Lance Armstrong

Bonne humeur de rigueur, pour les sujets ne concernant pas le monde sportif merci de poster dans "...et plus si affinité".
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Yo L
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par Yo L »

Votre discussion sur les con's me plait bien ...
Et comme disait Audiard, Un con qui marche ira toujours plus loin qu'un intellectuel qui reste assit :mrgreen:
Venner192
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par Venner192 »

flu a écrit : 13 févr. 2020 20:55
Venner192 a écrit : 07 févr. 2020 23:03 "Il y a des idées d'une telle stupidité, que seuls les intellectuels peuvent y croire"
"Les intellectuels sont portés au totalitarisme bien plus que les gens ordinaires"
2 autres de Georges Orwell parmi bien d'autres qui pourraient être dans ma signature.
Bref, vive le bon sens des gens simples, le con de service est mangé par sa vanité de se croire plus intelligent que les autres pour ne respecter ni les faits ni les personnes
Avec le bon sens, on peut penser qu'un boulet de 10 kg tombe plus vite qu'une bille de 100g, que la lumière se déplace instantanément, que la terre est plate etc etc. Bref, avec le bon sens, on serait encore dans l'antiquité ...
Bien illustré, t’es mon con vaniteux
BleuBlancRage
"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire." Georges Orwell
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par débutant »

kent 7 a écrit : 13 févr. 2020 11:23
débutant a écrit : 01 févr. 2020 21:53 En 4 minutes.

phpBB [video]
:D :D :D :D :D :violin: :violin: :violin: :violin: :violin:

Ridicule :whistle:
Le ridicule ne tue pas.

Et pour preuve, M. Drucker still alive 8)
USAT
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par USAT »

Yo L a écrit : 14 févr. 2020 11:06 Votre discussion sur les con's me plait bien ...
Et comme disait Audiard, Un con qui marche ira toujours plus loin qu'un intellectuel qui reste assit :mrgreen:
Si on les mets sur orbite, certains ont pas finis de tourner
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par USAT »

shika a écrit : 07 févr. 2020 20:35 On peut être con et intelligent, les deux ne sont pas mutuellement exclusifs. De nos jours l'intelligence est aussi un terme galvaudé, quand l'information et les algorithmes deviennent de plus en plus prépondérants on parle aujourd'hui d'intelligence émotionnelle. Nous vivons une epoque interessante :)
Tu as un test qui la mesure, pas parfait mais a la base il a été fait pour detecter les sous efficients mentaux, et par la même,les surefficients. ( Hpe, hpi, gifted, zebre, surdoué etc )

Une chaine YT, avec Carlos Tinocco, un des meilleur sur le sujet, qui casse bien des clichés sur le sujet :
https://www.youtube.com/channel/UCTFSbM ... xH3eZU77CQ
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par débutant »

USAT a écrit : 14 févr. 2020 21:05
Yo L a écrit : 14 févr. 2020 11:06 Votre discussion sur les con's me plait bien ...
Et comme disait Audiard, Un con qui marche ira toujours plus loin qu'un intellectuel qui reste assit :mrgreen:
Si on les mets sur orbite, certains ont pas finis de tourner
n'

https://journals.openedition.org/praxematique/66

PAS et NE...PAS en français oral

Plan
1. Approche de la valeur distinctive de « ne...pas » et de « pas »
2. Les marques du face à face
3. Les marques du positionnement dialogal
4. L'alternance du plan monologal et du plan dialogal
5. Le fonctionnement de « non »
Conclusion


1L'absence du premier élément de la négation « ne » est traditionnellement considéré comme un trait de la langue orale familière ou comme un fait d'évolution structurelle propre au français. Alors que l'ancien français utilisait un marqueur unique « ne », hérité du latin et antéposé au verbe, le moyen français et le français classique ont développé un marquage discontinu encadrant le verbe « ne...pas ». L'évolution actuelle va à nouveau dans le sens d'un marqueur unique « pas », mais cette fois-ci postposé au verbe.

1 J. Damourette et E. Pichon, Essai de grammaire de la langue française, Paris, d'Artrey, 1911-1940, (...)
2 Cf. notamment L.Danon-Boileau, « La personne comme indice de modalité », Faits de Langues n°3, Mar (...)
3 Auxquels j'ai ajouté un extrait de scénario de film, on comprendra ci-après pourquoi. L'ensemble du (...)
4 Je voudrais ici remercier André Meunier, avec qui une première ébauche des hypothèses que je dévelo (...)
2En me référant à la fois à l'analyse de la valeur du discordantiel « ne » faite par Damourette et Pichon1 et à la théorie de la co-énonciation développée par Danon-Boileau2, je voudrais montrer ici, à partir de l'examen des faits morphosyntaxiques repérés dans des corpus de dialogue oral recueillis dans des situations variées3, qu'il est possible d'expliquer la présence ou l'absence du « ne » discordantiel, en prenant en compte non pas le registre de langage (ce qui ne veut pas dire que celui-ci ne joue pas), mais plutôt le positionnement de l'énonciateur dans l'interlocution, selon qu'il souligne l'articulation ou la non-articulation de deux points de vue contradictoires4.

3Je ne prendrai en considération ici que des corpus où chacun des locuteurs utilise alternativement les deux formes de la négation « ne...pas » et « pas ». Il existe, certes, des locuteurs qui n'utilisent que l'une de ces deux formes. Il serait aisé de montrer – mais ce n'est pas mon objectif ici – que l'opposition que j'essaie de mettre en lumière est alors marquée par un autre jeu de marqueurs, tel que la hauteur intonative portée par la négation. J'ai observé par exemple que lorsqu'un locuteur n'utilise que « pas », « pas » est haut quand l'énoncé est articulé à une pensée autre (il équivaut à « ne...pas »), il est bas quand il n'y a pas cette articulation.

1. Approche de la valeur distinctive de « ne...pas » et de « pas »
4Avant d'entrer dans le détail de la distribution spécifique de chacun de ces marqueurs négatifs, je voudrais rappeler brièvement les concepts théoriques développés par Danon-Boileau sur lesquels je me fonderai dans cette étude et illustrer la valeur distinctive des deux marqueurs, en prenant un exemple dans le corpus 2 (discussion familiale avant le départ au ski).

5La notion de co-énonciation met en jeu l'ensemble des représentations que l'énonciateur se fait de la pensée qu'il prête à celui auquel il s'adresse, des connaissances partagées, de l'univers de référence commun, etc. La notion de co-énonciateur est donc une construction abstraite, distincte de celle de co-locuteur, qui représente celui auquel l'énonciateur prête deux capacités : 1) celle de faire un apport d'informations nouvelles, 2) celle d'avoir une pensée qui n'est pas située par rapport à la sienne. L'énonciateur adopte une attitude consensuelle (dialogale), lorsqu'il fait appel à des propriétés dont il pense que l'autre les partage. Il a au contraire une attitude de rupture (monologale ou encore de face à face), lorsqu'il pense qu'il est le seul à pouvoir définir les propriétés de l'objet de discours.

V5 – [...] moi je bosse pas le lundi matin

J4 – oui mais moi je bosse le lundi matin

V6 – ben dans ce cas tu arrives le lundi après-midi

J5 – tranquillement bonjour voilà j'arrive j'étais dans les embouteillages

5 Conventions de transcription : , = pause / : = allongement / ° ° = incise / capitales = accent d'in (...)
V7 – ben tu préviens à l'avance, mais ne te moque pas de moi comme
ça (C2)5

6Le « pas » tout seul traduit un positionnement en face à face, en dehors de toute prise en compte de la co-énonciation. Dans l'échange V5+J4, le « moi » de V s'oppose au « toi » que représente J, tout comme le « moi » de J s'affronte au « toi » de V (cf. J4 « oui mais moi je... »). Bien que l'on soit dans une situation effective de dialogue, le « pas » sans le discordantiel « ne » souligne l'attitude monologale de l'énonciateur, qui se donne comme étant le seul à avoir le type de représentation qu'il énonce. C'est en cela que le face à face monologal se rapproche du « récit » (au sens que lui donne Danon-Boileau).

7Le « ne...pas » marque, au contraire, que le locuteur fait intervenir un niveau supplémentaire de représentation, qui repose soit sur une opinion généralement admise (la « doxa »), soit sur l'interprétation de la pensée prêtée à l'autre ou du contenu de ses propos. C'est la valeur interprétative de « ne » qui apparaît dans l'exemple de V7 cité ci-dessus. L'impératif implique une représentation égocentrée de l'énonciateur et le discordantiel marque qu'il propose une interprétation de l'attitude de son interlocuteur, à savoir la moquerie qui transparaît à travers ses propos. Ici ce n'est pas à proprement parler le contenu des paroles qui est en cause, mais plutôt leur valeur illocutionnaire. « Ne » marque donc la recherche d'aménagements entre les co-énonciateurs. Il suppose qu'il y a un enjeu à négocier. Il met en jeu la co-énonciation et introduit un cadre de type dialogal.

8Il convient de remarquer ici, pour ne plus y revenir par la suite, que le face à face monologal préalable peut tout aussi bien déboucher sur un retour à la co-énonciation et au consensus. C'est ce que marquent explicitement le « moi aussi » et le discordantiel « ne » dans l'exemple suivant (C5 A164).

A161 – Vous vous plaisez à Cergy ?

B163 – oui beaucoup.

A164 – Evidemment, avec les quinze chaînes de télévision, les lacs, les tennis, bientôt le golf, les deux théâtres, on aurait du mal à s'ennuyer ! Je plaisante, mais moi aussi je ne me trouve pas trop mal ici. [...] (C5)

9Je voudrais maintenant exposer plus en détail les différents phénomènes de co-occurrences qui viennent corroborer les hypothèses explicatives que je propose.

2. Les marques du face à face
6 La distinction entre les deux valeurs de la négation mise en lumière notamment par Ducrot (négation (...)
10Quand on se positionne en face à face avec son interlocuteur6, l'énoncé renferme un certain nombre d'autres faits linguistiques qui viennent confirmer la valeur de rupture de co-énonciation qu'implique le recours à la négation simple « pas ».

111) Présence d'un pronom tonique « moi » ou « toi » qui explicite, à l'initiale de l'énoncé, le point de vue exclusif qui est mis en jeu, qu'on pourrait gloser par « toi tu penses ça » / « moi je pense autre chose ».

122) Recours aux présentatifs : présentatif d'attribution de propriété « c'est », ou présentatif existentiel « il y a ».

PC 6 c'est pas dans le dérisoire [...] c'est pas ça qui convaincra les français (C3)

RB1 oh non c'est pas comparable (C4)

MC6 [...] à mon avis y a pas d'exemple (C4)

AC7 [...] y a pas de divergences (C3)

133) Verbe de modalité ou d'attitude intellectuelle à la première personne qui souligne l'égocentrage du point de vue développé (j'veux pas, j'vois pas, j'pense pas, etc.). Même s'il s'agit d’un point de vue éminemment subjectif, le jugement énoncé est dans ce cas présenté par l'énonciateur comme s'il s'agissait d'un fait, d'un constat d'absence.

RL2 j'sais pas si on aura l'occasion de reparler de [...] (C3)

B6 moi je/je vois pas cet obstacle quoi puisque je me vois pas divorcée [...] j'ai pas de crainte par rapport au mariage (C1)

144) Prise à partie directe de l'interlocuteur marquée par la deuxième personne. Très fréquemment l'interlocuteur se trouve explicitement mis en cause. Un énoncé de la forme « tu + V » est toujours interprété comme un énoncé fortement modalisé. Il est toujours porteur soit d'une valeur déontique « tu viens », soit d'un jugement de valeur « tu chantes beaucoup mieux », ou encore il marque la surprise « tu as maigri ». Or il est intéressant de constater que l'insertion de « pas » provoque très souvent une interprétation déontique, à valeur de reproche.

L35 [...] T'as pas vu ? (C5) (= tu devrais avoir vu)

L214 Mais t'as pas honte de te moquer du pauvre monde ! (C5) (= tu devrais avoir honte)

7 Danon-Boileau propose une autre interprétation de ce type d'énoncé. Il y voit bien un positionnemen (...)
15Reste à savoir si tous les énoncés de ce type ont cette valeur de reproche. Dans l'exemple de C2 V22 ci-dessous, il me semble qu'on peut interpréter de la même manière « tu penses pas que » (= tu devrais penser que)7. L'énonciateur effectue une sorte de forçage sur l'autre, en lui présentant la pensée qu'il construit pour lui sous une forme interrogative, c'est-à-dire en la soumettant à son approbation. Mais l'ajout de « ah ça oui hein » à la finale enlève à l'interlocuteur la possibilité de mettre en cause la pensée qui lui est prêtée.

V22 tu penses pas que : : : on ferait mieux de lui mettre un casque ? ah ça oui hein (C2)

16Il en va de même, me semble-t-il, dans l'exemple C1 B3 où le face à face est marqué d'emblée par le pronom « toi » (« tu penses toi au mariage [...] »). L'énonciateur enchaîne avec un énoncé de structure interrogative, où il construit une représentation qu'il soumet à l'approbation de l'autre, la faisant suivre d'une demande explicite d'adhésion « c'est ça ? ».

B3 parce que ton union avec ta copine elle est pas reconnue actuellement ? c'est ça ? (C1)

17Le forçage appliqué à l'autre peut également être souligné par d'autres marques linguistiques. On peut recourir à des ligateurs à l'impératif du type « écoute » ou « crois-moi » (C4 MC5), ou encore signaler l'inversion des positions (des conclusions déductibles) avec la conjonction « mais ».

MC5 j'veux pas abuser de mon autorité mais crois-moi c'est pas quinze jours (C4)

185) Reprise mot-à-mot des propos de l'interlocuteur. La dernière caractéristique des énoncés présentant « pas » seul – et probablement la plus importante – consiste dans la reprise textuelle des propres mots de l'interlocuteur. Ceci montre qu'à partir du moment où on n'articule plus la représentation de ce qu'on dit à la représentation qu'on prête à l'autre, on est obligé de le citer mot-à-mot.

V7 ben tu préviens à l'avance

J6 je vais pas prévenir à l'avance que [...]

V23 [...] il va foncer

J20 oh il va pas foncer non non (C2)

CE19 vous tombez dans l'dérisoire cher Charpy

PC6 mais/mais c'est pas dans l'dérisoire (C3)

3. Les marques du positionnement dialogal
19Le positionnement dialogal fait intervenir, comme je l'ai dit, une interprétation. L'énonciateur articule sa pensée soit à une doxa, c'est-à-dire à une opinion communément admise, soit à une représentation qu'il prête à l'interlocuteur ou à une interprétation de ce qu'il dit.

20Dans le corpus C1, l'intervention de B5 illustre clairement la mise en jeu d'une doxa. L'emploi du discordantiel dans la relative met en jeu le pouvoir social, qui veut que le fait d'être « un couple » soit identique au fait d'« être marié ». Face à cet état de fait, l'énonciateur pose l'existence d'un « couple non marié ». Le « ne » dans la relative marque donc la discordance par rapport à une évidence qui serait « un couple non marié n'existe pas ». Il est notable que les énoncés de structure générique tels que celui-ci imposent l'emploi du discordantiel.

8 L'emploi du deuxième « ne » dans « ça n'a aucune incidence sur la société » pourrait aussi s'expliq (...)
B5 un couple qui n'est pas marié qui rompt ça n'a aucune incidence sur la société (C1)8

21Les corpus C3 et C5 illustrent également très clairement la fonction du discordantiel « ne ». Il s'agit dans le corpus C3 de la confrontation de points de vue de quatre journalistes qui appartiennent à des partis politiques différents et dans le corpus C5 de la mise en scène de personnages qui représentent des stéréotypes sociaux. On comprend aisément pourquoi ils recourent préférentiellement à la négation discontinue « ne...pas ». Les positions des partis auxquels appartiennent les journalistes sont bien connues de tous, ils peuvent donc articuler leur position personnelle sur une connaissance supposée partagée. Ainsi CE12, qui articule son intervention à l'interprétation qu'a proposée son interlocuteur en HA9, recourt au discordantiel « ce n'est pas un congrès de demi-échec » pour rejeter cette interprétation et ensuite présenter la sienne sous une forme positive. Il en va de même pour les personnages du film, qui ont eux-mêmes une vision stéréotypée des autres. On verra ci-après au § 4 comment s'explique l'absence du discordantiel dans certains passages de ces deux corpus.

HA4 bon alors y a cet article qui montre que les choses ne vont pas si bien, mais enfin cela ne nous regarde pas (C3)

HA9 vous-même le reconnaissez, Monsieur Jospin reconnaît, que c'est un congrès de demi-échec moi je dis§

CE12 § non ce n'est pas un congrès de demi-échec, ce que nous avons dit aujourd'hui c'est que c'est un congrès des réalités (C3)

L35 Ecoute, je n'ai jamais vu un type qui choisissait plus mal ses petites amies ! [...]

F49 [...] Cela dit, elles ne sont pas si moches que ça, hein, contrairement à ce que tu dis ! (C5)

22De même dans le corpus C4, lorsque FRB caractérise, de façon monologale, l'attitude de FF dans la discussion (« là tu fais de la provocation [...] faut pas attaquer Losey »), FF revient sur cette caractérisation, se situe donc sur un plan dialogal, et répond en utilisant le discordantiel (« je ne l'attaque pas »). L'intervention de MC6 qui suit présente également une interprétation de l'attitude que dénotent les paroles de FRB, d'où l'emploi du discordantiel (« ne sois pas paradoxal »). Tous ces exemples me semblent illustrer le fait que le discordantiel traduit une attitude de négociation et la recherche d'un terrain d'entente pour continuer la discussion.

FRB2 attention là tu fais de la provocation là tu sais/tu sais qu'avec Michel Ciment faut pas attaquer Losey

FF6 je ne l'attaque pas [...]

FRB7 ça fait combien d'minutes dans l'film ? [...]

MC6 non m'enfin François ne sois pas paradoxal [...] (C4)

23On peut également relever les emplois du discordantiel dans certaines incises, dont l'interprétation est à mettre en rapport avec le statut très particulier de l'incise vis-à-vis de la co-énonciation dans le déroulement d'un dialogue. Dans le corpus C4, l'énonciateur MC6 commence par prévenir une objection qu'on pourrait lui faire (telle que « vous remettez en cause la qualité du film »), mais qui n'a pas été formulée. L'incise a une valeur de prolepse et met donc bien en jeu une représentation de la pensée qu'on prête à autrui, d'où le recours au discordantiel.

MC6 [...] °ça ne juge pas d'la qualité du film° mais ça rend effectivement ce film [...] c'qui est important c'est que le réalisme de yol [...] ce n'est pas du tout une convention chez nous le réalisme est devenu usé [...] dans ces pays-là le réalisme est une conquête [...] (C4)

24Il en va de même dans le corpus C3, quand HA3 spécifie qu'il n'est pas responsable de la qualité de la formulation de ce qu'il cite (en l'occurrence de la vulgarité).

HA3 [...] en m'excusant °mais enfin c' n'est pas moi qui l'ai écrit° d'la vulgarité des termes [...] (C3)

25D'une façon générale, le recours à des figures d'argumentation codées par la rhétorique provoque l'emploi du discordantiel. Ainsi, dans l'intervention de C3 MC6 citée ci-dessus, MC, à propos du réalisme au cinéma, opère de façon cataphorique : il commence en effet par rejeter une représentation qu'il suppose couramment admise par l'opinion publique (le réalisme est une convention), avant de formuler sous une forme positive son propre jugement (c'est une conquête).

4. L'alternance du plan monologal et du plan dialogal
26Comme l'avaient déjà remarqué Damourette et Pichon, la meilleure preuve que l'absence de discordantiel ne peut pas s'expliquer simplement par un registre familier de langage réside dans le fait qu'un même locuteur, au cours du même échange, peut alterner les emplois de « ne...pas » et de « pas » tout seul.

27Ceci apparaît clairement dans les cinq corpus que j'ai choisis comme échantillon. Mais l'examen des alternances dans le corpus 3 me semble particulièrement éclairant. Alors que très régulièrement les journalistes emploient le discordantiel, du fait qu'ils articulent leur pensée à une doxa politique que tout le monde connaît ou à l'interprétation qu'ils font des propos de leurs interlocuteurs (cf. CE14 « c' n'est pas vrai », PC2 « je n'vois pas pourquoi... »), on rencontre certains échanges où c'est le face à face personnel qui s'installe, et dans ces cas-là le discordantiel n'est plus employé (PC6 « c'est pas ça... », PC11 « j'peux pas laisser passer... ») .

CE14 – ce n'est pas parce que vous répétez chaque vendredi soir que la gauche a échoué, que la réalité est celle-là § c' n'est pas vrai [...]

PC2 – moi je n'vais pas parler de chiffres [...] alors je n'vois pas pourquoi, Claude Estier nous reproche à Amouroux et à moi de : dresser un constat d'échec [...] (C3)

PC6 [...] alors quand vous êtes en face de réalités comme ça, vous pouvez faire tout le baratin que vous voulez dans votre congrès, c'est pas ça qui convaincra les Français (C3)

PC11 j'peux pas laisser passer l'affirmation de Poperen pas plus que la vôtre

RL6 [...] mais j'comprends très bien qu'ça vous énerve Charpy

PC12 non ça m'énerve pas du tout (C3)

28On peut également prendre l'exemple du corpus C2, où sont utilisées les deux formes de la négation restrictive (de l'uniceptif « ne...que »), avec et sans le discordantiel « ne ». Dans le cas de V23 « il n'avait que quatre ans », le discordantiel marque que l'argument développé s'articule sur l'argumentation de l'autre, qui est du reste évoquée au début de l'intervention « toi tu compares à l'an dernier ». En revanche dans J3 il n'y a aucune articulation sur la pensée de l'autre, mais simplement l'énoncé d'un fait, qui correspond à une quantification. On peut mettre en parallèle « qu'une semaine » avec « quinze jours » et avec « notre semaine ».

J19 – non parce qu'il a peur sur les skis il est pas du tout casse-cou quand il connaît pas

V23 oui mais toi tu compares à l'an dernier il n'avait que quatre ans [...] (C2)

J3 [...] le retour ça sera le retour à la fois de ceux qu'ont pris quinze jours de vacances (h) et e : de ceux qui ont eu qu'une semaine et qui ont pris notre semaine [...] (C2)

5. Le fonctionnement de « non »
29Il est très instructif aussi d'examiner le fonctionnement de « non » dans les dialogues et de le confronter à celui de « pas du tout ». La valeur de « non » est en effet à rapprocher de celle du discordantiel « ne ». Le « non » s'articule nécessairement à un énoncé préalable, qui peut être une question explicite (cf. C6 A23) ou simplement l'assertion d'un point de vue (cf. C4 FRB7). Mais le « non » marque en même temps la discordance des points de vue. Cette discordance peut porter sur la position personnelle prise par l'interlocuteur, position qui s'exprime dans un énoncé de polarité positive :

B22 et tu connais toi des adresses sur Paris ?

A23 e : non y en a dans l'magazine y a les adresses des médecins qui sont venus à l'émission, mais en connaître non (C6)

FRB7 – ça fait combien d'minutes dans l'film e : : enfin on pourrait dire aussi qu'Autant en emporte le vent

MC6 – non m'enfin François ne sois pas paradoxal [...] (C4)

30Mais la discordance peut aussi porter sur une position dont l'interlocuteur lui-même se démarque. L'énoncé préalable sur lequel s'appuie l'énonciateur est alors de polarité négative. Ainsi le « non » de V16 s'articule sur l'énoncé négatif de J22 « elle va quand même pas faire du ski », que V réinterprète immédiatement en fonction de sa position personnelle « elle peut faire du ski », même si celle-ci reste non exprimée dans l'ensemble de l'échange. Le fait remarquable est que, dans des énoncés de ce type initialisés par « non », l'énonciateur se positionne toujours en rupture par rapport à la co-énonciation. L'égocentrage du point de vue est souvent explicité dans la suite de l'énoncé (cf. C2 V16 « mais je veux dire » et C3 PC77 « alors vraiment vous confondez »).

J12 Chloé elle va quand même pas faire du ski hein ?

V15 ben

J13 trois ans !

V16 – non mais j'veux dire il neige alors e : : [...] (C2)

L35 [...] T'as pas vu ?

B48 Ah non. (C5)

A1 [...] t'as pas vu l'émission

B1 ah non j'ai pas vu l'émission non qu'est-ce que c'était cette émission (C6)

PC75 – non mais c'était encore une fois une position fondée sur des principes, je les ai rappelés tout à l'heure

CE86 – donc vous avez changé de principes

PC76 – non nous n'avons pas changé de principes

CE87 – ah ben si puisque maintenant vous ne voulez pas de liste unique

PC77 – non non nous n'avons pas é/ non e : alors vraiment vous confondez, l'UDF n'a pas changé de principes

CE88 – y a quelqu'un qui a changé

PC78 – non, non pas du tout (C3)

31Si l'articulation de la discordance à un énoncé de forme positive ne crée aucune difficulté, en revanche, l'articulation à un énoncé de polarité négative suscite le plus souvent une ambiguïté. On ne peut pas savoir d'emblée si le « non » s'articule au point de vue de son interlocuteur ou au point de vue dont ce dernier se démarque. Il est parfois possible de recourir à « si » pour réintroduire le point de vue initial par rapport auquel l'interlocuteur a marqué une discordance. L'emploi de « si » s'accompagne alors souvent d'une reprise des propos de l'autre, ce qui permet de souligner l'assertion positive du point de vue. Dans N20 ci-dessous le « si » est articulé sur le présupposé véhiculé par l'énoncé de I19 « mais est-ce que tu n'aurais pas peur [...] ? » (= tu as probablement peur) et dans C3 CE10 « ah si c'est le problème » l'énonciateur reprend textuellement les mots de HA8.

I19 mais moi ce qui/ ce qui me/ ce qui me choque c'est d'entendre parler quelqu'un à 17 ans de vieillesse de : : bien sûr c'est des problèmes mais tu/tu as peur mais est-ce que tu n'aurais pas peur d'affronter le monde

N20 si (Corpus sur « Les adolescents face au monde actuel »)

HA8 mais mon cher Estier ce n'est pas le problème vous n'étiez pas venus au pouvoir pour faire plus mal que les autres que je sache

CE10 ah si c'est le problème (C3)

32Mais le plus souvent, le recours à « si » est impossible et l'énonciateur est contraint d'expliciter par rapport à quel point de vue (celui de son interlocuteur ou celui d'un autre) il inscrit une discordance. Ainsi pour souligner son désaccord avec son interlocuteur, l'énonciateur est obligé de faire une nouvelle énonciation, de sortir de la co-énonciation et d'adopter une position égocentrée. Il recourt alors au forclusif « pas » accompagné d'un autre marqueur, qui permet soit d'effectuer un renvoi anaphorique aux propos (au dictum) de l'interlocuteur (tel le « du tout » qu'on trouve dans « pas du tout »), soit de souligner la prise de position modale (avec un adverbe tel que « absolument » dans « absolument pas »).

33Si l'énonciateur dans C1 P5 ou dans C6 A20 ci-dessous n'avait pas ajouté « pas du tout », le « non » seul aurait pu signifier son accord avec la position discordante de son interlocuteur, à savoir « ton union avec ta copine elle est pas reconnue » ou « je me demande si c'est vraiment efficace ».

B3 [...] parce que ton union avec ta copine elle est pas reconnue actuellement ? c'est ça ?

P5 non pas du tout (C1)

A19 [...] et toi tu vas l'essayer

B19 oh ben moi j'ai peur un p'tit peu parce que je me demande si c'est vraiment efficace [...] enfin on m'a raconté que des : certaines femmes l'avaient fait faire et puis qu'après on/on voyait de nouveau les rides apparaître la peau qui était différente et puis en fait ça n'avait pas servi à § grand chose quoi§§

A20 §non pas du tout §§ maintenant c'est vachement au point y a pas du tout d'risque c'est absolument sûr (C6)

34En revanche, s'il veut signifier sans ambiguïté son accord avec la discordance inscrite dans l'énoncé de son interlocuteur, l'énonciateur est obligé d'ajouter une formule confirmative, telle que « tout-à-fait » ou « bien sûr ». A la suite de la prise de position de B4 « je pense pas que... », le « non non » seul de P6 pourrait tout aussi bien signifier son accord (= je ne pense pas moi non plus que...) que son désaccord (= je ne pense pas moi, à la différence de ce que tu penses toi, que...). Pour pouvoir confirmer son accord avec la discordance, il est donc nécessaire, tout comme dans le cas du désaccord, soit d'effectuer un renvoi explicite à l'énoncé de l'interlocuteur (au moyen du « tout » de « tout-à-fait »), soit d'expliciter un positionnement modal (avec l'adverbe « bien sûr »), .

B4 je pense qu'une rupture d'un couple qui n'est pas marié est aussi importante qu'une rupture d'un couple marié tu vois ? je pense pas que le mariage puisse te : / puisse créer un obstacle supplémentaire : ou :

P6 non non tout-à-fait (C1)

35 Au vu de ces faits, il me semble qu'on ne peut pas dire que le rôle spécifique de « non » soit simplement de signifier le refus. En initialisant son énoncé par un « non », l'énonciateur souligne plutôt que le refus s'articule sur une interprétation de ce qu'il pense que l'autre pense. La valeur de « non », comme celle de « ne », est donc de marquer une discordance. Ainsi, lorsqu'il veut signifier sans ambiguïté son désaccord ou son accord après l'énoncé d'un point de vue déjà marqué par une discordance (énoncé de polarité négative), l'énonciateur est obligé de se placer en rupture par rapport à la co-énonciation et donc d'expliciter son positionnement égocentré en recourant à d'autres marques linguistiques, telles que « pas du tout » « absolument pas », s'il veut marquer son désaccord, ou « tout à fait » « bien sûr », s'il veut marquer son accord.

Conclusion
36Dans des argumentations orales, en direct et à chaud, on constate que les participants du dialogue oscillent constamment entre le positionnement en face à face, de type monologal, et le positionnement dialogal où ils marquent, par le recours au discordantiel, l'articulation de leur représentation à la représentation qu'ils prêtent à autrui. Le désaccord peut, en effet, s'ancrer au niveau linguistique de deux façons : ou bien on marque un affrontement entre un « moi » qui s'oppose à un « toi » (avec le forclusif « pas » seul ou avec « pas du tout »), ou bien on articule le désaccord à une pensée autre (avec le discordantiel « ne » ou le « non »).

37La reprise textuelle fréquente avec le « pas » seul montre bien la co-existence en parallèle de deux discours, l'absence d'aménagement et d'interprétation de la part de l'énonciateur. Au contraire, dès qu'il y a une interprétation de la pensée de l'autre, on s'autorise à la transcrire dans ses mots à soi. Ainsi le « ne » montre l'écart que l'on prend non pas par rapport à la position de l'autre, mais par rapport à l'intégration qu'on a faite de la pensée de l'autre. La présence de « ne » indique donc que l'énonciateur construit une représentation de ce qu'il suppose être la pensée de l'autre, par rapport à laquelle il articule sa propre pensée. L'emploi de « pas » seul met au contraire en place deux extériorités. L'énonciateur ne peut pas de ce fait expliciter la pensée de l'autre, il ne peut que la citer mot-à-mot ou bien opérer un renvoi anaphorique.

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Bibliographie
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Damourette J. et Pichon E., 1911-1940, Essai de grammaire de la langue française, Paris, d'Artrey, Tome I Chap. 7 et Tome VI Chap.4 et 5.

Danon-Boileau L., 1994, « La personne comme indice de modalité », Faits de Langues n°3, p. 165-174
DOI : 10.3406/flang.1994.919

Ducrot O., 1972, Dire et ne pas dire, Paris, Hermann.

Meunier A. et Morel M.-A., 1994, « Pas et point en français classique (Molière) », in La négation, Actes du Colloque de Paris X – Nanterre, 12-13-14 Novembre 1992, sous la direction de Pierre Attal, Université de Paris X, numéro spécial de LINX 1994, p.343-351
DOI : 10.3406/linx.1994.1305

Price G.1993, « Pas (point) without ne in interrogative clauses », Journal of French Language Studies, 1993, Vol.3, n°2, p.191-196
DOI : 10.1017/S0959269500001745

Annexe

Etc...
débutant
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par débutant »

https://www.cyclismactu.net/news-tour-f ... 91056.html

Tour de France - Lance Armstrong "va dire sa vérité"... le 24 mai !
braziou
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par braziou »

mieux vaut tard que jamais : quelques scoops sur l'UCI , ASO , vélo électrique me ferait plaisir
je crois que lui enlever 7 Tour et le suspendre à vie alors que certains dopés n'ont rien eu , il l'a en travers....
FAYARD
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par FAYARD »

braziou a écrit : 17 mai 2020 14:17 mieux vaut tard que jamais : quelques scoops sur l'UCI , ASO , vélo électrique me ferait plaisir
je crois que lui enlever 7 Tour et le suspendre à vie alors que certains dopés n'ont rien eu , il l'a en travers....
J’ai un peu de mal à croire qu’il va nous faire de grosses révélations. Il n’a jamais bien parlé avant, pourquoi le ferait il maintenant ? Et puis si il balance, sans preuve, il va se retrouver avec des procès pour diffamation.
Le Sphinx n’est plus :character-afro: RIP
brackman
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par brackman »

Hâte de l'entendre. je vais regarder.
bnt734
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par bnt734 »

geraud
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par geraud »

Ce qui pourrait bien finir de vider son palmares...

Mais bon, c est a la fois anecdotique (sa carrière est finie et qu il lui reste ou pas un titre mondial sur le papier ne changera plus grand chose) et symbolique de la lutte antidopage et du fait que- pour celui qui ne voit pas le dopage sous un angle moral mais voit juste le rapport entre ce que ca apporte et le risque et les conséquences de se faire prendre - ça vaut le coup de tenter:

Si cette déclaration donne lieu à une correction de son palmares, il aura un des plus faibles palmarès cyclistes (même pas sur qu il lui reste une course mineure, et en tout cas toutes ses victoires significatives sautent). Il est déjà, et de très loin, celui qui aura pris le plus cher de toute l histoire cycliste en termes de suspension et d annulation de palmarès.
Et pourtant... je ne vois pas quel autre cycliste pourrait être assis sur une fortune plus importante qu Armstrong, (même les Sagan, Contador ou Froome doivent être moins riches) et s il ne l avait pas construite par le velo - et le dopage - il l aurait construite comment? Sur Ironman? :mrgreen:

Bref... celui qui aura pris le plus cher en terme de lutte antidopage est aussi celui qui aura le plus gagné financierement.

Ne vous dopez pas les jeunes, vous risquez de tout perdre... ou de terminer à la tête d une fortune qui fait que vous n aurez plus a travailler de votre vie, et qu il vous suffira de passer une tête chez ESPN ou de vendre les droits sur votre histoire pour reprendre un gros billet...
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Kenzo
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par Kenzo »

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Mouai...Quelles sont les vraies intentions de Lance Armstrong derrière tout ça ? :think: Probablement attirer la couverture sur lui et se faire un paquet de dollars au passage. Très probable. :whistle: Ou peut-être enfin balancer ce qu'il a en lui depuis je dirai 20 ans et qui le ronge... moins probable, maiiiis possible aussi. :shhh:
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Boulegan
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par Boulegan »

Salut tout le monde, alors, on cause de quoi ici depuis deux mois ? :lol:
Ah, tiens, Lance balance !
Besoin de tunes, besoin psychanalytique de vider son sac et d'alléger sa conscience, pacs en vue avec Christophe Bassons ?
Quelle tristesse tout ça... :roll:
"Etre beau et bien habillé est indispensable. Avoir un but dans la vie ne l'est pas." Oscar Wilde
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Boulegan
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Re: Lance Armstrong

Message non lu par Boulegan »

A voir dans le documentaire, un LA toujours aussi élégant et gentleman : "Hey, ça pourrait être pire. Je pourrais être Floyd Landis, me réveillant tous les matins en étant une merde.”

Je vous mets le lien de l'article avec cette phrase assez terrible mais que - je - trouve assez juste sur le personnage et qui pourrait résumer les 400 et quelques pages de ce topic : "En fin de compte, ce n’est pas le dopage qui choque mais la vision d’une vie forgée par la colère et la brutalité, qui a été si facilement emballée dans la fanfaronnade sportive, le patriotisme, la bienfaisance et l’avidité des entreprises qui le suivaient dans sa quête de revanche."
"Etre beau et bien habillé est indispensable. Avoir un but dans la vie ne l'est pas." Oscar Wilde
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