chance ils peuvent faire du sport au boulot"...........





mais en tout cas pas du triathlon
Pain is inevitable, suffering is optionnal.

IRONMAN04
Messages : 1005
Enregistré le : 09 août 2015 18:48

Re: Armée de terre et Triathlon

Message non lu par IRONMAN04 » 23 mai 2018 15:27

Salut Vank,
Tu as très bien synthétisé la place du sport dans l’armee,,,, qui s’il est un critère essentiel dans le maintien de la condition physique militaire ne constitue pas sa mission principale...
Et oui Serge lecrique était un des précurseurs de notre sport dans l’armee, une figure de l’epoque,,,, celle des Girard, Methion, Houseaux, Cordier et j’en passe.....
Ciao

Korsa
Messages : 18
Enregistré le : 16 oct. 2015 17:39
Localisation : Lille, Quebec

Re: Armée de terre et Triathlon

Message non lu par Korsa » 27 mai 2018 10:59

Salut,
Je confirme les expériences vécues au sein de l'armée de terre. Ça doit être pareil dans les autres armées. Encore que pour un marin embarqué 😕😕.
Tout va dépendre du mode de fonctionnement de ton unité et de la ''compréhension'' de ton chef ... tes chefs.
Certains seront très pushings, d'autres non.
Plus que ton plaisir personnel, n'oublie pas que la condition physique que tu acquiert sera toujours un plus, surtout si tu restes longtemps (carrière). C'est con mais à terme ce sera un gros plus (vis à vis des chefs et ... des subordonnés).
Bon courage.

Répondre